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Café et césarienne font bon ménage

La césarienne une technique chirurgicale permettant de sortir un bébé de l’utérus maternel en incisant la paroi abdominale. Cette chirurgie ancestrale est aujourd’hui pratiquée pour environ une naissance sur cinq, ce qui correspond à environ 30 millions d’intervention dans le monde chaque année. Elle est fréquemment suivie d’un iléus postopératoire, c’est-à-dire des complications affectant le transit et se manifestant notamment par des nausées et des vomissements. Une équipe turque vient cependant de découvrir un moyen efficace de diminuer ces perturbations intempestives. La solution est simple, elle consiste en trois tasses de café. Lors de leurs expériences, les femmes ayant bu du café allaient plus rapidement à la selle et pouvaient consommer plus rapidement de la nourriture solide. Comme quoi, un bon café fait toujours du bien, même après un accouchement difficile !

 

> L’étude en question : Bozkurt Koseoglu S, Korkmaz Toker M, Gokbel et al. Can coffee consumption be used to accelerate the recovery of bowel function after caesarean section? Randomised prospective trial. Ginekol Pol. 2020 ; 91 : 85-90.

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Grossesse et maternité

Grossesse et café : tout est dans la mesure

Les femmes enceintes ne doivent pas absolument se priver du café : une consommation d’une à deux tasses est parfaitement tolérée comme nous le rappelle Santé Magazine. Les interdits alimentaires étant nombreux pendant cette période, profitons des petits plaisirs lorsqu’ils restent autorisés…

 

> Lire la suite sur Santé Magazine : https://www.santemagazine.fr/sante/grossesse-et-bebe/grossesse-et-sante/une-femme-enceinte-peut-elle-boire-du-cafe-426886?utm_source=Newsletter&utm_campaign=Newsletter_quotidienne&xtor=EPR-106-%5bNewsletter_Quotidienne%5d-20190916

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Café et fertilité

La consommation de café chez les femmes qui ont des difficultés à procréer n’a aucune conséquence si elles suivent un traitement de fertilisation in vitro ou des cycles d’injection de sperme intra-cytoplasmique mais augmente de 50 % les chances mener une grossesse à son terme et d’avoir un enfant vivant chez celles qui suivent des cycles d’insémination intra-utérine.

 

Dans cette étude de cohorte danoise (1), les auteurs ont recherché si la consommation de café par les femmes pouvait affecter les chances de démarrer une grossesse et de la mener à terme avec un enfant vivant chez les femmes qui suivaient un traitement d’aide médicale à la procréation. Un total de 1 708 femmes et partenaires potentiels suivant un traitement de fertilité avec 1 511 cycles d’insémination intra-utérine (IIU), 2 870 fertilisations in vitro (FIV) et cycles d’injection de sperme intracytoplasmique (ISIC), ainsi que 1 355 cycles de transfert d’embryons congelés ont été recrutés pour cette étude. Parmi les femmes soumises à une FIV ou un traitement ISIC, la consommation de café n’affecte pas les chances de mener à terme une grossesse avec un enfant vivant. Les femmes traitées par IIU qui consommaient 1-5 tasses de café/jour augmentaient nettement leurs chances de mener une grossesse à son terme (risque relatif (RR) : 1,49 ; IC 95 % : 1,05-2,11) et d’avoir un enfant vivant (RR : 1,53 ; IC 95 % : 1,06-2,21) que le groupe de référence qui ne consommait pas de café. Ainsi, le café semble bénéfique avant le début de la grossesse chez les femmes suivant un traitement IIU mais n’a aucun effet chez les femmes traitées par FIV/ISIC.

 

Pour en savoir plus :

  1. Lyngsø J, Kesmodel US, Bay B et al. Impact of female daily coffee consumption on successful fertility treatment: a Danish cohort study. Fertil Steril. 2019 ; [Epub ahead of print].
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Café et grossesse : une calculatrice à caféine

Les recommandations de l’EFSA pour les femmes enceintes qui souhaitent boire du café pendant leur grossesse sont de ne pas dépasser 200 mg de caféine, soit 2 tasses par jour. Mais si la femme consomme d’autres boissons caféinées que le café, comment savoir quelle dose est ingérée ?

Un site américain propose de calculer la dose en fonction des boissons consommées via une calculatrice à caféine. Un lien pratique, à garder sous la main !

 

 

Sources :

• EFSA. Caféine: combien peut-on en consommer sans risque ?

• Tommy’s. Caffeine calculator.

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Grossesse et maternité

De la caféine pour les prématurés ?

