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Énergie

Le café, du cannabis inversé ?

Selon cette étude rapportée par Trust my science, « boire par exemple huit tasses de café par jour a un effet qui fait chuter l’efficacité de neurotransmetteurs imités par le cannabis. »

> Lire la suite : https://trustmyscience.com/cafe-effet-cerveau-similaire-cannabis-mais-inverse/

• Cornelis MC et al. Metabolomic response to coffee consumption: application to a three‐stage clinical trial. JIM 2018.

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Café filtre ou expresso : qui est le plus fort ?

Savez-vous que le café filtre est plus riche en caféine que l’expresso ? En effet, contrairement aux idées reçues, l’expresso n’est pas le plus fort !

> Lire la suite : https://www.cnews.fr/divertissement/2019-01-21/un-expresso-est-il-vraiment-plus-fort-quun-cafe-normal-805964

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[Magique] Même l’odeur du café nous met en forme :)

Cette douce caresse qu’est l’odeur du café chaud… Même ceux qui n’en boivent jamais sont parfois séduits. Des chercheurs se sont intéressés aux effets de cette odeur. Les résultats sont étonnants : le café, bu ou senti, a un puissant effet placebo. Il donne le sentiment que l’on va être plus énergique en buvant une tasse qui nous donne de l’énergie, et rien que le fait de sentir l’odeur nous rappelle cette valeur communément admise que le café donne des forces.

Les chercheurs se penchent maintenant sur la question de savoir si le fait de parler de café peut aussi contribuer à nous mettre en forme… Ce site serait alors un bon moyen de se motiver !

 

> Lire la suite : https://www.ladepeche.fr/article/2018/07/18/2838122-odeur-cafe-est-suffisante-stimuler-cerveau.html

 

• L’étude : Madzharova A, Yeb N, Morrin M, Block L. The impact of coffee-like scent on expectations and performance. Journal of Environmental Psychology 2018 ; 57 : 83-6. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0272494418302615?via%3Dihub#!

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Le café : booster d’énergie et autres vertus

Le magazine Top Santé a publié un articles sur les différents bienfaits du café : de son effet booster aux nombreuses vertus !

> Lire la suite : https://www.topsante.com/nutrition-et-recettes/les-bons-aliments/cafe/le-cafe-un-grain-booster-625624

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Énergie Productivité Santé générale

Les effets étonnants du café

Le site e-santé propose un article sur les effets étonnants du café. Parmi les effets constatés et détaillés : la café améliore les capacités cognitives et la vigilance, un vrai bonus pour la mémoire à court terme, un bon moyen d’éviter la dépression, la caféine fait grimper la tension artérielle, etc.

 

> Lire la suite : http://www.e-sante.fr/les-8-effets-etonnants-de-la-cafeine-sur-le-corps/actualite/616015?xtor=ES-87-%5BEsante_Quotidienne%5D-20180304-%5BtestA%5D&tgu=y4JpNz

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Énergie

L’ajout de caféine au petit-déjeuner pour améliorer la sécurité au volant

L’ajout de caféine à un petit-déjeuner riche en glucides permet d’améliorer la sécurité au volant. La conduite monotone est caractérisée par de faibles niveaux de stimulation, des niveaux élevés de répétition et elle requiert une attention et une vigilance soutenues. Dans ce travail, un groupe australien a comparé, chez 10 adultes non diabétiques (7 hommes et 3 femmes) d’un âge moyen de 51 ± 7 ans, la prise d’un petit-déjeuner pauvre ou riche en glucides et l’effet de la caféine (3 mg/kg) sur la performance automobile lors d’un trajet monotone. Les individus ont été testés sur ordinateur 90 min après leur repas.
Les auteurs n’ont observé aucune différence entre un petit-déjeuner riche ou pauvre en glucides. Par contre l’ajout de caféine au petit-déjeuner riche en glucides a amélioré la performance automobile (diminution de 12 % du déplacement latéral au sein de la voie de circulation et de 40 % des franchissements de ligne continue). Il ressort de cette étude que les individus prévoyant un déplacement automobile prolongé et monotone pourraient améliorer le contrôle de leur véhicule et donc leur sécurité grâce à la consommation de caféine.

