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Grossesse et maternité Système digestif

Café et césarienne font bon ménage

La césarienne une technique chirurgicale permettant de sortir un bébé de l’utérus maternel en incisant la paroi abdominale. Cette chirurgie ancestrale est aujourd’hui pratiquée pour environ une naissance sur cinq, ce qui correspond à environ 30 millions d’intervention dans le monde chaque année. Elle est fréquemment suivie d’un iléus postopératoire, c’est-à-dire des complications affectant le transit et se manifestant notamment par des nausées et des vomissements. Une équipe turque vient cependant de découvrir un moyen efficace de diminuer ces perturbations intempestives. La solution est simple, elle consiste en trois tasses de café. Lors de leurs expériences, les femmes ayant bu du café allaient plus rapidement à la selle et pouvaient consommer plus rapidement de la nourriture solide. Comme quoi, un bon café fait toujours du bien, même après un accouchement difficile !

 

> L’étude en question : Bozkurt Koseoglu S, Korkmaz Toker M, Gokbel et al. Can coffee consumption be used to accelerate the recovery of bowel function after caesarean section? Randomised prospective trial. Ginekol Pol. 2020 ; 91 : 85-90.

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Système digestif

Le café, un allié pour le microbiote intestinal

D’après de nombreux experts, notre intestin agirait comme un deuxième cerveau. Il participerait à la régulation de nos humeurs et il serait également impliqué dans la lutte contre la dépression ou encore le diabète de type 2. Le fonctionnement de notre intestin est fortement régulé par le microbiote, c’est-à-dire l’ensemble des micro-organismes qui y résident.

Une étude relayée par le site Sputnik News révèle que le café participerait à entretenir un microbiote intestinal sain qui nous rendrait plus résistants face aux maladies. Encore une bonne raison de reprendre une tasse de café chaud alors que l’hiver approche.

Pour en savoir plus : https://fr.sputniknews.com/sante/201910291042340420-une-etude-met-en-evidence-de-nouveaux-bienfaits-du-cafe/

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Système digestif

La consommation de café pourrait limiter le risque de développer une maladie de Crohn

Une méta-analyse vient de considérer le rôle de diverses boissons (alcool, café, thé et soda) sur le risque de développer une maladie de Crohn. Le café n’est pas associé à ce risque, mais pourrait être marginalement protecteur.

 

Dans le contexte de l’association entre la consommation de boissons et le risque de développer une maladie de Crohn, les études épidémiologiques donnent des résultats controversés. Le but de cette méta-analyse incluant 16 études avec un total de 130 431 participants et 1 933 cas de maladie de Crohn était de clarifier cette relation.

L’association entre la consommation d’alcool et la maladie de Crohn n’était pas significative (Risk Ratio [RR] pour le niveau de consommation le plus élevé par rapport au plus faible = 0,85, IC 95 % = 0,68-1,08). La consommation de sodas était positivement associée au risque de maladie de Crohn (RR = 1,42, IC 95 % = 1,01-1,98), alors que le thé était protecteur (RR = 0,70, IC 95 % = 0,53-0,93). Dans le cas du café, bien que l’association ne soit pas statistiquement significative, les auteurs ont observé une baisse de 18 % du risque de développer la maladie chez les consommateurs de café (RR = 0,82, IC 95 % =  0,46-1,46).

En conclusion, la consommation de café pourrait être marginalement associée à une baisse de risque de développer une maladie de Crohn et cet effet pourrait être en lien avec les effets bénéfiques de la consommation de café sur le microbiote intestinal.

 

Référence

Yang Y, Xiang L, He J. Beverage intake and risk of Crohn disease: A meta-analysis of 16 epidemiological studies. Medicine (Baltimore) 2019 ; 98 : e15795.

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Idées Reçues Système digestif

Peut-on boire du café après une chirurgie gastro-intestinale ?

La consommation de café après une chirurgie abdominale améliore l’ensemble des fonctions gastro-intestinales et active la récupération.

