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Squelette

Une tasse de café pour des os solides

Une nouvelle étude publiée dans The Journal of clinical endocrinology & metabolism vient conférer une nouvelle propriété au café. Les chercheurs ont étudié une cohorte de 564 adultes et ont remarqué que les buveurs de café avaient une densité minérale plus élevée que les autres. Cette caractéristique joue un rôle très important dans la vulnérabilité face à l’ostéoporose par exemple. Ils ont également identifiés trois molécules dans le café qui permettraient de renforcer les os.

 

> L’étude en question : Serum Metabolome of Coffee Consumption and its Association with Bone Mineral Density: The Hong Kong Osteoporosis Study.

 

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Squelette

La consommation de café n’augmente pas le risque de fracture de la hanche

Plusieurs études observationnelles ont suggéré une association entre la consommation de café et le risque de fracture de la hanche. Toutefois, les résultats sont inconsistants. Ici, les auteurs ont compilé les données des études prospectives allant jusqu’à juillet 2014 sur lesquelles ils ont réalisé une méta-analyse pour évaluer l’association entre la consommation de café et le risque de fracture de la hanche. L’information sur les caractéristiques des études incluses, les estimations de risque et le contrôle pour des facteurs de confusion potentiels ont été extraits indépendamment par deux auteurs.

Dix études prospectives de cohorte impliquant 205 930 participants au total comprenant 5408 cas de patients avec une fracture de la hanche ont été inclus dans cette revue systématique. Par rapport aux individus qui ne boivent pas ou seulement rarement du café, le risque relatif poolé de fracture de la hanche était de 1,13 (intervalle de confiance (IC) 95 % : 0,86 à 1,48) pour les individus qui consommaient le plus de café (au moins 4 tasses/jour). L’analyse n’a pas montré de biais de publication.

En résumé, cette méta-analyse d’études prospectives de cohorte à partir des données disponibles les plus actualisées ne suggère pas d’association statistiquement significative entre la consommation de café et le risque de fracture de la hanche. Toutefois en raison d’une insuffisance de données des pays en voie de développement, cette conclusion ne s’applique qu’aux pays développés.

 

En savoir plus

Li S, et al. Effect of coffee intake on hip fracture: a meta-analysis of prospective cohort studies. Nutr J 2015 ; 14 : 38.

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Antioxydants Squelette Système digestif

Le café protégerait contre les maladies du parodonte de l’homme adulte

Les antioxydants et les anti-inflammatoires ont des effets protecteurs contre la maladie parodontale. Or, la première source alimentaire d’antioxydants est le café. De plus, la caféine qu’il contient est également connue pour avoir des effets immunomodulateurs. Une équipe de chercheurs de l’université de Boston s’est donc intéressée aux effets du café sur la maladie parodontale.

Pour cela, ils ont étudié les données issues d’une cohorte prospective de 1 152 hommes adultes ayant bénéficié de 9 bilans dentaires sur une période de 30 ans et qui ont rempli deux questionnaires évaluant — entre autres — leur consommation de café.
Lors des bilans dentaires, le statut parodontal de chaque dent était mesuré grâce à la mesure radiographique de la perte de l’os alvéolaire, le sondage de la poche parodontale et le saignement lors du sondage. Ils ont considéré qu’il y avait une maladie parodontale moyenne à sévère lorsque la perte de l’os alvéolaire était supérieure à 40 % et que la profondeur de la poche parodontale était supérieure à 4 mm.

Lorsque les chercheurs ont mis en relation ces résultats et les quantités de café consommées, et après les avoir ajustés en fonction de divers cofacteurs (tabagisme, consommation d’alcool, nombre de brossages de dents quotidiens, etc.), ils ont trouvé que les hommes qui buvaient plus d’une tasse de café par jour avaient significativement moins de dents ayant une perte d’os alvéolaire supérieure à 40 %. En revanche, la consommation de café ne semble pas influer sur le nombre de dents ayant une poche parodontale supérieure à 4 mm ni sur le nombre de dents ayant saigné pendant l’examen. Par ailleurs, ces résultats sont identiques lorsqu’on prend en compte la seule consommation de caféine.

Ainsi, ces chercheurs n’ont observé aucun effet néfaste de la consommation de café sur le parodonte, mais au contraire un effet protecteur contre la perte de l’os alvéolaire. D’autres études devraient être faites pour approfondir ces résultats, notamment sur d’autres populations (des femmes et des personnes issues d’autres ethnies).

Pour en savoir plus :

NG N, Krall Kaye E, Garcia R. Coffee consumption and periodontaldisease in men. J Periodontol 2013 Dec 22 ; Epub ahead of print.