Référence :
Bragg C, Desbrow B, Hall S, Irwin C. Effect of meal glycemic load and caffeine consumption on prolonged monotonous driving performance. Physiol Behav 2017 ; 181 : 110-6.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28917947

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Quelles sources de caféine, pour quelle population ?

La caféine est la substance active la plus consommée dans le monde. Elle provient essentiellement de sources alimentaires dont le café et le thé au premier chef, mais aussi le chocolat et le cacao, les barres chocolatées, les sodas et les boissons énergisantes. La teneur en caféine de ces différents produits est indiquée dans le tableau ci-dessous. On trouve aussi de la caféine dans certaines spécialités médicales, en particulier les crèmes amincissantes, certains stimulants et des préparations antalgiques.

 

Quantités de caféine trouvées dans différents aliments et boissons.

Teneur moyenne/portion Valeurs extrêmes (mg)
Café filtre 85 mg/125 mL 60-135
Café instantané 65 mg/125 mL 35-105
Café décaféiné 3 mg/125 mL 1-5
Expresso 60 mg/30 mL 35-100
Thé (feuilles ou sachet) 32 mg/150 mL 20-45
Thé glacé 20 mg/330 mL 10-50
Chocolat chaud 4 mg/150 mL 2-7
Sodas caféinés 39 mg/330 mL 30-48
Sodas sans sucre 41 mg/330 mL 26-57
Boissons énergétiques 80 mg/330 mL 70-120
Barres de chocolat 20 mg/30 g 5-36
Chocolat noir 60 mg/30 g 20-120
Chocolat au lait 6 mg/30 g 1-15

Valeurs provenant de www.coffeeandhealth.org (1)

 

La quantité de caféine varie beaucoup pour chaque aliment ou boisson. Elle est reliée à la marque, mais aussi, pour le café et le thé, à la durée de l’infusion, la filtration, le mode de préparation…

Quelle est la consommation moyenne journalière de caféine ? (2)

Chez les tout petits (jusqu’à 3 ans), la consommation moyenne quotidienne de caféine varie de 0,3 mg par jour à 45,4 mg par jour et provient à 90 % du chocolat.

Chez les enfants de 3 à 10 ans, la consommation moyenne quotidienne de caféine varie de 3,5 mg par jour à 102,6 mg par jour. La caféine provient du chocolat, mais aussi du thé, du café et des sodas.

Chez les adolescents, la consommation moyenne quotidienne de caféine est de 17,6 mg par jour avec un maximum de 211,6 mg par jour. La caféine provient de toutes les sources, y compris des boissons énergisantes.

Chez les adultes et les seniors, la consommation quotidienne de caféine, toutes sources confondues, varie de 37 à 319 mg dans les différents pays européens. Dans la plupart des enquêtes, le café est la source majeure de caféine chez les adultes et représente 40 à 94 % de la consommation totale de caféine. En Irlande et au Royaume-Uni, le thé représente près de 60 % de la consommation totale de caféine. Les consommations journalières les plus élevées peuvent atteindre 776 mg de caféine, dépassant ainsi les recommandations récentes de l’EFSA qui limite la prise quotidienne à 400 mg (2).

Chez les femmes enceintes, selon une étude lettone, les femmes enceintes consomment en moyenne 109 mg de caféine par jour avec un maximum de 206 mg par jour.

Chez les femmes allaitantes, selon une étude grecque, la consommation moyenne est de 31 mg de caféine par jour avec un maximum de 97 mg.

 

Modulation individuelle de la consommation de caféine

Chez tous les individus, les effets de la caféine varient en fonction de la dose absorbée. Des tests ont été réalisés à l’aide de capsules de caféine. Une ingestion faible à modérée (50-200 mg en une prise, soit une petite à deux grandes tasses de café) induit des effets positifs : sensation de bien-être, relaxation, bonne humeur, énergie, vigilance accrue, meilleure concentration. La dose de 200 mg est la dose maximale en prise unique considérée comme dénuée d’effets sur la santé par le rapport récent de l’EFSA (2).

