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Recette

[Recette] Un dessert au café

Le site Elle à table vous propose une recette pour mettre le café à l’honneur : Crème de mascarpone, crumble d’amandes et sirop de café. Faites-vous plaisir, c’est le printemps !

> Lire la recette : http://www.elle.fr/Elle-a-Table/Recettes-de-cuisine/Creme-de-mascarpone-crumble-d-amandes-et-sirop-de-cafe-3778059

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Goût Idées Reçues

Café et perception de l’amertume : y a-t-il un lien avec la consommation ?

L’appétence pour l’amertume du café est déterminée par toute une série de gènes et active des structures cérébrales différentes chez les consommateurs et les non-consommateurs. Les consommateurs de café s’avèrent très sensibles à son amertume.

 

À l’exception de l’eau, la plupart des boissons sont amères ou sucrées. Les perceptions de goût et les préférences sont transmissibles, génétiquement déterminées et interviennent dans le choix et la consommation des boissons. Diverses boissons amères ou sucrées ont été impliquées dans le développement de certaines maladies. Les auteurs de cette étude (1) ont réalisé une genome-wide associated study (GWAS) de la consommation de boissons amères (café, thé, jus de pamplemousse, vin rouge, liqueur et bière) et sucrées (boissons naturellement ou artificiellement sucrées et jus de fruits autres que le pamplemousse) et ce sur environ 370 000 citoyens britanniques d’ascendance européenne. Les auteurs ont identifié toute une série de gènes associés au goût amer (5 loci) et plus spécifiquement au café (dix loci dont six identifiés dans cette étude) qui influencent sa consommation. Les consommateurs de café développent un goût ou une capacité à détecter la caféine. Il reste à déterminer s’il existe un lien entre la sensibilité au goût amer et la consommation réelle de café, et dans quelle mesure ces données peuvent être étendues à d’autres nationalités.

 

Un second travail sur le même sujet (2) a tenté de définir la nature des régions cérébrales impliquées dans les sensations hédoniques liées à la consommation de caféine (amère), de saccharose (sucré) ou de saccharine (sucrée, puis arrière-goût amer) à l’aide d’une technique d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle sur 14 consommateurs et 14 non-consommateurs de caféine. Chez les non-consommateurs de caféine, l’exposition à la caféine ou au saccharose a principalement activé les régions cérébrales impliquées dans la mémoire et la récompense. Pour la saccharine, les consommateurs de caféine activaient surtout les régions impliquées dans la récompense, la mémoire et les processus d’information. Des études complémentaires seront nécessaires pour comprendre le lien entre les différences de perception de goût chez les consommateurs et non-consommateurs de café/caféine.

 

Pour en savoir plus :

 

  1. Zhong VW, Kuang A, Danning RD et al. A genome-wide association study of bitter and sweet beverage consumption. Hum Mol Genet. 2019 ; [Epub ahead of print].
  2. Gramling L, Kapoulea E, Murphy C. Taste perception and caffeine consumption: an fmri study. Nutrients 2018 ; 11.
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Grossesse et maternité Sexualité

Café et fertilité

La consommation de café chez les femmes qui ont des difficultés à procréer n’a aucune conséquence si elles suivent un traitement de fertilisation in vitro ou des cycles d’injection de sperme intra-cytoplasmique mais augmente de 50 % les chances mener une grossesse à son terme et d’avoir un enfant vivant chez celles qui suivent des cycles d’insémination intra-utérine.

 

Dans cette étude de cohorte danoise (1), les auteurs ont recherché si la consommation de café par les femmes pouvait affecter les chances de démarrer une grossesse et de la mener à terme avec un enfant vivant chez les femmes qui suivaient un traitement d’aide médicale à la procréation. Un total de 1 708 femmes et partenaires potentiels suivant un traitement de fertilité avec 1 511 cycles d’insémination intra-utérine (IIU), 2 870 fertilisations in vitro (FIV) et cycles d’injection de sperme intracytoplasmique (ISIC), ainsi que 1 355 cycles de transfert d’embryons congelés ont été recrutés pour cette étude. Parmi les femmes soumises à une FIV ou un traitement ISIC, la consommation de café n’affecte pas les chances de mener à terme une grossesse avec un enfant vivant. Les femmes traitées par IIU qui consommaient 1-5 tasses de café/jour augmentaient nettement leurs chances de mener une grossesse à son terme (risque relatif (RR) : 1,49 ; IC 95 % : 1,05-2,11) et d’avoir un enfant vivant (RR : 1,53 ; IC 95 % : 1,06-2,21) que le groupe de référence qui ne consommait pas de café. Ainsi, le café semble bénéfique avant le début de la grossesse chez les femmes suivant un traitement IIU mais n’a aucun effet chez les femmes traitées par FIV/ISIC.

