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Cancer

Cancer du sein : bon point pour le café

En France, chaque année, plus de 50 000 femmes sont affectées par un cancer du sein. Il peut néanmoins être néanmoins guéri dans 9 cas sur 10 lorsqu’il est détecté à temps, c’est pourquoi il est conseillé de réaliser des dépistages réguliers après 50 ans. Il est également possible d’adopter certaines habitudes afin de prévenir les risques de développer ce type de cancer. À ce sujet, une nouvelle étude publiée par une équipe espagnole dans la revue European Journal of nutrition met en évidence un lien entre cancer du sein et consommation de café. Après avoir analysé les données recueillies auprès de plus de 10 000 femmes, les chercheurs ont trouvé que statistiquement, les femmes ménopausées buvant plus d’une tasse de café par jour avaient moins de chance d’être touchées par un cancer du sein. Cette association n’était cependant observée pour les femmes avant la ménopause. Ces données sont à approfondir par de nouvelles études, mais révèlent une facette peu explorée des bienfaits du café.

 

> L’étude en question : Sánchez-Quesada C, Romanos-Nanclares A, Navarro AM et al. Coffee Consumption and Risk of Breast Cancer: An Up-To-Date Meta-Analysis. Eur J Nutr, doi: 10.1007/s00394-020-02180-w

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Cancer Foie et rein Métabolisme

Le régime de prévention du diabète de type 2 incluant la consommation de café pourrait réduire le risque de développer un carcinome hépatocellulaire

Des chercheurs ont observé que les personnes atteintes d’un diabète de type 2 avaient un risque plus élevé de développer un carcinome hépatocellulaire, par rapport aux individus non diabétiques. Une étude révèle néanmoins que le régime alimentaire préventif du diabète de type 2, incluant notamment la consommation de café, pourrait réduire le risque de développer un carcinome hépatocellulaire.

 

Le cancer du foie, dont la forme histologique la plus répandue est le carcinome hépatocellulaire (CHC), est le troisième cancer le plus mortel dans le monde. De plus en plus de preuves scientifiques indiquent que l’incidence du CHC est environ deux fois plus élevée chez les individus atteints de diabète de type 2 (T2D) comparé aux individus non diabétiques. Cela souligne l’importance que pourrait avoir la résistance à l’insuline (cause du diabète) dans la pathogenèse du CHC. Cette résistance joue en effet un rôle important dans le développement du T2D et de la stéatose hépatique non alcoolique, deux facteurs de prédisposition pour le CHC. Les niveaux sanguins de facteurs inflammatoires, comme l’interleukine-6 (IL-6) et la protéine C-réactive, sont également élevés chez les diabétiques et sont associés à un risque plus élevé de développer un CHC. En conséquence, un régime alimentaire sain, qui peut améliorer la sensibilité à l’insuline et réduire l’inflammation, pourrait aussi être bénéfique dans la prévention de l’obésité, du T2D et du cancer du foie. Ainsi dans cette étude, les auteurs ont examiné l’éventuelle association entre un régime alimentaire de prévention contre le T2D et le risque de CHC.

Dans ce but, les auteurs ont suivi 87 943 femmes de la Nurses’ Health Study et 49 665 hommes de la Health Professionals Follow-up Study sur une durée allant jusqu’à 32 ans. Ils ont en particulier mis au point une analyse du score de réduction du risque de diabète, en utilisant l’index glycémique alimentaire et l’inclusion d’une variété d’aliments incluant le café. Leur étude a permis d’identifier un total de 160 cas de CHC parmi ces individus américains.

En analysant les résultats, les scientifiques ont remarqué que la réduction du risque de développer un T2D en adoptant une alimentation particulière était également associée à un risque réduit de développer un CHC (quartile supérieur comparé au quartile inférieur; hazard ratio (HR) = 0,57, IC 95% 0,34-0,95). Même analysés individuellement, les aliments et boissons permettant de diminuer le risque de T2D, comme les fibres de céréales, les noix ou le café, étaient aussi associés à un risque plus faible de développer un CHC. Cette association est en revanche plus faible que celle observée pour le régime alimentaire dans son ensemble.