Au contraire des doses élevées à très élevées (400-800 mg en une prise, soit l’équivalent de quatre à huit grandes tasses de café ingérées en une seule fois) induisent plus généralement des effets négatifs : nervosité, anxiété, agressivité, insomnie, tachycardie, tremblements et sont à éviter.

 

Les variations interindividuelles des effets de la caféine sont en grande partie liées à la variabilité de notre patrimoine génétique.

Il existe une grande variabilité de l’activité de l’isozyme 1A2 hépatique du cytochrome P450, enzyme responsable de 95 % de la métabolisation de la caféine. La population est divisée en métaboliseurs lents (54 %) et en métaboliseurs rapides (3). Par ailleurs, la N-acétyltransférase 2 (NAT2) est aussi une enzyme clé dans le métabolisme de la caféine. Les polymorphismes du gène NAT2 divisent la population en acétylateurs lents ou rapides (4).

 

De plus en plus de travaux mettent également en évidence des polymorphismes au niveau des récepteurs A2A de l’adénosine (sur lesquels la caféine se fixe), qui pourraient être à l’origine des différences de sensibilité aux effets de la caféine. Cette variabilité pourrait représenter une explication biologique à l’ajustement par chacun de sa consommation de caféine (5).

De même, les effets de la caféine sur le sommeil sont modulés par le polymorphisme du gène codant pour le récepteur A2A (6). Enfin, un autre polymorphisme du gène du récepteur A2A module l’effet potentiel de la caféine sur l’état d’anxiété (7). Ainsi, chaque individu devra ajuster sa dose quotidienne de café en fonction de sa propre physiologie, mais aussi des effets recherchés.

 

La consommation de caféine la plus élevée, surtout sous forme de café, est observée le matin, car la plupart des individus recherchent ses effets sur la vigilance, la concentration et le bien-être. Ceci reste vrai après le déjeuner puis la consommation de café a tendance à fléchir aux alentours de 16 h afin d’éviter des effets marqués sur le sommeil.

 

Les risques de consommation excessive dans les populations jeunes

Quelques études récentes font état de consommations de caféine qui tendent à augmenter chez les adolescents, en particulier sous forme de sodas ou de boissons énergisantes. Cette tendance est due aux changements des habitudes de vie. En effet, les adolescents passent de longues heures en soirée devant leur ordinateur et utilisent la caféine pour rester vigilants. Les conséquences sont une détérioration du sommeil, une baisse de vigilance diurne et, dans le pire des cas, une diminution des performances scolaires (8).

Il faut noter que les boissons énergisantes augmentent les risques (cardiovasculaires et autres) liés à la consommation d’alcool, souvent associée aux boissons énergisantes, en particulier chez les jeunes (9). De plus, l’association d’une boisson énergisante à l’alcool réduit les performances cognitives (10).

Enfin, aussi bien chez l’adulte que chez l’adolescent, les boissons énergisantes sont souvent confondues avec les boissons énergétiques alors qu’elles ne sont pas adaptées à l’activité physique et sportive.

 

En conclusion

La consommation de caféine est retrouvée dans les populations de tous âges, mais la quantité ingérée et la source prédominante varient avec l’âge. La plupart des individus restent dans les limites de consommation conseillées par l’EFSA, soit 400 mg de caféine par jour, et modulent leur consommation en fonction de leur patrimoine génétique et des effets recherchés.

 

