Catégories
Cancer Foie et rein Métabolisme

Le régime de prévention du diabète de type 2 incluant la consommation de café pourrait réduire le risque de développer un carcinome hépatocellulaire

Des chercheurs ont observé que les personnes atteintes d’un diabète de type 2 avaient un risque plus élevé de développer un carcinome hépatocellulaire, par rapport aux individus non diabétiques. Une étude révèle néanmoins que le régime alimentaire préventif du diabète de type 2, incluant notamment la consommation de café, pourrait réduire le risque de développer un carcinome hépatocellulaire.

 

Le cancer du foie, dont la forme histologique la plus répandue est le carcinome hépatocellulaire (CHC), est le troisième cancer le plus mortel dans le monde. De plus en plus de preuves scientifiques indiquent que l’incidence du CHC est environ deux fois plus élevée chez les individus atteints de diabète de type 2 (T2D) comparé aux individus non diabétiques. Cela souligne l’importance que pourrait avoir la résistance à l’insuline (cause du diabète) dans la pathogenèse du CHC. Cette résistance joue en effet un rôle important dans le développement du T2D et de la stéatose hépatique non alcoolique, deux facteurs de prédisposition pour le CHC. Les niveaux sanguins de facteurs inflammatoires, comme l’interleukine-6 (IL-6) et la protéine C-réactive, sont également élevés chez les diabétiques et sont associés à un risque plus élevé de développer un CHC. En conséquence, un régime alimentaire sain, qui peut améliorer la sensibilité à l’insuline et réduire l’inflammation, pourrait aussi être bénéfique dans la prévention de l’obésité, du T2D et du cancer du foie. Ainsi dans cette étude, les auteurs ont examiné l’éventuelle association entre un régime alimentaire de prévention contre le T2D et le risque de CHC.

Dans ce but, les auteurs ont suivi 87 943 femmes de la Nurses’ Health Study et 49 665 hommes de la Health Professionals Follow-up Study sur une durée allant jusqu’à 32 ans. Ils ont en particulier mis au point une analyse du score de réduction du risque de diabète, en utilisant l’index glycémique alimentaire et l’inclusion d’une variété d’aliments incluant le café. Leur étude a permis d’identifier un total de 160 cas de CHC parmi ces individus américains.

En analysant les résultats, les scientifiques ont remarqué que la réduction du risque de développer un T2D en adoptant une alimentation particulière était également associée à un risque réduit de développer un CHC (quartile supérieur comparé au quartile inférieur; hazard ratio (HR) = 0,57, IC 95% 0,34-0,95). Même analysés individuellement, les aliments et boissons permettant de diminuer le risque de T2D, comme les fibres de céréales, les noix ou le café, étaient aussi associés à un risque plus faible de développer un CHC. Cette association est en revanche plus faible que celle observée pour le régime alimentaire dans son ensemble.

Il s’avère donc qu’une meilleure adhérence au régime de prévention du T2D était associée à un risque réduit de développer un CHC pour les femmes et les hommes américains. Des études complémentaires restent toutefois nécessaires pour confirmer ces résultats et les étendre sur d’autres populations.

 

Pour en savoir plus:

  1. Luo X, Sui J, Yang W, et al. Type 2 Diabetes Prevention Diet and Hepatocellular Carcinoma Risk in US Men and Women. Am J Gastroenterol 2019 ; 114 : 1870-77
Catégories
Cancer Foie et rein

Cancer du foie : un petit café pourrait le prévenir

En plus d’être le plus gros organe de notre abdomen, le foie est critique au bon fonctionnement de notre organisme. Certains scientifiques affirment même que le foie assure plus de 300 mécanismes différents dont un des plus reconnus est la sécrétion de la bile, cruciale à la digestion. Le cancer du foie le plus courant est le carcinome hépatocellulaire ; il apparaît dans un contexte inflammatoire, souvent suite à l’exposition du corps à des toxines. Une étude irlandaise relayée par Santé Magazine démontre toutefois qu’il serait possible de prévenir l’apparition de ce type de cancer en buvant du café. Les scientifiques ont en effet remarqué que « les buveurs de café avaient en moyenne 50% de risque en moins de développer un carcinome hépatocellulaire comparé à ceux qui ne buvaient pas de café ». L’effet anti-cancer serait dû aux molécules antioxydantes présentes dans le café d’après un des chercheurs. Cette étude épidémiologique renforce ainsi notre connaissance sur les bienfaits insoupçonnés du café.