Il s’avère donc qu’une meilleure adhérence au régime de prévention du T2D était associée à un risque réduit de développer un CHC pour les femmes et les hommes américains. Des études complémentaires restent toutefois nécessaires pour confirmer ces résultats et les étendre sur d’autres populations.

 

Pour en savoir plus:

  1. Luo X, Sui J, Yang W, et al. Type 2 Diabetes Prevention Diet and Hepatocellular Carcinoma Risk in US Men and Women. Am J Gastroenterol 2019 ; 114 : 1870-77
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Cancer Foie et rein

Cancer du foie : un petit café pourrait le prévenir

En plus d’être le plus gros organe de notre abdomen, le foie est critique au bon fonctionnement de notre organisme. Certains scientifiques affirment même que le foie assure plus de 300 mécanismes différents dont un des plus reconnus est la sécrétion de la bile, cruciale à la digestion. Le cancer du foie le plus courant est le carcinome hépatocellulaire ; il apparaît dans un contexte inflammatoire, souvent suite à l’exposition du corps à des toxines. Une étude irlandaise relayée par Santé Magazine démontre toutefois qu’il serait possible de prévenir l’apparition de ce type de cancer en buvant du café. Les scientifiques ont en effet remarqué que « les buveurs de café avaient en moyenne 50% de risque en moins de développer un carcinome hépatocellulaire comparé à ceux qui ne buvaient pas de café ». L’effet anti-cancer serait dû aux molécules antioxydantes présentes dans le café d’après un des chercheurs. Cette étude épidémiologique renforce ainsi notre connaissance sur les bienfaits insoupçonnés du café.

 

> Plus de détails sur le site de Santé Magazine : https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-alimentation/cancer-du-foie-les-buveurs-de-cafe-seraient-moins-a-risque-428327

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Cancer

La consommation de café n’augmente pas le risque de cancer de la prostate

L’évidence épidémiologique sur le lien entre café et cancer de la prostate n’est pas très concluante et peu d’études ont considéré les associations entre le stade et grade de la maladie et la consommation de café. Cette étude prospective européenne de la cohorte EPIC a recherché de manière détaillée le lien entre café et cancer de la prostate.

 

Peu d’études de cohorte ont testé les associations potentielles entre consommation de café (total, caféiné et décaféiné) et de thé, et le stade ou le grade du cancer de la prostate.

Parmi les 142 196 hommes inclus dans la European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition, 7 036 cas incidents de cancer de la prostate ont été diagnostiqués sur les 14 ans de suivi. Les données sur les consommations de café et de thé ont été collectées par des questionnaires alimentaires spécifiques à chaque pays au début de l’étude. Les modèles ont été stratifiés par centre et par âge, et ajustés pour les facteurs anthropométriques, de style de vie et alimentaires.

Les consommations médianes de café et de thé étaient respectivement de 375 et 106 ml/jour, mais les auteurs ont observé de larges variations en fonction des pays. En comparant les consommations les plus élevées de café (médiane de 855 ml/jour) par rapport aux plus faibles (médiane de 103 ml/jour) et de thé (450 vs 12 ml/jour), les Hazard Ratios (HRs) étaient respectivement de 1,02 (IC 95 % = 0,94-1,09) et 0,98 (IC 95 % =  0,90-1,07) pour le risque total de cancer de la prostate et 0,97 (IC 95 % = 0,79-1,21) et 0,89 (IC 95 % = 0,70-1,13) pour le risque de cancer fatal.

Les auteurs n’ont pas mis en évidence d’association entre la consommation totale de café, de celle de café normal ou décaféiné, ou de thé et le risque total de cancer de prostate ou de cancer par stade, grade ou de fatalité dans cette grande cohorte. D’autres investigations seront nécessaires pour clarifier une potentielle association entre différentes préparations, concentrations ou divers constituants de ces boissons.

 

Référence

Sen A, Papadimitriou N, Lagiou P et al. Coffee and tea consumption and risk of prostate cancer in the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition. Int J Cancer. 2019 ; 144 : 240-50.