 

Le site TopSanté reprend les résultats d’une étude publiée dans l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine qui a analysé les résultats à 11 ans de prématurés qui ont reçu de la caféine afin d’améliorer leurs capacités pulmonaires. A 11 ans, les capacités des anciens prématurés ayant bénéficié du traitement à la caféine étaient bien meilleures !

> Lire la suite : https://www.topsante.com/maman-et-enfant/bebe/sante-de-bebe/prematures-la-cafeine-ameliorerait-leur-respiration-a-long-terme-619103

 

• Doyle LW, Ranganathan S, Cheong JLY. Neonatal Caffeine Treatment and Respiratory Function at 11 Years in Children <1251 g Birth Weight. Am J Respir Crit Care Med. 2017 Jul 14. doi: 10.1164/rccm.201704-0767OC.

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Pour les experts américains : des effets plutôt bénéfiques jusqu’à 3 à 5 tasses de café/jour

Le « Scientific Report of the 2015 Dietary Guidelines Advisory Committee » américain, publié en février dernier, a évalué les éventuels bénéfices et risques d’une consommation habituelle de caféine et de café, à partir de revues systématiques et méta-analyses publiées entre 2000 et 2014.
Cette analyse conclut à une absence de risque pour la santé, en particulier de risque de maladies cardiovasculaires, pour une consommation modérée de caféine allant jusqu’à 400 mg/j ou 3 à 5 tasses de café/jour.

Quelles conclusions ?

Une diminution de la mortalité toutes causes confondues

• Il existe une relation inverse entre la consommation de 1 à 4 tasses de café par jour et la mortalité toutes causes confondues, pour les hommes comme pour les femmes.
Le risque de mortalité diminue de 3 à 4 % pour chaque tasse de café bue par jour.
De plus, des études retrouvent une relation inverse significative entre la consommation de café et la mortalité liée aux maladies cardiovasculaires. Cet effet est plus marqué chez les femmes (risque réduit de 16 %) que chez les hommes (risque réduit de 8 %).
• Aucune association n’a été retrouvée pour la mortalité par cancer.
• Cet effet favorable sur la mortalité semble lié aux composés du café autres que la caféine.

Pas de risque cardiovasculaire

L’effet de la consommation à long terme de café sur le risque de maladies cardiovasculaires a été évalué par une méta-analyse de 36 études prospectives.

• Le risque de maladie cardiovasculaire est diminué avec une consommation modérée, comprise entre 3 et 5 tasses. Au-delà, l’étude n’indique ni risque accru, ni effet protecteur. Une consommation modérée de café normal (mais pas de café décaféiné) est associée à un risque moindre de 12 % de maladies cardiovasculaires.
• Les résultats sont identiques pour le risque d’AVC ischémique. Une étude montre une réduction du risque de 8 à 13 % pour une consommation de 1 à 6 tasses/jour.
Aucune association n’a été notée pour les AVC hémorragiques.
• L’effet du café sur les maladies coronariennes est moins clair, les études donnant des résultats contradictoires (pas d’effet ou réduction du risque).
• Aucun lien n’est retrouvé entre une consommation régulière de plus de 3 tasses de café par jour (vs 1 tasse/j) et l’hypertension. Cependant, chez les sujets hypertendus, une augmentation transitoire de la pression artérielle a été rapportée.
• La consommation de café n’augmente pas le risque de fibrillation auriculaire (FA).
Une consommation équivalant à moins de 350 mg de caféine réduirait même le risque de FA.
• Les effets sur les lipides se limitent au café caféiné non filtré (pas le décaféiné).

Une réduction du risque de diabète de type 2

• La consommation de café est associée à un risque réduit de diabète de type 2 de façon dose-dépendante, jusqu’à 33 % pour les personnes qui en consomment 6 tasses par jour.
Chaque tasse de café bue apporterait une diminution du risque de 7 %, selon une étude.
• Cet effet protecteur ne serait pas uniquement dû à la caféine, mais aussi aux autres constituants du café.
• La consommation de caféine (200-500 mg/j) a également un effet métabolique favorable chez les diabétiques de type 2.

Selon les cancers, une diminution du risque ou une absence d’impact

• Parmi les nombreuses études portant sur l’effet du café sur le cancer, ce groupe d’experts américains conclut à un effet favorable d’une consommation modérée de café sur le risque de cancer du foie et de l’endomètre, avec un bon niveau de preuve. Pour les autres cancers, il note une diminution légère du risque ou une absence de risque.
L’action du café sur le foie est le plus connu et le plus marqué.
Le risque de carcinome hépatocellulaire diminue de 40 % par tasse de café consommée (vs une non consommation).