 

> Plus de détails sur le site de Santé Magazine : https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-alimentation/cancer-du-foie-les-buveurs-de-cafe-seraient-moins-a-risque-428327

Catégories
Foie et rein

La consommation quotidienne de café a des effets bénéfiques sur les maladies inflammatoires du foie

Une revue récente s’est focalisée sur le rôle préventif et thérapeutique du café et de la caféine dans les maladies hépatiques inflammatoires chroniques. Un autre article s’est intéressé aux biomarqueurs du café et leur rôle dans les maladies du foie.

 

La revue publiée récemment par un groupe italien (1) s’est focalisée sur les effets protecteurs du café dans diverses maladies métaboliques hépatiques et certains types de cancer du foie. L’objectif était d’identifier de possibles actions préventives et/ou thérapeutiques du café sur la fonction hépatique.

Les mécanismes protecteurs du café sont variés en raison de la grande diversité de constituants du café qui, en plus de la caféine, possèdent des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes. Les auteurs ont montré que les polyphénols du café normal et du café décaféiné ont un effet similaire sur la fibrose du foie et les concentrations sériques d’enzymes hépatiques. De plus, les diterpènes (kahwéol et cafestol) pourraient exercer une action détoxifiante et avoir une activité antioxydante, se traduisant par des bénéfices sur la fibrose hépatique, la cirrhose et le cancer du foie.

Les auteurs concluent qu’une consommation régulière de café pourrait avoir des effets bénéfiques et préventifs sur la santé du foie, particulièrement s’il est consommé sans sucre ajouté. Dans tous les cas, la consommation de café ne devrait pas être interdite, mais plutôt encouragée chez les sujets qui ont des maladies inflammatoires chroniques du foie, incluant un carcinome hépatocellulaire.

 

Sur la base des effets bénéfiques de la consommation de café sur le foie, un autre travail mené par un groupe américain (2) a mesuré les métabolites du sérum dans une étude cas-contrôle de 221 cas de cancer du foie et 242 cas témoins issus de la cohorte ATBC (29 133 sujets). Cette étude prospective a inclus le recueil du sérum des sujets dès le début de l’étude et jusqu’à 27 ans avant le diagnostic de cancer du foie ou de décès par maladie hépatique.

Les auteurs ont trouvé 21 métabolites associés à la consommation de café dont 9 y compris la trigonelline, un biomarqueur connu du café, ont pu être identifiés. La tyrosine et deux acides biliaires, l’acide glycochenodésoxycholique (GCDCA) et l’acide glycocholique (GCA), étaient inversement associés à la consommation de café, mais positivement associés au cancer du foie et aux maladies fatales du foie ; les odds ratios (ORs) variaient de 3,93 (IC 95 % = 2,00-7,74) pour la tyrosine à 4,95 (IC 95 %  = 2,64-9,29) pour le GCA et de 4,00 (IC 95 % = 2,42-6,62) for GCA to 6,77 (IC 95 % = 3,62-12,65) for GCDCA respectivement pour le cancer du foie et les maladies fatales du foie. Les perturbations du métabolisme des acides aminés, et en particulier des taux élevés d’acides aminés aromatiques comme la tyrosine, ont été impliquées dans la pathogenèse des maladies chroniques du foie. De même certains acides biliaires provoquent des dommages sur l’ADN et sont promoteurs de la croissance des tumeurs hépatiques.

Les 6 métabolites restants et la trigonelline étaient positivement associés à la consommation de café, mais négativement associés aux deux pathologies hépatiques ; les ORs variaient de 0,16 à 0,37. Les associations persistent après des ajustements de régime alimentaire et pour des diagnostics effectués plus de 10 ans après la collection des échantillons sanguins.

En conclusion, il apparaît qu’une grande variété de métabolites est associée à la consommation de café, à l’incidence du cancer du foie et au décès par maladie hépatique sur les 27 ans de suivi. Ces associations apportent de nouvelles perspectives dans l’étiologie des maladies hépatiques et du cancer du foie et sont en faveur d’un effet hépatoprotecteur du café.