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Cancer

La consommation de café réduit ou n’affecte pas le risque de cancer dans divers organes

Quatre méta-analyses récentes ont revu le lien entre consommation de café et risque de cancer dans divers organes. Le café s’avère protecteur dans le cancer du foie, du côlon et de la cavité orale et n’affecte pas le risque de cancer de l’ovaire ou du rectum.

 

Une équipe japonaise a réalisé une méta-analyse sur l’association entre café et cancer du foie (1) incluant six études réalisées sur des cohortes japonaises impliquant 195 356 participants et 881 cas de cancer. Le risque relatif poolé est de 0,50 (intervalle de confiance 95 % (IC 95 %) : 0,38-0,66) pour la consommation de café par rapport à une consommation nulle ou très faible. Cette méta-analyse confirme au Japon les propriétés protectrices du café dans le cancer du foie démontrées dans les populations européennes et américaines (1).

 

Une autre méta-analyse s’est intéressée à l’association entre café et cancer de la cavité orale (2) sur la base de quatorze études cas-contrôles et cinq études de cohorte incluant 6 454 cas de cancer. Pour une consommation de café élevée comparée à faible, le risque relatif est réduit de 32 % (IC 95 % : 0,56-0,82). De plus, une consommation de café intermédiaire permet une diminution de 15 % du risque de cancer de la cavité orale (IC 95 % : 0,77-0,94), surtout observée dans les études cas-contrôle, mais pas dans les études de cohorte. Il apparaît donc que le café même consommé modérément diminue le risque de cancer de la cavité orale.

 

Une troisième revue systématique et méta-analyse a étudié l’association entre café et cancer colorectal (3) sur la base de 26 études de cohorte prospectives (onze européennes, sept asiatiques et sept américaines) incluant 3 308 028 participants. La consommation de café diminue le risque de cancer du côlon de 9 % chez les hommes et femmes combinés (RR : 0,91 ; IC 95 % : 0,83-1,00) et de 6 % chez les hommes seuls (RR : 0,94 ; IC 95 % : 0,89-0,99). Si on prend en compte l’ethnie, l’effet protecteur est retrouvé chez les hommes européens et les femmes asiatiques. Par contre, le café n’est pas associé à une réduction de risque de cancer du rectum.

 

Enfin une quatrième revue systématique et méta-analyse a considéré l’association entre la consommation de café et le risque de cancer de l’ovaire (4) sur la base de 22 études cas-contrôles incluant 40 140 participants et 8 568 cas de cancer de l’ovaire, d’au moins 17 ans. Aucune association significative n’a été observée entre la consommation totale de café et le risque de cancer ovarien (OR = 1,09 ; IC 95 % : 0,94-1,26). Les auteurs n’ont pas non plus observé d’association entre la consommation totale de caféine et le risque de cancer ovarien (OR = 0,89 ; IC 95 % : 0,55-1,45) ni avec celle de café caféiné (OR = 1,05 ; IC 95 % : 0,87-1,28) alors qu’il existe une relation inverse entre café décaféiné et risque de cancer de l’ovaire (OR = 0,72 ; IC 95 % : 0.58-0.90). Ainsi la consommation de café ne présente aucun risque pour le cancer de l’ovaire et celle de café décaféiné pourrait même s’avérer protectrice.

 

Pour en savoir plus :

  1. Tamura T, Hishida A, Wakai K. Coffee consumption and liver cancer risk in Japan: a meta-analysis of six prospective cohort studies. Nagoya J Med Sci 2019 ; 81 : 143-50.
  2. He T, Guo X, Li X et al. Association between coffee intake and the risk of oral cavity cancer: a meta-analysis of observational studies. Eur J Cancer Prev 2019 ; [Epub ahead of print].
  3. Sartini M, Bragazzi NL, Spagnolo AM et al. Coffee consumption and risk of colorectal cancer: a systematic review and meta-analysis of prospective studies. Nutrients 2019 ; 11 : 694.
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Cancer