 

Pour en savoir plus :

  1. Lyngsø J, Kesmodel US, Bay B et al. Impact of female daily coffee consumption on successful fertility treatment: a Danish cohort study. Fertil Steril. 2019 ; [Epub ahead of print].
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Cancer

La consommation de café réduit ou n’affecte pas le risque de cancer dans divers organes

Quatre méta-analyses récentes ont revu le lien entre consommation de café et risque de cancer dans divers organes. Le café s’avère protecteur dans le cancer du foie, du côlon et de la cavité orale et n’affecte pas le risque de cancer de l’ovaire ou du rectum.

 

Une équipe japonaise a réalisé une méta-analyse sur l’association entre café et cancer du foie (1) incluant six études réalisées sur des cohortes japonaises impliquant 195 356 participants et 881 cas de cancer. Le risque relatif poolé est de 0,50 (intervalle de confiance 95 % (IC 95 %) : 0,38-0,66) pour la consommation de café par rapport à une consommation nulle ou très faible. Cette méta-analyse confirme au Japon les propriétés protectrices du café dans le cancer du foie démontrées dans les populations européennes et américaines (1).

 

Une autre méta-analyse s’est intéressée à l’association entre café et cancer de la cavité orale (2) sur la base de quatorze études cas-contrôles et cinq études de cohorte incluant 6 454 cas de cancer. Pour une consommation de café élevée comparée à faible, le risque relatif est réduit de 32 % (IC 95 % : 0,56-0,82). De plus, une consommation de café intermédiaire permet une diminution de 15 % du risque de cancer de la cavité orale (IC 95 % : 0,77-0,94), surtout observée dans les études cas-contrôle, mais pas dans les études de cohorte. Il apparaît donc que le café même consommé modérément diminue le risque de cancer de la cavité orale.

 

Une troisième revue systématique et méta-analyse a étudié l’association entre café et cancer colorectal (3) sur la base de 26 études de cohorte prospectives (onze européennes, sept asiatiques et sept américaines) incluant 3 308 028 participants. La consommation de café diminue le risque de cancer du côlon de 9 % chez les hommes et femmes combinés (RR : 0,91 ; IC 95 % : 0,83-1,00) et de 6 % chez les hommes seuls (RR : 0,94 ; IC 95 % : 0,89-0,99). Si on prend en compte l’ethnie, l’effet protecteur est retrouvé chez les hommes européens et les femmes asiatiques. Par contre, le café n’est pas associé à une réduction de risque de cancer du rectum.

 

Enfin une quatrième revue systématique et méta-analyse a considéré l’association entre la consommation de café et le risque de cancer de l’ovaire (4) sur la base de 22 études cas-contrôles incluant 40 140 participants et 8 568 cas de cancer de l’ovaire, d’au moins 17 ans. Aucune association significative n’a été observée entre la consommation totale de café et le risque de cancer ovarien (OR = 1,09 ; IC 95 % : 0,94-1,26). Les auteurs n’ont pas non plus observé d’association entre la consommation totale de caféine et le risque de cancer ovarien (OR = 0,89 ; IC 95 % : 0,55-1,45) ni avec celle de café caféiné (OR = 1,05 ; IC 95 % : 0,87-1,28) alors qu’il existe une relation inverse entre café décaféiné et risque de cancer de l’ovaire (OR = 0,72 ; IC 95 % : 0.58-0.90). Ainsi la consommation de café ne présente aucun risque pour le cancer de l’ovaire et celle de café décaféiné pourrait même s’avérer protectrice.

 

Pour en savoir plus :

  1. Tamura T, Hishida A, Wakai K. Coffee consumption and liver cancer risk in Japan: a meta-analysis of six prospective cohort studies. Nagoya J Med Sci 2019 ; 81 : 143-50.
  2. He T, Guo X, Li X et al. Association between coffee intake and the risk of oral cavity cancer: a meta-analysis of observational studies. Eur J Cancer Prev 2019 ; [Epub ahead of print].
  3. Sartini M, Bragazzi NL, Spagnolo AM et al. Coffee consumption and risk of colorectal cancer: a systematic review and meta-analysis of prospective studies. Nutrients 2019 ; 11 : 694.
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Santé générale

Consommation quotidienne de café et espérance de vie

De nombreux articles sont parus récemment sur l’association entre consommation de café et la mortalité due à diverses causes. Elles ont fait l’objet de deux méta-analyses, d’une revue et d’un article qui tente d’expliquer ce phénomène.