 

Références

  1. Contaldo F, Santarpia L, Pasanisi F. Chronic inflammatory liver diseases and coffee intake. Curr Opin Clin Nutr Metab Care 2019 Jun 18.
  2. Loftfield E, Rothwell JA, Sinha R et al. Prospective investigation of serum metabolites, coffee drinking, liver cancer incidence, and liver disease mortality. J Natl Cancer Inst 2019 Jun 5.
Catégories
Foie et rein

Consommation de café et maladies hépatiques

Les études récentes confirment le rôle protecteur du café dans les maladies hépatiques, réduction marquée du risque de cancer du foie et diminution de l’occurrence de la « maladie du foie gras ».

 

La première étude (1) s’est penchée sur le lien entre la consommation de café et le risque de cancer du foie. Dans une étude de cohorte prospective, les auteurs ont inclus 30 824 participants à la Takayama study (14 240 hommes et 16 584 femmes) âgés d’au moins 35 ans. À l’aide de questionnaires les auteurs ont évalué les consommations de café, thé et de caféine. Sur une durée de suivi de 16 ans, 172 participants ont développé un cancer du foie. Les hazard ratios ajustés et les intervalles de confiance 95 % (ICs) liés à la consommation de café étaient de 0,65 (IC 95 % = 0,46-0,93) pour moins d’une tasse/jour, 0,63 (IC 95 % = 0,39-1,02) pour une tasse/jour, et 0,40 (IC 95 % = 0,20-0,79) pour au moins deux tasses/jour par rapport aux non-consommateurs. Aucune association n’a été observée avec le thé vert, le thé noir ou la caféine. Cette étude confirme que la consommation de café réduit significativement le risque de cancer du foie et suggère que la caféine ne serait pas responsable de cette association.

 

La NASH (stéatose hépatite non-alcoolique) ou maladie du foie gras est la maladie hépatique la plus répandue dans le monde ce qui a incité les auteurs de cette étude à réaliser une méta-analyse des articles parus sur les effets du café sur cette pathologie (2). Les auteurs ont inclus sept articles pour un total de 49 616 individus sains et 4 825 cas de NASH. La consommation de une à deux tasses ou de plus de deux tasses de café par jour comparée à moins d’une tasse/jour n’a pas d’impact sur l’occurrence de la NASH. Si on compare la consommation la plus élevée à la plus faible, le risque relatif est de 0,94 (IC 95 % = 0,92 – 0,97). La méta-analyse dose-réponse montre une relation non-linéaire entre la consommation de café et l’occurrence de la NASH. La consommation de plus de trois tasses/jour réduit davantage le risque de NASH que la consommation de moins de deux tasses de café/jour.

 

Ces deux études confirment les effets positifs déjà connus de la consommation de café dans les maladies hépatiques.

 

Pour en savoir plus :

 

  1. Tamura T, Wada K, Konishi K et al. Coffee, Green Tea, and Caffeine Intake and Liver Cancer Risk: A Prospective Cohort Study. Nutr Cancer 2018 Nov 20 : 1-7. [Epub ahead of print]
  2. Chen YP, Lu FB, Hu YB et al. A systematic review and a dose-response meta-analysis of coffee dose and nonalcoholic fatty liver disease. Clin Nutr 2018 Dec 4. [Epub ahead of print]
Catégories
Foie et rein

Le café, ami des reins ?

Une étude réalisée sur près de 9 000 personnes sans problèmes rénaux a montré que les personnes buvant plus d’une tasse de café par jour ont un plus faible risque de développer une maladie rénale chronique que les non buveurs.

> Lire l’étude : Jhee JH et al. Effects of Coffee Intake on Incident Chronic Kidney Disease: A Community-Based Prospective Cohort Study. Am J Med 2018 ; 131 : 1482-90.

Catégories
Foie et rein

[Étude] Du café pour les reins !

Comme rapporté par Santé Log, une étude portugaise, menée sur 4 863 patients, par des chercheurs du Centro Hospitalar Lisboa Norte à Lisbonne, a mis en évidence l’effet bénéfique de la caféine chez les patients atteints d’insuffisance rénale chronique. En effet, le café rallongerait l’espérance de vie chez ces malades, grâce à ses propriétés au niveau vasculaire.

> Lire la suite : https://www.santelog.com/actualites/insuffisance-renale-chronique-pourquoi-le-cafe-peut-etre-benefique

Catégories
Foie et rein

Café : des constituants protecteurs du foie ?