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Squelette

Pas de risque d’ostéoporose avec le café

Des études ont suggéré une possible action du café sur l’absorption du calcium, ce qui a pu faire discuter son rôle sur le risque d’ostéoporose, en particulier chez la femme ménopausée. Les résultats des publications sur le risque d’ostéoporose ne sont cependant pas consistants. C’est la raison pour laquelle une très vaste étude de cohorte a été menée en Suède (les Scandinaves sont de grands consommateurs de café…).
Les résultats, publiés en juillet dans American Journal of Epidemiology, montrent que le risque fracturaire n’est pas augmenté, quelle que soit la dose de café quotidienne. S’il existe une légère diminution de la densité minérale pour 4 tasses par jour ou plus, il n’y a pas d’augmentation du risque ostéoporotique significatif chez les grosses consommatrices de café.

Dans ce travail, les auteurs ont réalisé une étude longitudinale de population basée sur la Swedish Mammography Cohort, incluant 61433 femmes nées entre 1914 et 1948, qui ont été suivies de 1987 à 2008. La consommation de café a été déterminée grâce à des questionnaires réguliers sur leur alimentation.

Pendant la période de suivi, 14738 femmes ont souffert d’une fracture de tout type, et 3871 ont eu une fracture du bassin. Dans une sous-cohorte (n = 5022), la densité minérale osseuse a été mesurée et le degré d’ostéoporose déterminé (n = 1012).

Après un ajustement multivarié, les auteurs n’ont pas observé de risque accru lié à l’accroissement de la consommation de café, pour tout type de fracture (hazard ratio [HR] par 200 ml de café = 0,99 ; IC 95% : 0,98-1,00) ou pour la fracture du bassin (HR par 200 ml de café = 0,97, IC 95% : 0,95-1,00).
Une consommation élevée de café (4 tasses/jour ou plus) comparée à une faible consommation (< 1 tasse/jour) était cependant associée à une baisse de la densité minérale osseuse de 2% pour le corps entier et le fémur proximal, et de 4% au niveau du rachis lombaire (p < 0,001). Mais l’odds ratio pour l’ostéoporose n’était pas significatif et n’atteignait que 1,28 (IC 95% : 0,88-1,87).
Ainsi, la consommation élevée de café est associée à une faible réduction de la densité minérale osseuse sans conséquences sur le risque de fracture.

Pour en savoir plus :
Hallström H et al. Long-term coffee consumption in relation to fracture risk and bone mineral density in women. Am J Epidemiol. 2013 Jul 23, Epub ahead of print.

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Squelette Système digestif

Et si le café protégeait nos dents ! Des vertus antibactériennes…

On connaît le rôle de la plaque dentaire dans l’apparition des caries et des maladies du parodonte, par le biais des bactéries qu’elle héberge. Or, le café torréfié a des vertus antibactériennes. Une mise au point italienne publiée en 2009 fait la synthèse des propriétés anti-carie du café, du thé et du cacao.


 

 

Des propriétés liées à la caféine et aux polyphénols du café

La formation de la plaque dentaire joue un rôle important dans le développement des caries et des parodontopathies. Elles semblent initiées notamment par des streptocoques, en particulier Sreptococcus mutans et S. sobrinus, mais aussi par les lactobacilles et actinomycètes. Le café torréfié possède des propriétés antibactériennes contre des bactéries Gram+ et Gram-, dont S. mutans. Il stimule également l’activité des lysozymes qui ont eux-mêmes une activité anti-bactérienne. Il a également été montré in vitro que des extraits de café, vert ou torréfié, bloquent l’adhésion de S. mutans. Les composants du café ayant l’activité anti-adhésive la plus marquée sont la caféine et des polyphénols (trigonelline et acide chlorogénique), qui auraient une action synergique.

Des effets à confirmer

 

A ce stade, l’efficacité des polyphénols du café – mais aussi du thé et du cacao qui ont des propriétés anti-cariogènes similaires – nécessite d’être confirmée par des études in vivo sur différents groupes d’âge et différentes aires géographiques, car la prévalence des caries est liée aux habitudes alimentaires, à l’hygiène buccale, à la virulence de la microflore buccale et aux variations du système immunitaire.

 

 

 

Une thérapie anti-cariogène basée sur ces composants, par exemple la synthèse d’analogues des polyphénols naturels spécifiquement conçus pour inhiber la croissance et l’adhésion des bactéries à la surface des dents, pourrait être développée puisqu’ils sont sans danger et que leur coût est relativement modique.

Astrid Nehlig
Directrice de Recherche, Inserm U666, faculté de médecine, Strasbourg


Pour en savoir plus :
1.
Ferrazzano GF et al. Anti-cariogenic effects of polyphenols from plant stimulant beverages (cocoa, coffee, tea). Fitoterapia 2009 ; 80 : 255-62.
2.
Daglia M et al. Isolation of an antibacterial component from roasted coffee. J Pharm Biomed Anal 1998 ; 18 : 219-25.
3.
Daglia M et al. Antiadhesive effect of green and roasted coffee on Streptococcus mutans’ adhesive properties on saliva-coated hydroxyapatite beads. J Agric Food Chem 2002 ; 50 : 1225-9.