En savoir plus

  1. www.coffeeandhealth.org
  2. European Food Safety Authority (EFSA). EFSA panel on dietetic products, nutrition and allergies (NDA). Scientific Opinion on the safety of caffeine. EFSA Journal 2015 ; 13 : 4102.
  3. Cornelis MC et al. Coffee, CYP1A2 genotype, and risk of myocardial infarction. JAMA 2006 ; 295 : 1135-41.
  4. Welfare MR et al. The effect of NAT2 genotype and gender on the metabolism of caffeine in nonsmoking subjects. Br J Clin Pharmacol 2000 ; 49 : 240-3.
  5. Cornelis MC et al. Genetic polymorphism of the adenosine A2A receptor is associated with habitual caffeine consumption. Am J Clin Nutr 2007 ; 86 : 240-4.
  6. Rétey JV et al. A genetic variation in the adenosine A2A receptor gene (ADORA2A) contributes to individual sensitivity to caffeine effects on sleep. Clin Pharmacol Ther 2007 ; 81 : 692-8.
  7. Alsene K et al. Association between A2a receptor gene polymorphisms and caffeine-induced anxiety. Neuropsychopharmacology 2003 ; 28 : 1694-702.
  8. Carskadon MA, Tarokh L. Developmental changes in sleep biology and potential effects on adolescent behavior and caffeine use. Nutr Rev 2014 ; 72 Suppl 1 : 60-4.
  9. McKetin R et al. A comprehensive review of the effects of mixing caffeinated energy drinks with alcohol. Drug Alcohol Depend 2015 ; 151 : 15-30.
  10. Curry K, Stasio MJ. The effects of energy drinks alone and with alcohol on neuropsychological functioning. Hum Psychopharmacol 2009 ; 24 : 473-81.
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Rapport EFSA : une analyse des apports en caféine, toutes sources confondues

A la demande de certains Etats membres, l’EFSA (European Food Safety Authority) a publié fin mai un rapport scientifique sur la caféine.
Il s’agit de la 1re analyse européenne prenant en compte toutes les sources alimentaires de caféine (et les doses cumulées) ; en particulier les boissons énergisantes (ces dernières ont récemment soulevé des interrogations en terme de santé dans différents Etats membres, dont la France).
Dans son communiqué, l’EFSA conclut que « des apports aigus ponctuels et une consommation régulière ne présentent pas de problème de sécurité pour la population générale en bonne santé », ceci pour des doses ne dépassant pas 200 mg pour une prise unique et 400 mg sur la journée.

La caféine est retrouvée dans diverses plantes comme les graines de café et de cacao, les feuilles de thé, les baies de guarana et les noix de kola. On la retrouve aussi dans de nombreux produits finis : gâteaux, crèmes, entremets et glaces, chocolats, sodas de type cola. La caféine entre également dans la composition des boissons énergisantes. Elle est présente dans certains médicaments et préparations amaigrissantes ou antalgiques.
Seuls les apports alimentaires ont été étudiés par l’EFSA.

Les objectifs de l’étude menée par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments était d’évaluer les effets de la caféine toutes sources confondues (essentiellement café, thé, chocolat, colas, boissons énergisantes) dans la population générale et dans certaines situations à risque (femmes enceintes ou allaitantes, enfants et adolescents, exercices physiques intenses), pour des consommations ponctuelles ou régulières.

L’étude s’est également focalisée sur les effets cardiovasculaires et neurologiques. L’EFSA précise qu’aucun autre domaine ne justifiait une analyse, et souligne que l’objectif de l’étude n’était pas d’évaluer les effets bénéfiques de la caféine sur la santé.

Les conclusions du rapport ont été établies sur la base d’études menées chez l’Homme, interventionnelles et observationnelles, incluant des contrôles appropriés pour les facteurs de confusion, et menées sur des sujets en bonne santé à l’entrée dans l’étude. Dans la mesure du possible, les études interventionnelles et les études prospectives ont été préférées. Les revues et méta-analyses systématiques ont été utilisées dans la mesure du possible pour synthétiser les données scientifiques existantes.

Quels sont les résultats ?

Chez les adultes en bonne santé

• L’EFSA a conclu qu’une prise unique de caféine allant jusqu’à 200 mg (3 mg/kg de poids corporel) provenant de toutes sources ne présente pas de risque pour la population adulte générale.

• De même, pour une consommation quotidienne de caféine jusqu’à 400 mg par jour (environ 5,7 mg/kg de poids corporel), toutes sources confondues.
En France, cette dose est dépassée par seulement 5,8 % de la population adulte.

Pour mémoire :
– Une tasse de café filtre de 100 ml contient en moyenne 70 mg de caféine ; un mug de 150 ml, 100 mg de caféine (format préférentiel des Anglo-Saxons et des pays nordiques, souvent pris comme référence dans les études) ;
– Un expresso de 30 ml, environ 60 mg de caféine.
Sachant que les Robusta sont plus dosés en caféine que les Arabica.
(source : www.coffeeandhealth.org – 2015)

En cas d’exercice physique intense

• Une prise unique de caféine allant jusqu’à 200 mg ne présente pas de risque lorsqu’elle est consommée jusqu’à 2 h avant un exercice intense.
Elle n’a pas d’impact sur l’hydratation et la température corporelle.