[Étude] Du café contre les métastases dans le cancer de la prostate

Une nouvelle étude, réalisée sur des souris, vient de mettre en évidence un effet positif des composants du café pour empêcher la croissance des métastases dans le cancer de la prostate. Cette étude, réalisée sur l’animal, montre que le café regorge de molécules potentiellement utiles pour notre santé. La recherche ne fait que commencer…

 

> Lire l’article sur Medisite : https://www.medisite.fr/cancer-de-la-prostate-cancer-de-la-prostate-du-cafe-pour-eviter-les-metastases.5504810.524085.html

> Lire l’étude : George Pounis et al. Reduction by coffee consumption of prostate cancer risk: Evidence from the Moli-sani cohort and cellular models. Int. J. Cancer : 141, 72–82. 

 

 

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Cancer

15 à 36 % de réduction de la progression du cancer de la prostate chez les buveurs de café

La consommation de café à dose modérée (1-4 tasses par jour) diminue de 15 à 36 % la progression du cancer de la prostate localisé chez les hommes sous surveillance active.

La surveillance active (SA) est de plus en plus utilisée comme stratégie de suivi dans le cancer localisé de la prostate. La consommation de café a été associée à une incidence réduite du risque de cancer de la prostate. Dans cette étude, des chercheurs de deux universités texanes ont étudié s’il existait un lien entre le café et la progression du cancer de la prostate chez les hommes sous SA. Dans ce but, les auteurs ont enrôlé dans un protocole de suivi SA sur au moins 6 mois les patients récemment diagnostiqués avec un score de Gleason (GS) de 6 ou 7 pour le cancer de la prostate. Les 411 participants ont rempli un questionnaire alimentaire au moment du recrutement. Le protocole SA incluait un monitoring biennal de progression de la maladie définie par une augmentation du GS. Le génotype des patients au niveau du SNP rs762551 lié au métabolisme de la caféine a également été évalué.

Le suivi médian était de 36 mois (6-126 mois) et 76/411 (18,5 %) ont vu une progression de leur GS. Dans un modèle multivarié ajusté pour le marqueur du cancer de la prostate, la PSA (antigène prostatique spécifique), l’âge et la taille de la tumeur, et la consommation de moins d’une tasse/jour (HR = 0,85, IC 95 % = 0,40-1,71), de 1-1,9 tasses (HR = 0,64, IC 95 % = 0,29-1,43), de 2-3,9 tasses (HR = 0,71, IC 95 % = 0,35-1,47) réduisait le risque de progression de ce cancer par rapport aux non-consommateurs.

Par contre, la consommation d’au moins 4 tasses de café par jour (HR = 1,67, IC 95 % = 0,81-3,45) accélérait la progression de ce cancer. Les patients consommateurs faibles ou modérés de café et le génotype AA caractérisant les « métaboliseurs rapides de la caféine » étaient moins susceptibles de subir une progression de leur grade GS, comparés aux non-consommateurs (HR = 0,36, IC 95 % = 0,15-0,88, P = 0,03). Cette étude met en évidence que la consommation de café à dose modérée (1-4 tasses/jour) est plutôt positive (diminution de risque de 15 à 36 %) dans la progression du cancer de la prostate localisé chez les hommes sous SA et que l’effet est renforcé chez les métaboliseurs rapides de caféine. Il reste à étendre ce travail à d’autres groupes pour confirmer si une consommation de café supérieure à 4 tasses par jour stimule réellement la progression du cancer de la prostate ce qui est plutôt en désaccord avec les études disponibles à ce jour, aussi bien humaines qu’animales.

 

Pour en savoir plus

Gregg JR, Lopez DS, Reichard C et al. Coffee, Caffeine Metabolism Genotype, and Disease Progression in Localized Prostate Cancer Patients Managed with Active Surveillance. J Urol. 2018 Sep 1. [Epub ahead of print]

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Cancer

Pas d’association entre café et cancer de l’ovaire

La consommation de café n’est pas associée à un risque de cancer de l’ovaire.