Quels composants du café protègent notre foie ? Les études chez l’animal ont permis de déchiffrer les mécanismes ainsi que la nature des constituants du café impliqués dans les divers effets protecteurs du café sur le foie. Il reste à réaliser des études humaines d’intervention pour tester le dosage optimal du café pour maintenir la santé du foie.

Au cours des dernières décennies, des évidences épidémiologiques et expérimentales se sont accumulées sur les effets hépatoprotecteurs du café. Les modèles expérimentaux de maladie hépatique chez l’animal ont montré les effets bénéfiques de différents constituants du café ainsi que du café lui-même. Les effets réducteurs du café sur la stéatose hépatique ont pour cause principale la réduction de la synthèse des graisses et l’augmentation de la β-oxydation des acides gras induite par l’acide chlorogénique. De plus, le café induit l’augmentation du contenu hépatique en glutathion, menant à une réduction du stress oxydatif, et donc de la stéatose et de la fibrose. L’inhibition de la fibrose par le café passe par une réduction de l’inflammation et l’effet antagoniste de la caféine au niveau des récepteurs A2A de l’adénosine. Le café induit également une activation de l’apoptose et des capacités antioxydantes du foie qui interviennent dans la carcinogenèse hépatique et la croissance tumorale. Enfin, la consommation de café peut influencer la santé du foie via la modulation du microbiome intestinal ou le maintien de l’équilibre intestinal. Toutefois, il est bien clair que les mécanismes hépatoprotecteurs observés dans les modèles animaux ne peuvent pas être extrapolés directement à l’humain. Toutefois ces données pourraient être utilisées pour le design d’études de phase I de disponibilité et de dose-réponse permettant de dicter des recommandations sur la méthode optimale de préparation du café et la quantité idéale à absorber pour bénéficier des effets protecteurs du café sur le foie.

Pour en savoir plus :

Alferink LJM, Kiefte-de Jong JC, Murad SD. Potential mechanisms underlying the role of coffee in liver health. Semin Liver Di. 2018 ; 38 : 193-214.

Catégories
Foie et rein

Du café contre les calculs rénaux

Les calculs rénaux sont un problème de santé publique caractérisé par un taux de récurrence élevé après leur retrait. Une revue récente a analysé les données disponibles sur une potentielle association entre la consommation de caféine provenant du café, du thé, des boissons gazeuses et énergisantes et la réduction de risque de développer des calculs rénaux. Le risque de calculs rénaux peut être réduit par la consommation de certains liquides. Bien que le café contienne de l’oxalate, à l’origine des calculs rénaux les plus fréquents, trois études de cohorte ont fait état d’une association entre la consommation de caféine et une diminution du risque de calculs rénaux. De plus une récente étude in vitro sur des tubules rénaux a montré que la caféine réduisait le risque de calculs rénaux composés d’oxalate de calcium. Toutefois, comme le café décaféiné a le même potentiel de réduction du risque de calculs rénaux que le café normal, il est clair que d’autres constituants du café (comme la trigonelline) pourraient également exercer des effets préventifs dans la réduction du risque de développer des calculs rénaux.

Pour en savoir plus :

Peerapen P, Thongboonkerd V. Caffeine in kidney stones disease: risk or benefit? Adv Nutr 2018 ; 9 : 419-424.

La littérature récente est riche en études sur la relation entre la consommation de café et la santé rénale. Ainsi 3 études récentes ont abordé le lien entre café et développement de calculs rénaux, le risque de développer une maladie rénale simple ainsi qu’une maladie rénale au stade final. Dans les trois cas, la consommation de café s’avère exercer un effet préventif.

http://www.science-et-cafe.fr/2018/09/05/moins-de-maladies-renales-chez-les-buveurs-de-cafe/

http://www.science-et-cafe.fr/2018/09/05/maladie-renale-au-stade-final/

Catégories
Foie et rein

Moins de maladies rénales chez les buveurs de café

Une très récente étude s’est penchée sur l’association entre la consommation de café et le risque de maladie rénale dans la population générale, lien inconnu à ce jour. Les auteurs ont analysé 8 717 sujets d’un âge moyen de 52,0 (8,8) ans dont 47,8 % étaient des hommes qui avaient une fonction rénale normale, et étaient recrutés dans la cohorte sud-coréenne KoGES.
Sur la base d’un questionnaire alimentaire, cinq catégories de consommation de café ont été définies :

  • 0/semaine,
  • <1 tasse/semaine,
  • 1-6 tasses/semaine,
  • 1 tasse/jour,
  • et ≥2 tasses/jour.