On considère en général que le café prévient l’iléus postopératoire qui est une complication fréquente de la chirurgie gastro-intestinale. Pour clarifier ce point, les auteurs ont entrepris une revue systématique et une méta-analyse pour déterminer l’efficacité du café sur la stimulation de la fonction gastro-intestinale après une chirurgie abdominale. Les chercheurs ont inclus six essais sur un total de 601 participants. La consommation de café en période post-opératoire réduit le délai jusqu’à la première défécation (différence moyenne [DM] = -9,98 heures ; IC 95 % = -16,97 à -2,99), la première flatuosité (DM = -7,14 heures ; IC 95 % = -10,96 à -3.33), le premier son intestinal (DM = -4,17 heures ; IC 95 % = -7,88 à -0,47), la durée jusqu’à la tolérance d’aliments solides (DM = -15,55 heures ; IC 95 % = -22,83 à -8,27), et la durée d’hospitalisation (DM = -0,74 jours ; IC 95 % = -1,14 à -0,33). Les bénéfices vont croissant avec la complexité de la procédure chirurgicale. Aucune des études n’a fait part d’effets adverses lies à la consommation de café. Il apparaît donc que la consommation post-chirurgicale de café est efficace et sans danger et permet d’activer la récupération de la fonction gastro-intestinale après une chirurgie abdominale.

 

Pour en savoir plus :

Eamudomkarn N, Kietpeerakool C, Kaewrudee S et al. Effect of postoperative coffee consumption on gastrointestinal function after abdominal surgery: A systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Sci Rep 2018 Nov 26 ; 8 : 17 349.

 

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Système digestif

Grand buveur de café : moins de risque de pancréatite

Une nouvelle méta-analyse montre que les grands consommateurs de café pourraient être moins exposés au développement d’une pancréatite.

La consommation élevée de café pourrait avoir un rôle protecteur contre la pancréatite, mais les résultats des études plus anciennes sont hétérogènes. Un groupe américano-thaïlandais vient de réaliser une méta-analyse des données disponibles pour clarifier cette relation. Cette méta-analyse a inclus des études observationnelles comparant le risque de pancréatite chez les grands consommateurs de café par rapport aux consommateurs modérés. La méta-analyse a inclus 351 137 participants répondant aux critères de sélection. Les auteurs ont observé que le risque de pancréatite était significativement réduit de 22 % chez les grands consommateurs de café par rapport aux consommateurs plus modérés. Les effets pourraient être dus aussi bien à la caféine qu’aux autres constituants du café comme les polyphénols antioxydants et en particulier l’acide chlorogénique. Il reste cependant à comprendre la causalité de cette relation et à déterminer son applicabilité clinique.

Pour en savoir plus :

Wijarnpreecha K, Panjawatanan P, Mousa OY et al. Heavy Coffee Consumption and Risk of Pancreatitis: A Systematic Review and Meta-Analysis. Dig Dis Sci 2018 Jul 24. [Epub ahead of print]

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Cancer Système digestif

Pas de lien entre café et cancer de l’œsophage

Aucune association entre la consommation de café et l’incidence de cancer de l’œsophage.

Le café ne réduit pas l’incidence du cancer de l’œsophage dans les populations européennes et américaines alors qu’il est protecteur en Asie orientale.

L’association entre la consommation de café et le cancer de l’œsophage est inconsistante, sans doute à cause des effets confondants liés à la température de la boisson.

Une méta-analyse de 11 études ayant inclus 457 010 participants et 2 628 cas incidents vient de rapporter que le risque relatif (RR) de développer un cancer de l’œsophage est de 0,93 (IC 95 % : 0,73-1,12) chez les grands (3-7 tasses/jour) par rapport aux faibles consommateurs de café (moins d’une tasse/jour). Après stratification pour le sexe, le type pathologique de cancer et le type d’étude épidémiologique, les auteurs n’ont observé aucune association entre la consommation de café et l’incidence de cancer de l’œsophage. Ils ont toutefois observé une différence ethnique avec un RR de 0,64 (CI 95 % : 0,44-0,83) chez les participants d’Asie orientale chez lesquels le café serait protecteur à l’inverse des participants Euro-Américains (RR = 1,05 ; CI 95 % : 0,81-1,29).

 

Pour en savoir plus

  • Zhang J, Zhou B, Hao C. Coffee consumption and risk of esophageal cancer incidence: A meta-analysis of epidemiologic studies. Medicine (Baltimore) 2018 ; 97 : e0514. doi: 10.1097/MD.0000000000010514.
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Idées Reçues Système digestif

[Question existentielle] Le café accélère-t-il le transit?