Les effets de la consommation de café sur le cancer de l’ovaire restent controversés à ce jour. Une méta-analyse vient de compiler les données de 8 études comprenant 787 076 participantes et 3 541 cas de cancer de l’ovaire. Les résultats montrent que la consommation de café (2-7 tasses par jour comparées à zéro) n’est pas associée à un risque de cancer de l’ovaire (RR = 1,06, CI 95 % : 0,89-1,26). Les analyses stratifiées ou incluant des sous-groupes sont consistantes avec ce résultat global. Cette méta-analyse incluant l’ensemble des données disponibles à ce jour confirme qu’il n’y a pas d’association entre la consommation de café et le cancer de l’ovaire.

 

Pour en savoir plus

  • Berretta M, Micek A, Lafranconi A, et al. Coffee consumption is not associated with ovarian cancer risk: a dose-response meta-analysis of prospective cohort studies. Oncotarget 2018 ; 9 : 20807-15. doi: 10.18632/oncotarget.24829.
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Cancer Système digestif

Pas de lien entre café et cancer de l’œsophage

Aucune association entre la consommation de café et l’incidence de cancer de l’œsophage.

Le café ne réduit pas l’incidence du cancer de l’œsophage dans les populations européennes et américaines alors qu’il est protecteur en Asie orientale.

L’association entre la consommation de café et le cancer de l’œsophage est inconsistante, sans doute à cause des effets confondants liés à la température de la boisson.

Une méta-analyse de 11 études ayant inclus 457 010 participants et 2 628 cas incidents vient de rapporter que le risque relatif (RR) de développer un cancer de l’œsophage est de 0,93 (IC 95 % : 0,73-1,12) chez les grands (3-7 tasses/jour) par rapport aux faibles consommateurs de café (moins d’une tasse/jour). Après stratification pour le sexe, le type pathologique de cancer et le type d’étude épidémiologique, les auteurs n’ont observé aucune association entre la consommation de café et l’incidence de cancer de l’œsophage. Ils ont toutefois observé une différence ethnique avec un RR de 0,64 (CI 95 % : 0,44-0,83) chez les participants d’Asie orientale chez lesquels le café serait protecteur à l’inverse des participants Euro-Américains (RR = 1,05 ; CI 95 % : 0,81-1,29).

 

Pour en savoir plus

  • Zhang J, Zhou B, Hao C. Coffee consumption and risk of esophageal cancer incidence: A meta-analysis of epidemiologic studies. Medicine (Baltimore) 2018 ; 97 : e0514. doi: 10.1097/MD.0000000000010514.
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Cancer Santé générale

Mortalité et incidence réduites dans les cancers avec le café

 

Réduction de l’incidence et de la mortalité par cancer (tous sites) avec le café.

Indépendamment des effets préventifs connus de la consommation de café sur le développement de certains cancers, l’association inverse entre café et cancer est retrouvée au niveau de l’incidence du cancer tous-sites et de la mortalité induite.

L’effet préventif de la consommation de café au niveau de certains organes était connu. Cette étude s’est intéressée aux conséquences du café sur l’incidence du cancer tous sites et la mortalité sur un échantillon de 39 685 hommes et 43 124 femmes âgés de 49-70 ans à leur entrée dans l’étude. Au cours du suivi, un total de 4 244 hommes et 2 601 femmes ont développé un cancer à différents sites. Un total de 3 021 hommes et 1 635 femmes sont morts du cancer à différents sites.

L’étude a mis en évidence une relation inverse entre la fréquence de consommation de café (de 0 à plus de 5 tasses/jour) et l’incidence du cancer tous-sites aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Chez les consommateurs de plus de 5 tasses de café/jour comparés aux non-consommateurs, le risque relatif était de 0,74 (IC 95 % : 0,62-0,88) chez les hommes 0,76 (IC 95 % : 0,58-1,02) chez les femmes. La consommation de café était aussi inversement associée à la mortalité par cancer tous-sites.

 

Pour en savoir plus

  • Sado J, Kitamura T, Kitamura Y et al. Three-Prefecture Cohort Study Group. Association between coffee consumption and all-sites cancer incidence and mortality. Cancer Sci 2017 ; 108 : 2079-87. doi: 10.1111/cas.13328.