La maladie rénale a été définie sur la base du taux estimé de filtration glomérulaire (eGFR) <60 ml/min/1,73 m2. Dans cette cohorte, 52,8 % des sujets étaient des consommateurs quotidiens de café. Au cours d’un suivi moyen de 11,3 (5,9-11,5) ans, 9,5 % des participants ont développé une maladie rénale chronique qui est apparue significativement moins fréquemment chez les consommateurs de café au quotidien. La consommation quotidienne d’une tasse de café (Hazard ratio [HR] = 0,76 ; intervalle de confiance [IC] 95 % = 0,63-0,92) et de ≥2 tasses/jour (HR = 0,80 ; IC 95 % = 0,65-0,98) était associée à un risque plus réduit de développer une maladie rénale chronique que la non-consommation de café. Ces données positives nécessitent toutefois d’être confirmées dans d’autres ethnies.

Pour en savoir plus :

Jhee JH, Nam KH, An SY et al. Effects of coffee intake on incident chronic kidney disease: Community-based prospective cohort study. Am J Med 2018 Jun 12. doi: 10.1016/j.amjmed.2018.05.021

La littérature récente est riche en études sur la relation entre la consommation de café et la santé rénale. Ainsi 3 études récentes ont abordé le lien entre café et développement de calculs rénaux, le risque de développer une maladie rénale simple ainsi qu’une maladie rénale au stade final. Dans les trois cas, la consommation de café s’avère exercer un effet préventif.

http://www.science-et-cafe.fr/2018/09/05/maladie-renale-au-stade-final/

http://www.science-et-cafe.fr/2018/09/05/du-cafe-contre-les-calculs-renaux/

Catégories
Foie et rein

Maladie rénale au stade final

Des études épidémiologiques suggèrent que la consommation de café pourrait être associée à une meilleure fonction rénale. Une étude prospective récente, la première dans le domaine, vient de s’intéresser à la relation entre la consommation de café, thé, soda et la consommation totale de caféine et le risque de développer une maladie rénale au stade final (MRSF). L’étude a été réalisée sur une cohorte prospective de la Singapore Chinese Health Study composée de 63 257 hommes et femmes âgés de 45-74 ans lors du recrutement entre 1993 et 1998. Après un suivi moyen de 16,8 ans, 1 143 sujets de la cohorte ont développé une MRSF. Comparés aux faibles consommateurs (moins d’une tasse/jour), le Hazard Ratio (HR) et l’intervalle de confiance (IC 95 %) étaient de 0,91 (0,79-1-05) pour les consommateurs d’une tasse de café/jour et 0,82 (0,71-0,96) pour les consommateurs d’au moins 2 tasses/jour. La stratification par sexe montre que cette association est observée uniquement chez les hommes et non chez les femmes. Le HR (IC 95 %) pour la consommation de ≥2 tasses/jour était de 0,71 (0,57-0,87) chez les hommes et 0,97 (0,78-1,19) chez les femmes.

Au contraire, la consommation de thé, soda et de caféine totale n’était pas associée à une diminution du risque de MRSF. Ainsi la consommation d’au moins 2 tasses de café par jour pourrait réduire le risque de MRSF dans la population générale, du moins chez les hommes. Il reste à définir la nature des constituants du café impliqués dans cet effet protecteur puisque la caféine ne semble pas jouer un rôle spécifique et de contrôler si cet effet protecteur est retrouvé dans d’autres ethnies.

Pour en savoir plus :

Lew QJ, Jafar TH, Jin A et al. Consumption of coffee but not of other caffeine-containing beverages reduces the risk of end-stage renal disease in the Singapore Chinese Health Study. J Nutr 2018 ; 148 : 1315-22.

La littérature récente est riche en études sur la relation entre la consommation de café et la santé rénale. Ainsi 3 études récentes ont abordé le lien entre café et développement de calculs rénaux, le risque de développer une maladie rénale simple ainsi qu’une maladie rénale au stade final. Dans les trois cas, la consommation de café s’avère exercer un effet préventif.

http://www.science-et-cafe.fr/2018/09/05/du-cafe-contre-les-calculs-renaux/

http://www.science-et-cafe.fr/2018/09/05/moins-de-maladies-renales-chez-les-buveurs-de-cafe/