Chez les femmes enceintes ou allaitantes

• Une consommation quotidienne de caféine jusqu’à 200 mg par jour, toutes sources confondues, ne présente pas de risque pour la santé et le développement du fœtus.
• Chez la femme allaitante, une dose unique ≤ 200 mg ou quotidienne ≤ 400 mg ne présente pas de problème de santé ou de développement pour le nourrisson.

Chez les enfants et adolescents

• En raison de l’information limitée pour ce sous-groupe de population, les valeurs de consommation jugées sans risque pour la santé sont dérivées des valeurs obtenues chez l’adulte, c’est-à-dire 3 mg/kg de poids corporel et par jour.
• Mais environ 8 % des adolescents (de 10 à < 18 ans) consommeraient plus de 200 mg de caféine en une seule prise, via les boissons énergisantes et en association avec une activité physique.

A noter :
Le rapport Anses 2013 avait rapporté des cas de troubles cardiaques avec des boissons énergisantes associées à la consommation d’alcools forts et un exercice physique intense dans une atmosphère surchauffée (boîte de nuit).

Au niveau cardiovasculaire

Il existe une très vaste littérature sur caféine et système cardiovasculaire, avec parfois des résultats disparates.
La caféine augmente de façon transitoire la pression artérielle, cet effet disparaissant environ 2 h après la prise.
Mais, après analyse de la littérature, l’EFSA conclut qu’aux doses précédemment recommandées, la caféine n’entraîne pas de risque d’HTA, de maladies cardiovasculaires, dont les AVC.

Pour le café et le thé, l’EFSA rappelle l’hypothèse d’un effet compensateur des composés autres que la caféine, expliquant cette absence d’impact cardiovasculaire négatif.

Sur le plan neurologique

Ont été étudiés les effets sur le sommeil, l’anxiété et les troubles du comportement.

• Une dose unique de 100 mg de caféine est susceptible d’augmenter la latence de sommeil et de réduire la durée et la qualité du sommeil ; ceci chez certains individus, en particulier lorsque la caféine est consommée au moment du coucher.
Cela est également vrai chez certains enfants et adolescents à la dose de 1,5 mg/kg de poids corporel.

A noter :
Les personnes sensibles à ces effets de la caféine ont tendance à réguler d’eux-mêmes leur consommation de caféine.

• Aux doses recommandées, la caféine n’induit pas d’anxiété ou de troubles du comportement, y compris chez l’enfant.

De possibles interactions ?

La caféine ne semble pas interagir avec les autres composés des boissons énergisantes (taurine et glucuronolactone). Mais des études complémentaires doivent être réalisées pour la synéphrine (dérivé proche des amphétamines, présent dans certains compléments alimentaires « minceur »).

Conclusions

• Le rapport EFSA conclut à l’absence de risque de la caféine pour une consommation modérée (200 mg en une prise ou 400 mg par jour) pour la population générale en bonne santé. Ces doses sont en accord avec des rapports plus anciens provenant de divers pays européens.
Il s’avère que peu de personnes dépassent ces limites.

• Le comité d’experts de l’EFSA attire cependant l’attention sur le cumul des doses, et sur une sensiblité individuelle à la caféine.

A noter :
Il existe des variations métaboliques entre individus, liées à des caractères génétiques définissant des « métaboliseurs lents » (éliminant plus lentement la caféine et donc plus sensibles à ses effets), et des « métaboliseurs rapides » de la caféine.
En pratique, les personnes adaptent généralement leur consommation selon cette sensibilité à la caféine.

Référence
European Food Safety Authority (EFSA). EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (NDA). Scientific Opinion on the safety of caffeine. EFSA Journal 2015 ;13 (5) : 4102.