La première méta-analyse est une analyse détaillée de différentes sous-populations, car les facteurs de risque varient en fonction de l’âge, de l’obésité ou du style de vie. Cette analyse inclut 40 études, soit 3 852 651 sujets et 450 256 décès. Les auteurs ont observé des associations inverses non linéaires pour la mortalité toutes causes, liée aux maladies cardiovasculaires (MCV) ou au cancer. La baisse de risque relatif (RR) la plus élevée est observée avec 3,5 tasses de café/jour pour la mortalité toutes causes (- 15 %), 2,5 tasses/jour pour la mortalité liée aux MCV (- 17 %) et 2 tasses/jour pour la mortalité par cancer (- 4 %). Une consommation plus élevée ne diminue pas davantage la mortalité. L’association inverse entre la consommation de café et la mortalité toutes causes ne dépend pas de l’âge, du statut pondéral, de la consommation d’alcool ou de tabac ou de la teneur en caféine du café. L’association inverse est plus solide en Europe et en Asie qu’aux États-Unis. Les auteurs ont également observé une association inverse non linéaire entre la mortalité due aux maladies respiratoires et au diabète, et une association linéaire inverse pour la mortalité due aux causes non-MCV et non-cancer. Enfin, une consommation de café modérée (2-4 tasses/jour) est associée à une réduction de la mortalité générale ou spécifique comparée à l’absence de consommation. L’association inverse entre le café et la mortalité toutes causes n’est affectée par aucun facteur sauf l’origine géographique.

 

Une seconde méta-analyse (2) s’est surtout intéressée à la relation entre la consommation de café normal ou décaféiné et la mortalité toutes causes. Les auteurs ont inclus 21 études de cohorte, soit 10 103 115 participants et 240 303 cas de décès. Ils ont également observé une association inverse non linéaire entre la consommation de café et la mortalité toutes causes. Comparée à une consommation de café nulle ou rare, la consommation de 3 tasses/jour réduirait le risque relatif de mortalité de 13 % et la relation est similaire pour le café normal et le café décaféiné.

 

Une troisième analyse globale (3) a regroupé huit études de cohorte japonaises du Japan Cohort Consortium et s’est intéressée aux différences hommes-femmes. Cette étude a inclus 144 750 hommes et 168 631 femmes. Sur un suivi de 17 ans, il y a eu 52 943 décès (19 495 par cancer, 7 321 par MCV, 6 387 cérébrovasculaires, 3 490 dus à des maladies respiratoires et 3 382 à des blessures et accidents). Dans les deux sexes, la consommation de café jusqu’à 5 tasses/jour est protectrice pour la mortalité toutes causes bien que l’association s’atténue dans la catégorie la plus élevée de consommation de café (≥ 5 tasses/jour). Chez les hommes, une association inverse a été observée pour toutes les causes majeures de mortalité sauf pour le cancer. Chez les femmes, la consommation de café réduit la mortalité pour les MCV dans la catégorie 1-2 tasses/jour, mais le risque s’accroît dans la catégorie ≥ 5 tasses/jour. La consommation de café n’influe pas sur le risque de décès par cancer. Les résultats obtenus sont similaires chez les hommes fumeurs au moment de l’étude et les femmes n’ayant jamais fumé. Les auteurs concluent que la consommation de moins de 5 tasses de café/jour peut être bénéfique pour réduire la mortalité due aux causes courantes.

 

Enfin, une étude prospective (4), sur une population limitée de 1 920 sujets âgés de plus de 40 ans, a émis l’hypothèse que la réduction de la mortalité serait liée à une baisse du rythme cardiaque au repos. Durant les 15 ans de suivi, 343 participants sont décédés (102 par cancer, 48 par MCV et 44 de maladies infectieuses). Une analyse multivariée a montré qu’une consommation élevée de café était inversement associée au rythme cardiaque de repos et les auteurs ont également retrouvé un taux de mortalité réduit dans le groupe des gros consommateurs par rapport aux faibles consommateurs. Cette étude semble montrer qu’une consommation élevée de café réduit la mortalité toutes causes par le biais de la réduction du rythme cardiaque de repos, mais elle reste préliminaire.

 

Pour en savoir plus :

  1. Kim Y, Je Y, Giovannucci E. Coffee consumption and all-cause and cause-specific mortality: a meta-analysis by potential modifiers. Eur J Epidemiol 2019 ; [Epub ahead of print].
  2. Li Q, Liu Y, Sun X et al. Caffeinated and decaffeinated coffee consumption and risk of all-cause mortality: a dose-response meta-analysis of cohort studies. J Hum Nutr Diet 2019 ; 32 : 279-87.
  3. Abe SK, Saito E, Sawada N et al. Coffee consumption and mortality in Japanese men and women: A pooled analysis of eight population-based cohort studies in Japan (Japan Cohort Consortium). Prev Med 2019 ; 123 : 270-7.
  4. Nohara-Shitama Y, Adachi H, Enomoto M et al. Habitual coffee intake reduces all-cause mortality by decreasing heart rate. Heart Vessels. 2019 ; [Epub ahead of print].