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Santé générale Sexualité

Café : un effet protecteur de l’endomètre

Du café chaque jour contre le cancer de l’endomètre, notamment en cas d’obésité.

La consommation quotidienne de café exerce un effet protecteur dans le cancer de l’endomètre qui pourrait s’avérer particulièrement bénéfique chez les femmes en surpoids.

Une méta-analyse a regroupé les données de 12 études de cohorte et de 8 études cas-contrôles pour un total respectif de 11 663 participants et 2 746 cas de cancer endométrial.

Le risque relatif (RR) moyen pour la consommation la plus élevée (3 à plus de 5 tasses par jour) comparée à la plus faible (0 à moins de 2 tasses par jour) était de 0,74 (CI 95 % : 0,68-0,81). Le RR observé était de 0,78 (CI 95 % : 0,71-0,85) dans les études de cohorte et 0,63 (CI 95 % : 0,53-0,76) dans les études cas-contrôles.

L’augmentation de consommation d’une tasse de café par jour était associée à une réduction de risque de 3 % (CI 95 % : 2-4%) dans les études de cohorte et de 12 % (CI 95 % : 5-18%) dans les études cas-contrôles. Le pooling des données de cinq études de cohorte a montré de plus que l’association inverse ne restait significative que chez les femmes avec un indice de masse corporelle supérieur à 30 (RR = 0,71, CI 95 % : 0,61-0,81). Les données de cette méta-analyse confirment le rôle protecteur du café dans le cancer de l’endomètre et suggèrent que la prise de café pourrait être particulièrement bénéfique chez les femmes obèses.

 

Pour en savoir plus

  • Lukic M, Guha N, Licaj I et al. Coffee Drinking and the Risk of Endometrial Cancer: An Updated Meta-Analysis of Observational Studies. Nutr Cancer 2018 ; 70 : 513-28. doi: 10.1080/01635581.2018.1460681.
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Cancer Système digestif

Pas de lien entre café et cancer de l’œsophage

Aucune association entre la consommation de café et l’incidence de cancer de l’œsophage.

Le café ne réduit pas l’incidence du cancer de l’œsophage dans les populations européennes et américaines alors qu’il est protecteur en Asie orientale.

L’association entre la consommation de café et le cancer de l’œsophage est inconsistante, sans doute à cause des effets confondants liés à la température de la boisson.

Une méta-analyse de 11 études ayant inclus 457 010 participants et 2 628 cas incidents vient de rapporter que le risque relatif (RR) de développer un cancer de l’œsophage est de 0,93 (IC 95 % : 0,73-1,12) chez les grands (3-7 tasses/jour) par rapport aux faibles consommateurs de café (moins d’une tasse/jour). Après stratification pour le sexe, le type pathologique de cancer et le type d’étude épidémiologique, les auteurs n’ont observé aucune association entre la consommation de café et l’incidence de cancer de l’œsophage. Ils ont toutefois observé une différence ethnique avec un RR de 0,64 (CI 95 % : 0,44-0,83) chez les participants d’Asie orientale chez lesquels le café serait protecteur à l’inverse des participants Euro-Américains (RR = 1,05 ; CI 95 % : 0,81-1,29).

 

Pour en savoir plus

  • Zhang J, Zhou B, Hao C. Coffee consumption and risk of esophageal cancer incidence: A meta-analysis of epidemiologic studies. Medicine (Baltimore) 2018 ; 97 : e0514. doi: 10.1097/MD.0000000000010514.
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Cancer Santé générale

Mortalité et incidence réduites dans les cancers avec le café

 

Réduction de l’incidence et de la mortalité par cancer (tous sites) avec le café.

Indépendamment des effets préventifs connus de la consommation de café sur le développement de certains cancers, l’association inverse entre café et cancer est retrouvée au niveau de l’incidence du cancer tous-sites et de la mortalité induite.

