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Beauté Métabolisme

Le café, un atout minceur ?

Régime paléo, régime sans sucre, régime ultraprotéiné … Et si votre allié pour perdre du poids se cachait dans votre tasse de café ? Des chercheurs américains ont scientifiquement prouvé que la caféine permettait de réduire de plus de 20% la prise de graisse, en comparaison avec des individus suivant le même régime sans cette molécule. Aurait-on enfin trouvé le secret de la minceur ? Pas exactement, les expériences n’ont pas été effectuées sur des humains mais sur des souris humanisées, c’est-à-dire des animaux auxquels on a rajouté des gènes humains. Le site internet Pourquoi Docteur nous explique plus en profondeur les résultats obtenus par cette étude qui reste prometteuse pour des applications pour nous les humains.

 

> L’article en question : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/31119-Nutrition-cafeine-pourrait-limiter-la-prise-poids

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Métabolisme

La consommation de café a un effet modeste, mais réel sur certains paramètres de l’obésité, en particulier chez les hommes

Une méta-analyse fait le point sur les résultats discordants des effets du café sur l’obésité. Cette étude révèle en particulier que la consommation de café contribue à réduire le tour de taille et l’indice de masse corporelle, surtout chez les hommes.

 

De larges études récentes portant sur les effets du café sur la santé ont conclu que cette boisson pourrait avoir de nombreux effets bénéfiques comme une diminution de risque de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires, de certains cancers (en particulier les cancers du sein, colorectal, de l’endomètre et de la prostate), ou encore de la maladie de Parkinson. Il s’avère que toutes ces pathologies comptent l’obésité parmi les causes sous-jacentes de leur apparition. Il devient donc plausible que la consommation de café puisse être associée à un risque réduit d’obésité. Toutefois, les études sur le sujet ont des résultats divergents, en termes d’effets sur l’indice de masse corporelle (IMC) qui mesure l’adiposité globale ou en termes de tour de taille qui est une mesure de l’adiposité centrale. Certains résultats pointent vers un bénéfice potentiel du café sur l’obésité tandis que d’autres montrent le contraire. Vu l’augmentation critique de la proportion de sujets obèses dans le monde, il devient alors urgent d’éclaircir le rôle du café dans cette pathologie.

Ainsi, un groupe coréen a récemment conduit une méta-analyse en compilant les données de 12 études épidémiologiques (1). Les auteurs ont inclus les études qui avaient évalué l’obésité en fonction de l’IMC ou du tour de taille. Ils ont ensuite comparé les individus avec les consommations de café les plus élevées et ceux avec une consommation faible.

Pour l’IMC, la diminution moyenne était de -0,08 (IC 95 % = -0,14 à -0,02) et le risque relatif (RR) de 1,49 (IC 95 % = 0,97-2,29). Pour le tour de taille, la réduction moyenne était de -0,27 (IC 95 % = -0,51 à -0,02) et le RR de 1,07 (95% = 0,84-1,36). Dans l’analyse des sous-groupes par sexe, les indices pointant vers une association inverse entre consommation de café et obésité étaient plus visibles chez les hommes, avec une diminution moyenne de -0,05 (IC 95 % = -0,09 à -0,02) pour l’IMC et de -0,21 (IC 95 % = -0,35 à -0.08) pour de tour de taille.

Cette méta-analyse suggère donc qu’une consommation élevée de café pourrait être modestement associée à une adiposité réduite, en particulier chez les hommes, et que son bénéfice pourrait s’ajouter à celui plus marqué d’un régime alimentaire équilibré et de l’activité physique.

 

Pour en savoir plus:

  1. Lee A, Lim W, Kim S, et al. Coffee Intake and Obesity: A Meta-Analysis. Nutrients 2019 ; 11.
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Cancer Foie et rein Métabolisme

Le régime de prévention du diabète de type 2 incluant la consommation de café pourrait réduire le risque de développer un carcinome hépatocellulaire

Des chercheurs ont observé que les personnes atteintes d’un diabète de type 2 avaient un risque plus élevé de développer un carcinome hépatocellulaire, par rapport aux individus non diabétiques. Une étude révèle néanmoins que le régime alimentaire préventif du diabète de type 2, incluant notamment la consommation de café, pourrait réduire le risque de développer un carcinome hépatocellulaire.