Vous l’avez peut-être remarqué, le fait de boire du café peut accélérer votre transit. Le très sérieux Magazine de la santé répond à cette question :

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Cancer Cerveau Cœur Système digestif

Le café, une potion magique ?

C’est la question que pose le journal sportif L’Équipe : quels sont les effets du café sur notre organisme ? Prenant en compte les dernières études, le journal explique les bienfaits sur le cœur, l’estomac, mais aussi contre différents cancers, le diabète de type 2 ou encore sur le cerveau.

> Lire l’article : Quels sont les effets du café sur l’organisme ?

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Système digestif

Le café est consommé de préférence à 60 °C, soit à une température inférieure à celle qui peut provoquer des brûlures de l’œsophage.

Les boissons chaudes comme le thé, le chocolat chaud ou le café sont souvent servies à des températures oscillant entre 70 °C et 85 °C. Des expositions brèves à des liquides aussi chauds peuvent provoquer des brûlures de l’œsophage. En même temps, il faut servir ces boissons à des températures suffisamment élevées pour satisfaire le consommateur. Les auteurs de ce travail ont observé que chez les 300 personnes de leur étude, la température préférée pour la consommation de café est de 60 ± 8 °C. Cette température est inférieure à celles qui peuvent provoquer des brûlures de l’œsophage. Ceci explique sans doute pourquoi la récente analyse du CIRC n’a pas considéré le café comme un facteur de risque pour le cancer de l’œsophage, en opposition avec le thé et le maté qui, eux, sont en général consommés à des températures nettement plus élevées.

Pour en savoir plus :

• Brown F, Diller KR. Calculating the optimum temperature for serving hot beverages. Burns 2008 ; 34 : 648-54.

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Cancer Système digestif

La consommation de café réduit le risque de récurrence et de mortalité dans le cancer du côlon déjà développé à un stade III

Les études observationnelles ont démontré une augmentation de la récurrence du cancer du côlon dans des situations d’hyperinsulinémie relative, incluant un mode de vie sédentaire, l’obésité et une augmentation de la charge glycémique d’origine alimentaire. Par rapport aux non consommateurs, la consommation de café a été associée à une diminution du risque de développer un diabète de type 2 et à un accroissement de la sensibilité à l’insuline. L’effet du café sur la récurrence du cancer du côlon et la survie n’est pas connu.

Pendant et dans les 6 mois suivant une chimiothérapie adjuvante, 953 patients souffrant d’un cancer du côlon de stade III ont rapporté de manière prospective leur consommation de café caféiné, décaféiné et de thé avec 128 autres items nutritionnels. Les auteurs ont examiné l’influence du café, du thé et de la caféine sur la récurrence du cancer et la mortalité.

Chez les patients ayant une consommation totale d’au moins 4 tasses/jour de café (caféiné plus décaféiné), le hasard ratio (HR) ajusté pour la récurrence ou la mortalité dans le cancer du côlon a atteint 0,58 (intervalle de confiance (IC) 95 % : 0,34-0,99) par rapport aux non consommateurs (P = 0,002). Pour la même dose de café caféiné, le risque de récurrence et de mortalité atteint un HR de 0,48 (IC 95 % : 0,25-0,91 ; P = 0,002), et l’augmentation de la consommation de caféine a aussi conféré une réduction significative dans la récurrence ou la mortalité du cancer (HR : 0,66 pour les consommations les plus élevées ; IC 95 % : 0,47-0,93 ; P = 0,006). Le thé et le café décaféiné n’affectent pas la relation ou le devenir des patients. L’association entre la consommation totale de café et l’amélioration de l’issue semble consistante avec les autres prédicteurs de récurrence et de mortalité de ce cancer.

En conclusion, ces auteurs montrent pour la première fois que le café peut réduire la récurrence et la mortalité du cancer du côlon déjà développé jusqu’à un stade III.

 

Pour en savoir plus

Guercio BJ et al. Coffee intake, recurrence, and mortality in stage III colon cancer: Results from CALGB 89803 (Alliance). J Clin Oncol 2015. Aug 17. [Epub ahead of print].