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Enfants : du thé et du café plutôt que des sodas et des boissons énergisantes

La consommation de caféine chez les enfants et les adolescents augmente avec l’offre de plus en plus importante de boissons caféinées. Un chercheur anglais a passé en revue l’ensemble de la littérature publiée entre 1983 et 2013 portant sur la consommation de caféine chez les enfants et la cognition, le comportement, l’humeur ou la performance lors d’exercices physiques. Il en a retenu 28 et a fait une synthèse de leurs résultats.

Selon les conclusions de l’auteur, la caféine, en quantité modérée, n’est pas nocive chez les enfants de plus de 4 ans, mais les apports devraient être limités à 2,5 mg/kg/j afin de maximiser les effets bénéfiques (en particulier sur la cognition et sur la performance sportive) et de minimiser les effets négatifs sur le comportement, l’humeur ou le sommeil.
Les boissons caféinées devraient être consommées en faible concentration et sans sucre. Cela correspond à 1 ou 2 tasses de thé par jour ou 1 petite tasse de café instantané par jour chez les enfants les plus jeunes. Chez les enfants plus âgés et les adolescents, cela correspond à 2 ou 3 tasses de thé et 1 à 2 petites tasses de café instantané quotidiennes. Une consommation élevée de caféine est associée à de l’agitation, de l’anxiété et des troubles du sommeil. Ces effets n’ont pas été retrouvés pour la consommation de café et de thé.
Les boissons caféinées (colas et boissons énergisantes) sont une source de caféine à éviter chez les enfants et les adolescents en raison de leur acidité, de leur forte teneur en caféine, de la présence de sucres ajoutés et de l’absence de composés bioactifs.
Globalement, les études sur cette population sont insuffisantes et limitées chez les enfants. Selon l’auteur, il faudrait mener davantage d’études pour déterminer le seuil de toxicité et les bénéfices sur la vigilance et les performances sportives de quantités modérées de caféine.

Pour en savoir plus
Ruxton CH. The suitability of caffeinated drinks for children: a systematic review of randomized controlled trials, observational studies and expert panel guidelines. J Hum Nutr Diet 2014 ; 27 : 342-57.

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Énergie Santé générale

La caféine aiderait à récupérer d’une anesthésie générale

Aujourd’hui, il n’existe pas de molécule aidant à se réveiller plus vite d’une anesthésie générale. Des tests sont en cours pour différentes molécules. Dans cette étude, des chercheurs de l’université de Chicago en ont testé trois : la forskoline, la théophylline et la caféine. Toutes trois ont pour effet d’augmenter le taux intracellulaire d’AMPc qui influe sur la libération des neurotransmetteurs, fonction inhibée par les anesthésiants.

L’équipe de chercheurs a d’abord étudié l’effet des trois molécules in vitro après application d’un anesthésiant, l’isoflurane. Ils ont observé que le blocage de la libération des neurotransmetteurs a été inversé aussi bien par la forskoline que la théophylline et la caféine.
Ils ont ensuite réalisé deux séries d’anesthésie générale chez des rats, utilisant l’isoflurane ou le propofol. Une fois endormis, les rats ont reçu du sérum physiologique seul ou associé à l’une des trois molécules testées. Puis, le temps que mettaient les rats à se réveiller, c’est-à-dire à se tenir sur leurs quatre pattes a été évalué.
Les résultats montrent que, dans les deux types d’anesthésies, les rats ont récupéré significativement plus vite que les contrôles lorsqu’ils ont reçu l’une des trois moléculestestées. C’est la caféine qui a provoqué le rétablissement le plus rapide chez les rats : récupération raccourcie de 60 % après l’anesthésie à l’isoflurane (191 vs 477 s chez les contrôles), et de 39 % lors de l’anesthésie au propofol (359 vs 587 s). Aucun changement n’a été observé entre les rats contrôles et les rats traités au niveau de la fréquence respiratoire, la saturation en O2, la fréquence cardiaque ou la pression artérielle.

Si ces résultats peuvent être reproduits chez l’Homme, la caféine pourrait être une solution peu couteuse et sans effets secondaires pour accélérer le temps de réveil après une anesthésie générale

Pour en savoir plus :

Wang Q, Fong R, Mason P et al. Caffeineacceleratesrecoveryfromgeneralanesthesia. J Neurophysiol 2013 Dec 26 ; Epub ahead of print.