 

Le cancer du foie, dont la forme histologique la plus répandue est le carcinome hépatocellulaire (CHC), est le troisième cancer le plus mortel dans le monde. De plus en plus de preuves scientifiques indiquent que l’incidence du CHC est environ deux fois plus élevée chez les individus atteints de diabète de type 2 (T2D) comparé aux individus non diabétiques. Cela souligne l’importance que pourrait avoir la résistance à l’insuline (cause du diabète) dans la pathogenèse du CHC. Cette résistance joue en effet un rôle important dans le développement du T2D et de la stéatose hépatique non alcoolique, deux facteurs de prédisposition pour le CHC. Les niveaux sanguins de facteurs inflammatoires, comme l’interleukine-6 (IL-6) et la protéine C-réactive, sont également élevés chez les diabétiques et sont associés à un risque plus élevé de développer un CHC. En conséquence, un régime alimentaire sain, qui peut améliorer la sensibilité à l’insuline et réduire l’inflammation, pourrait aussi être bénéfique dans la prévention de l’obésité, du T2D et du cancer du foie. Ainsi dans cette étude, les auteurs ont examiné l’éventuelle association entre un régime alimentaire de prévention contre le T2D et le risque de CHC.

Dans ce but, les auteurs ont suivi 87 943 femmes de la Nurses’ Health Study et 49 665 hommes de la Health Professionals Follow-up Study sur une durée allant jusqu’à 32 ans. Ils ont en particulier mis au point une analyse du score de réduction du risque de diabète, en utilisant l’index glycémique alimentaire et l’inclusion d’une variété d’aliments incluant le café. Leur étude a permis d’identifier un total de 160 cas de CHC parmi ces individus américains.

En analysant les résultats, les scientifiques ont remarqué que la réduction du risque de développer un T2D en adoptant une alimentation particulière était également associée à un risque réduit de développer un CHC (quartile supérieur comparé au quartile inférieur; hazard ratio (HR) = 0,57, IC 95% 0,34-0,95). Même analysés individuellement, les aliments et boissons permettant de diminuer le risque de T2D, comme les fibres de céréales, les noix ou le café, étaient aussi associés à un risque plus faible de développer un CHC. Cette association est en revanche plus faible que celle observée pour le régime alimentaire dans son ensemble.

Il s’avère donc qu’une meilleure adhérence au régime de prévention du T2D était associée à un risque réduit de développer un CHC pour les femmes et les hommes américains. Des études complémentaires restent toutefois nécessaires pour confirmer ces résultats et les étendre sur d’autres populations.

 

Pour en savoir plus:

  1. Luo X, Sui J, Yang W, et al. Type 2 Diabetes Prevention Diet and Hepatocellular Carcinoma Risk in US Men and Women. Am J Gastroenterol 2019 ; 114 : 1870-77
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Métabolisme

Réduction du risque de diabète de type 2 avec le café

La consommation de café inversement associée au risque de développer un DT2.

Une récente méta-analyse de grande taille confirme l’association inverse entre la consommation de café et le risque de développer un diabète de type 2.

Le diabète de type 2 (DT2) est devenu un problème majeur de santé publique associé à une morbidité et une mortalité croissante. En matière de prévention, on note un intérêt croissant pour les stratégies basées sur l’alimentation. Une méta-analyse récente vient de s’intéresser aux effets du café et de ses composants bioactifs sur le développement du DT2 et la modulation de ses complications.

La méta-analyse a inclus 30 études prospectives pour un total de 1 185 210 participants et 53 018 cas de DT2 incidents. Le risque relatif (RR) de développer un DT2 est de 0,71 (intervalle de confiance [IC] 95 %, 0,67-0,76) pour une consommation médiane de 5 tasses/jour comparées à 0 tasse/jour.

Le risque de DT2 diminue de 6 % (RR = 0,94 ; CI 95 %, 0,93-0,95) pour chaque tasse quotidienne additionnelle de café. On observe des résultats identiques que le café soit caféiné ou décaféiné ce qui montre le rôle de la caféine et des autres composants bioactifs du café. Les résultats de cette méta-analyse permettent de dire que la consommation de café est inversement associée au risque de développer un DT2. Les mécanismes potentiellement impliqués incluent des effets thermogènes, antioxydants et anti-inflammatoires ; la modulation de la signalisation par les récepteurs de l’adénosine, ainsi que la richesse et la diversité de la flore intestinale.