Un effet favorable sur la cognition, une diminution du risque de Parkinson

• La consommation de caféine a un effet limité sur le risque de déclin cognitif (mais avec un effet plus marqué chez les femmes), et un effet plus net sur le risque de maladie d’Alzheimer.
• En revanche, la relation inverse entre caféine et risque de maladie de Parkinson est bien établie, avec une réduction maximale pour environ 3 tasses de café par jour. Chaque dose de 200 mg de caféine diminue le risque de 17 %.

Grossesse : limiter la dose de caféine

• Une consommation modérée de caféine chez les femmes enceintes, inférieure ou égale à 300 mg/jour, n’est pas associée à un risque de naissance prématurée.
• Avec des doses plus élevées, restant dans les limites d’une consommation modérée, le risque de fausse couche, de petit poids ou de petite taille de naissance semble limité, mais implique la prudence.

Les points à approfondir

Les experts recommandent :
• des études complémentaires sur les populations vulnérables (en particulier les femmes enceintes), sur les effets sur le sommeil, la qualité de vie, la dépendance ;
• des études prospectives sur les différents types de cancer, ainsi que sur la cognition, les maladies neurodégénératives et la dépression ;
• mais aussi des recherches permettant de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans les effets protecteurs du café dans le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, les cancers, les maladies neurodégénératives et la dépression.

Référence
Scientific Report of the 2015 Dietary Guidelines Advisory Committee. Part 4, Chap 5: Food sustainability and safety usual caffeine consumption and health.

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Grossesse et maternité

Les femmes diminuent spontanément leur consommation de caféine en début de grossesse

Dans cette étude norvégienne, les auteurs ont cherché à caractériser les changements de consommation de différents types de boissons entre l’avant et le début de la grossesse, et ont examiné les associations avec l’âge de la mère et son niveau d’éducation.

Les participantes (575 femmes nullipares en bonne santé) recrutées dans 8 cliniques anténatales de Norvège du Sud entre septembre 2009 et février 2013 ont répondu à un questionnaire à l’inclusion dans un essai randomisé contrôlé, le Fit for Delivery (FFD) trial, lors de leur grossesse (médiane 15e semaine de gestation ; 9-20). Elles ont rapporté leur consommation courante et, rétrospectivement, la consommation de ces mêmes boissons avant le début de leur grossesse.

Avant la grossesse, 27 % des femmes consommaient de l’alcool au moins une fois par semaine, comparées à 0,3 % au début de la grossesse (p < 0,001). Le pourcentage de femmes consommant du café (38 % versus 10 %, p < 0,001), des boissons naturellement sucrées (10 % versus 6 % ; p = 0,011) et artificiellement sucrées (12 % versus 9 % ; p = 0,001) au moins une fois par jour a également diminué significativement entre les périodes d’avant et de début de grossesse, alors que le pourcentage de femmes consommant de l’eau (85 % versus 92 % ; p < 0,001), du jus de fruit (14 % versus 20 % ; p = 0,001) et du lait (37 % versus 42 % ; p = 0,001) au moins une fois par jour a augmenté significativement.

Entre la période précédant la grossesse et son début, les femmes ayant un niveau d’éducation plus élevé ont davantage réduit leur consommation de café que celles avec un niveau d’éducation bas. Les femmes plus âgées (≥ 25 ans) ont réduit leur fréquence de consommation de café et de boissons artificiellement sucrées et ont augmenté la fréquence de leur consommation de jus de fruit et de lait significativement plus que les femmes plus jeunes.

Ces changements de consommation de boissons chez les femmes enceintes semblent en accord avec les conseils des autorités de santé publique norvégiennes.

Pour en savoir plus :

Skreden M, Bere E, Sagedal LD et al. Changes in beverage consumption from pre-pregnancy to early pregnancy in the Norwegian Fit for Delivery study. Public Health Nutr 2014 Sep 15 : 1-10. [Epub ahead of print]

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Grossesse et maternité Idées Reçues

Puis-je boire du café si je suis enceinte ?

Oui, mais tout est une question de modération.

Chez la femme enceinte ou celle qui souhaite démarrer une grossesse, il est recommandé par prudence de ne pas boire plus de 200 mg de caféine par jour, soit environ l’équivalent de 2 mugs.

Pourquoi une telle restriction ? La caféine diffuse facilement à travers le filtre constitué par le placenta, et le fœtus n’est pas encore armé pour la dégrader de manière optimale.