L’effet préventif de la consommation de café au niveau de certains organes était connu. Cette étude s’est intéressée aux conséquences du café sur l’incidence du cancer tous sites et la mortalité sur un échantillon de 39 685 hommes et 43 124 femmes âgés de 49-70 ans à leur entrée dans l’étude. Au cours du suivi, un total de 4 244 hommes et 2 601 femmes ont développé un cancer à différents sites. Un total de 3 021 hommes et 1 635 femmes sont morts du cancer à différents sites.

L’étude a mis en évidence une relation inverse entre la fréquence de consommation de café (de 0 à plus de 5 tasses/jour) et l’incidence du cancer tous-sites aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Chez les consommateurs de plus de 5 tasses de café/jour comparés aux non-consommateurs, le risque relatif était de 0,74 (IC 95 % : 0,62-0,88) chez les hommes 0,76 (IC 95 % : 0,58-1,02) chez les femmes. La consommation de café était aussi inversement associée à la mortalité par cancer tous-sites.

 

Pour en savoir plus

  • Sado J, Kitamura T, Kitamura Y et al. Three-Prefecture Cohort Study Group. Association between coffee consumption and all-sites cancer incidence and mortality. Cancer Sci 2017 ; 108 : 2079-87. doi: 10.1111/cas.13328.
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Métabolisme

Réduction du risque de diabète de type 2 avec le café

La consommation de café inversement associée au risque de développer un DT2.

Une récente méta-analyse de grande taille confirme l’association inverse entre la consommation de café et le risque de développer un diabète de type 2.

Le diabète de type 2 (DT2) est devenu un problème majeur de santé publique associé à une morbidité et une mortalité croissante. En matière de prévention, on note un intérêt croissant pour les stratégies basées sur l’alimentation. Une méta-analyse récente vient de s’intéresser aux effets du café et de ses composants bioactifs sur le développement du DT2 et la modulation de ses complications.

La méta-analyse a inclus 30 études prospectives pour un total de 1 185 210 participants et 53 018 cas de DT2 incidents. Le risque relatif (RR) de développer un DT2 est de 0,71 (intervalle de confiance [IC] 95 %, 0,67-0,76) pour une consommation médiane de 5 tasses/jour comparées à 0 tasse/jour.

Le risque de DT2 diminue de 6 % (RR = 0,94 ; CI 95 %, 0,93-0,95) pour chaque tasse quotidienne additionnelle de café. On observe des résultats identiques que le café soit caféiné ou décaféiné ce qui montre le rôle de la caféine et des autres composants bioactifs du café. Les résultats de cette méta-analyse permettent de dire que la consommation de café est inversement associée au risque de développer un DT2. Les mécanismes potentiellement impliqués incluent des effets thermogènes, antioxydants et anti-inflammatoires ; la modulation de la signalisation par les récepteurs de l’adénosine, ainsi que la richesse et la diversité de la flore intestinale.

 

Pour en savoir plus

  • Carlström M, Larsson SC. Coffee consumption and reduced risk of developing type 2 diabetes: a systematic review with meta-analysis. Nutr Rev 2018 ; 76 : 395-417. doi: 10.1093/nutrit/nuy014.
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Cœur

Du café contre les arythmies cardiaques

Oui, boire du café réduit le risque d’arythmies cardiaques. Contrairement aux idées reçues, la consommation de café et de caféine réduit le risque de développer des arythmies cardiaques.

On considère la plupart du temps que la caféine augmente le risque d’arythmie et de fibrillation auriculaire. Une étude s’est penchée sur les conséquences de l’ingestion chronique de caféine sur la fibrillation auriculaire dans la population générale (1). L’étude a été réalisée sur un échantillon de 1 475 femmes et hommes sans sélection spécifique. Les sujets ont été suivis pendant 12 ans durant lesquels ils ont librement consommé des boissons ou aliments contenant de la caféine. Les sujets ont été stratifiés en trois niveaux de consommation à la fois sur l’ensemble de la cohorte et après génotypage du polymorphisme 163C > A du gène CYP1A2 impliqué dans le métabolisme de la caféine.