 

Pour en savoir plus

  • Carlström M, Larsson SC. Coffee consumption and reduced risk of developing type 2 diabetes: a systematic review with meta-analysis. Nutr Rev 2018 ; 76 : 395-417. doi: 10.1093/nutrit/nuy014.
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Métabolisme Production du café

Variation des acides bénéfiques du café selon son origine

La teneur en acides chlorogéniques (ACGs) du café, impliqués dans l’effet préventif du café contre le diabète, peut varier jusqu’à 25 % selon l’origine. La torréfaction moyenne et une mouture fine associée à une extraction par trois tours d’eau bouillante préservent au mieux la teneur en ACGs.

Le café est un mélange complexe de plus de 800 composés dont la caféine et les acides chlorogéniques (ACGs) sont les principaux. Dans cette étude, les auteurs ont utilisé une technique de chromatographie à haute performance pour mesurer les concentrations de ces composés dans 9 cafés de diverses origines et à divers degrés de torréfaction et de taille de mouture.
La richesse en acide 5-cafféoylquinique (5-ACQ, le plus abondant des ACGs) d’un café moyennement torréfié varie de 730-780 mg/L (Brésil, Colombie, Costa Rica, Guatemala, Indonésie, Papouasie Nouvelle-Guinée) à 930 mg/L pour le café Kenyan et même 1 020 mg/L pour l’Éthiopien. Sur l’ensemble des cafés, les auteurs ont observé une perte de 60 à 80 % de la teneur en 5-ACQ entre une torréfaction moyenne et une torréfaction foncée. Cette perte était retrouvée avec tous les cafés quelle que soit la taille de la mouture (fine, moyenne ou grossière). La concentration des 6 autres ACGs mesurés dans cette étude suit la même courbe évolutive que celle du 5-ACQ. Par contre, la teneur en caféine variait entre 480 et 560 mg/L pour toutes les origines et n’était que peu affectée par le degré de torréfaction. Enfin, préparer le café en versant de l’eau bouillante trois fois sur la mouture apparaît comme la meilleure technique pour préserver la teneur en ACGs.
Ainsi pour notre santé, l’idéal est de consommer un café filtre moyennement torréfié, finement moulu extrait par trois fois à l’eau bouillante. Ces procédures permettent de préserver au maximum la teneur en antioxydants du café.

Référence
Jeon JS et al. Determination of chlorogenic acids and caffeine in homemade brewed coffee prepared under various conditions. J Chromatogr B Analyt Technol Biomed Life Sci 2017 ; 1064 : 115-23.

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Métabolisme

Un composant du café possédant des propriétés antidiabétiques identifié

Un groupe de chercheurs danois vient d’identifier un composant du café possédant des propriétés antidiabétiques. On sait depuis les années 2000 que la consommation quotidienne de café est inversement associée au risque de développer un diabète de type 2. Toutefois, le ou les composés responsables de cet effet préventif n’avaient pas été identifiés bien qu’on sache que la caféine du café n’est pas responsable de cet effet.
Les chercheurs danois ont travaillé sur des souris génétiquement modifiées, KKAy, qui deviennent rapidement obèses après la naissance et représentent un modèle de diabète de type 2. Ils ont administré pendant 10 semaines dans la nourriture de ces souris deux doses différentes d’une substance bioactive du café, le cafestol (consommation quotidienne : 0,4 ou 1,1 mg).
Les auteurs de l’étude ont observé qu’après cette période d’intervention, la glycémie à jeun des souris traitées diminuait de 28-30 % et les niveaux de glucagon à jeun diminuaient de 20 % par rapport aux souris qui n’ingéraient pas de cafestol. La sensibilité à l’insuline était augmentée de 42 % par la concentration la plus élevée de cafestol qui stimulait fortement la sécrétion d’insuline par les ilots de Langerhans (75-87 %). Ainsi, chez ces souris KKAy, le cafestol possède des propriétés antidiabétiques. Ce constituant du café pourrait donc être un des facteurs responsables des effets préventifs du café sur le diabète de type 2 et ouvrir la voie au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques anti-diabète.

Référence :
Mellbye FB, Jeppesen PB, Shokouh P et al. Cafestol, a bioactive substance in coffee, has antidiabetic properties in KKAy mice. J Nat Prod 2017 ; 80 : 2353-9.
http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/acs.jnatprod.7b00395

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Métabolisme Sommeil

Une exposition de 5 jours à des acides chlorogéniques augmente l’oxydation des graisses pendant le sommeil sans le perturber

Dans cette étude interventionnelle, les auteurs ont fait ingérer à 9 adultes en bonne santé une boisson contenant zéro ou 600 mg d’acide chlorogénique (ACG) pendant 5 jours. Le dernier jour, leur sommeil a été testé dans une chambre métabolique. Ce traitement réduit la durée d’endormissement de 16 min (groupe 0 mg ACG) à 9 min (groupe 600 mg ACG) mais n’influe pas sur les autres paramètres de sommeil. L’ACG augmente l’oxydation des graisses (510 versus 331 kJ/h chez les témoins) mais n’influe pas sur la dépense énergétique. Ces effets pourraient suggérer que les boissons contenant du CGA pourraient réduire l’obésité. L’ACG active également l’activité parasympathique, peut-être à la base de ses effets antihypertenseurs. Une étude plus approfondie sur un plus grand nombre de sujets et sur des individus obèses reste nécessaire.

Pour en savoir plus :
• Park I, Ochiai R, Ogata H, et al. Effects of subacute ingestion of chlorogenic acids on sleep architecture and energy metabolism through activity of the autonomic nervous system: a randomised, placebo-controlled, double-blinded cross-over trial. Br J Nutr. 2017;117:979-984.

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Cellules et ADN Métabolisme

Chacun de nous réagit différemment aux conséquences de la consommation de café

La caféine est métabolisée à 95 % par l’isozyme 1A2 du cytochrome P450. Selon les individus, différents variants génétiques de cet isozyme définissent la vitesse d’élimination de la caféine de notre organisme et subdivisent la population en métaboliseurs lents (54 %) et métaboliseurs rapides (46 %). En général, les métaboliseurs rapides consomment plus de café, car ils éliminent la caféine plus rapidement que les métaboliseurs lents qui ressentent bien plus longtemps les effets de la caféine.

Cette variabilité génétique a des conséquences sur le sommeil. Dans le cas de cette fonction, la situation est compliquée par une variabilité génétique supplémentaire au niveau de la cible cérébrale de la caféine, les récepteurs A2A de l’adénosine. Ainsi, certaines personnes ne peuvent s’endormir même après avoir bu un café à l’heure du déjeuner.

Il est donc vrai qu’en fonction de notre patrimoine génétique, nous réagissons différemment aux effets de la caféine.

Pour en savoir plus :

Café & Médecine en 20 questions, 2014, chapitres II et VIII.

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Métabolisme

La consommation quotidienne d’au moins 2 tasses de café réduit de 13 % le risque de développer un syndrome métabolique

L’association entre la consommation de café et le risque de syndrome métabolique qui affecte autour de 20 à 25 % de la population adulte mondiale reste controversée. Un groupe chinois vient de réaliser une méta-analyse dose-réponse de cette relation à partir des articles publiés entre début janvier 1999 et fin mai 2015. Les auteurs ont inclus 13 études pour un total de 159 805 participants. Si l’on compare la catégorie de consommation de café la plus élevée (plus de 2 et jusqu’à 5 tasses/jour) à la plus faible (moins d’une par semaine), le risque relatif observé est de 0,872 (Intervalle de confiance 95 % : 0,781–0,975). La relation entre la consommation de café et le risque de syndrome métabolique n’est pas linéaire. Cette méta-analyse suggère donc que la consommation de café est associée à un risque réduit de syndrome métabolique.

 

Pour en savoir plus

Shang F, et al. Coffee consumption and risk of the metabolic syndrome: A meta-analysis. Diabetes Metab. 2015 Sep 29. [Epub ahead of print]

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Métabolisme

La consommation quotidienne d’au moins 2 tasses de café réduit de 13 % le risque de développer un syndrome métabolique

L’association entre la consommation de café et le risque de syndrome métabolique qui affecte autour de 20 à 25 % de la population adulte mondiale reste controversée. Un groupe chinois vient de réaliser une méta-analyse dose-réponse de cette relation à partir des articles publiés entre début janvier 1999 et fin mai 2015. Les auteurs ont inclus 13 études pour un total de 159 805 participants. Si l’on compare la catégorie de consommation de café la plus élevée (plus de 2 et jusqu’à 5 tasses/jour) à la plus faible (moins d’une par semaine), le risque relatif observé est de 0,872 (Intervalle de confiance 95 % : 0,781–0,975). La relation entre la consommation de café et le risque de syndrome métabolique n’est pas linéaire. Cette méta-analyse suggère donc que la consommation de café est associée à un risque réduit de syndrome métabolique.

 

Pour en savoir plus

Shang F, et al. Coffee consumption and risk of the metabolic syndrome: A meta-analysis. Diabetes Metab. 2015 Sep 29. [Epub ahead of print]