Dans l’ensemble de la cohorte, l’incidence de fibrillation auriculaire sur 12 ans était la plus faible (2,2 %) dans le groupe consommant le plus de caféine (plus de 320 mg/jour soit l’équivalent de 3-4 tasses de café).

Chez les individus consommant 165-320 mg/jour, soit 2-3 tasses de café, l’incidence était de 5,7 % alors qu’elle atteignait 10,2 % dans le groupe consommant moins de 165 mg/jour soit moins de 2 tasses de café/jour.

La même tendance a été observée dans tous les génotypes. Les facteurs de confusion potentiels sont l’âge, une maladie pulmonaire chronique, des antécédents de crise cardiaque ou d’infarctus et une tension artérielle systolique élevée.

Cette étude prospective confirme que sur la population générale, le risque de fibrillation auriculaire est réduit de manière dose-dépendante par la consommation de boissons et d’aliments contenant de la caféine.

 

Simultanément, une revue de la littérature sur les arythmies (2) rapporte aussi que les grandes études de population ont suggéré que la consommation de café et de thé ne présente pas de risque pour la santé cardiovasculaire et pourrait même réduire l’incidence des arythmies, et ce jusqu’à 300 mg de caféine par jour, comme l’étude précédente en témoigne. Chez certains individus toutefois, en cas d’association entre les épisodes d’arythmie et la consommation de caféine, la prudence s’impose.

 

 

Pour en savoir plus

  1. Casiglia E, Tikhonoff V, Albertini F et al. Caffeine intake reduces incident atrial fibrillation at a population level. Eur J Prev Cardiol 2018 Jan 1:2047487318772945. doi: 10.1177/2047487318772945.
  2. Voskoboinik A, Kalman JM, Kistler PM. Caffeine and Arrhythmias. Time to Grind the Data. J Am Coll Cardiol 2018 ; 4 : 425-32. DOI: 10.1016/j.jacep.2018.01.012
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Santé générale

[Nouvelle étude – JAMA] Boire du café pour prolonger son espérance de vie

C’est le site Top Santé qui revient sur les conclusions d’une nouvelle étude, publiée dans JAMA, qui va plus loin que les dernières recommandations qui conseillaient 4 tasses de café par jour pour en tirer tous les bénéfices. Cette nouvelle étude pousse le nombre de tasses à 8, selon l’étude portant sur 500 000 personnes, de 57 ans en moyenne…

> Lire la suite : https://www.topsante.com/nutrition-et-recettes/les-bons-aliments/cafe/boire-du-cafe-pour-prolonger-son-esperance-de-vie-626746

• L’étude : Erikka Loftfield, Marilyn C. Cornelis, Neil Caporaso et al. Association of Coffee Drinking With Mortality by Genetic Variation in Caffeine MetabolismFindings From the UK Biobank. JAMA Intern Med. Published online July 2, 2018. doi:10.1001/jamainternmed.2018.2425

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Cœur

[Étude] De la caféine pour le cœur !

C’est cette fois une étude allemande qui a cherché à connaître les bienfaits du café. Les chercheurs ont donné l’équivalent de 4 tasses de café à des rongeurs pendant 10 jours. Ils leur ont ensuite provoqué une crise cardiaque. Les chercheurs ont alors pu voir que les souris qui avaient reçu du café étaient moins touchées au niveau cellulaire par l’attaque cardiaque et avaient une meilleure récupération. C’est une action de la caféine qui serait à l’origine de cet effet bénéfique sur le cœur.

> Lire la suite : http://www.maxisciences.com/cafe/maladies-cardiovasculaires-le-cafe-serait-bon-pour-le-coeur_art41059.html

 

• L’étude : Niloofar Ale-Agha, Christine Goy, Philipp Jakobs et al. CDKN1B/p27 is localized in mitochondria and improves respiration-dependent processes in the cardiovascular system—New mode of action for caffeine. https://doi.org/10.1371/journal.pbio.2004408