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Café et cancer : que savons-nous ? Le point sur les études après la réunion du CIRC, mai 2016

La relation entre café et cancer a fait l’objet d’une littérature abondante qui vient d’être analysée par les experts du CIRC. Ceux-ci ont classé le café dans la catégorie 3 : « Inclassable quant à sa carcinogénicité chez les humains ». De plus, les experts ont considéré que la consommation de café était même protectrice et préventive au niveau de quelques organes : le foie, le sein, l’endomètre utérin, la prostate et le pancréas.

La consommation de café par la population générale est élevée, le café est la boisson la plus consommée dans le monde après l’eau. Pour cette raison, l’association entre sa consommation et le développement de maladies chroniques comme les cancers qui peuvent être modulés par les facteurs nutritionnels et le style de vie a fait l’objet d’un grand nombre d’études.
Depuis 1958, plus de 1 400 études se sont intéressées à la relation potentielle entre la consommation de café et tous les types de cancer. Pour la plupart des types de cancers, on dispose d’un recul de 20 à 30 ans sur les données. Dans presque tous les types de cancers, il existe des méta-analyses regroupant un grand nombre de cas et des études sur de très larges populations. Les méta-analyses incluant les études les plus récentes et ayant correctement pris en compte les facteurs de confusion potentiels sont détaillées ici.
En 2011, une méta-analyse de 40 études prospectives incluant 2 millions d’Européens, Nord-Américains et Asiatiques a observé que la consommation de café n’était pas associée au risque de cancer de manière générale, voire même diminuée dans certains organes (Yu et al., 2011). Ces données ont été confirmées en 2016 chez 91 767 femmes norvégiennes, pays où la consommation de café est élevée. Cette étude fait également état d’une réduction modeste du risque de cancer au niveau de nombreux organes dès 1-3 tasses par jour y compris pour des consommations supérieures à 7 tasses par jour (Lukic et al., 2016).
Fin mai 2016, s’est tenu à Lyon une réunion de l’IARC ou CIRC (Centre international de recherche sur le cancer créé le 20 mai 1965 sous l’égide de l’OMS ou Organisation mondiale de la Santé) dont l’objectif était de déterminer les effets du café sur le danger de développer des cancers dans différents organes. Le tableau 1 ci-dessous détaille les catégories de classification du CIRC et les résultats des travaux déjà effectués au fil des années.

Tableau 1. Agents classés comme carcinogènes chez les humains dans les monographies du CIRC, volumes 1-115.

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À la suite d’une analyse détaillée de l’ensemble de la littérature disponible par un large panel d’experts, LE CIRC A CLASSE LA CONSOMMATION DE CAFÉ DANS LE GROUPE 3 : « INCLASSABLE QUANT A SA CARCINOGENICITE CHEZ LES HUMAINS » (Loomis et al., 2016).
Dans une analyse plus poussée, le CIRC a subdivisé les conséquences de l’exposition au café sur le danger de développer un cancer en plusieurs grands groupes en fonction des organes.

1. Absence d’effet du café sur certains cancers

Ce premier groupe comprend une série de cancers sur lesquels la consommation de café n’exerce aucune influence. C’est le cas de certains cancers digestifs comme le cancer de l’œsophage, le cancer de la vessie et le cancer colorectal.

Tableau 2. Organes dans lesquels la consommation de café n’influence pas le risque de développement d’un cancer.

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Dans le cas particulier du cancer de l’œsophage, quelques études ont fait état d’une relation positive entre la consommation de boissons chaudes et l’apparition de ce cancer. Toutefois cette relation était mise en évidence aussi bien avec le café, le thé, le maté ou toute boisson consommée très chaude (à une température supérieure à 65 °C). La température élevée des boissons altère la muqueuse œsophagienne et augmente le risque de cancer (Islami et al., 2009). Par contre, lorsque café est consommé à une température raisonnable, il n’est pas lié à une modification du risque de cancer de l’œsophage.
Par contre la température de la boisson est plus critique pour les consommations de thé et de maté qui ont souvent lieu à des températures plus élevées (Munishi et al., 2015). Sur la base d’études concernant la consommation de maté chez les humains ou des effets de l’eau très chaude chez les animaux, la consommation de boissons très chaudes (au-delà de 65-70 °C) a été classée dans le groupe 2A, c’est-à-dire « probablement cancérogène pour les humains ». Par contre, le café dont une enquête a montré que la température préférentielle de consommation est autour de 60 °C n’est pas concerné (Brown et al., 2008).

2. Organes pour lesquels les connaissances sont encore insuffisantes ou manquent de clarté pour tirer des conclusions claires

Dans un certain nombre d’organes, les données de la littérature ne sont pas encore suffisantes ni assez fiables ou parfois discordantes et ne permettent pas de tirer des conclusions. Ceci est dû souvent à des facteurs de confusion qui n’ont pas été correctement analysés et éliminés dans les études.

Tableau 3. Organes pour lesquels les connaissances manquent de clarté pour tirer des conclusions.

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Malgré une tendance de la littérature à observer des effets préventifs de la consommation du café sur le développement d’un cancer dans la plupart des organes listés dans le tableau 3, le CIRC a considéré que l’état des connaissances manquait encore de clarté pour tirer des conclusions claires. La conclusion est la même pour quelques autres sites, comme la thyroïde, l’ovaire et les gliomes.

Tableau 4. Organes pour lesquels les connaissances sont insuffisantes pour tirer des conclusions.
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3. Le café protège certains organes du risque de cancer ou ne présente pas de risque carcinogène

Dans un troisième groupe d’organes, la consommation de café exerce un effet protecteur sur le risque de développer un cancer, la baisse de risque étant souvent assez marquée.

Tableau 5. Organes dans lesquels la consommation de café pourrait suggérer une absence de carcinogénicité.

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Au niveau des cancers de ces organes, les mécanismes spécifiques suivants de protection par la consommation de café ont pu être identifiés :

FOIE

Le foie est un organe sur lequel la consommation de café a des effets particulièrement positifs et protecteurs puissants retrouvés dans toutes les études et dans toutes les pathologies hépatiques. On observe en particulier :

  • Une diminution dose-dépendante du risque de cancer hépatique (Bravi et al., 2013 ; 2016) ;
  • Une diminution de la concentration des enzymes marqueurs des maladies hépatiques (alanine aminotransférase, gamma-glutamyltransférase) (Sasaki et al., 2014) ;
  • Une diminution du risque de mortalité par cirrhose alcoolique hépatocellulaire (réduction de 42-48 % pour au moins 2 tasses de café quotidiennes ; Kennedy, 2016). La cirrhose hépatique est fortement liée au risque de carcinome hépatique ;
  • Un ralentissement de la progression de l’hépatite C chez les grands par rapport aux faibles consommateurs de café (Xiao et al., 2014) ;
  • Une diminution de risque et un ralentissement du processus de fibrose (processus de cicatrisation qui remplace les cellules hépatiques endommagées par une cicatrice fibreuse), en particulier chez les consommateurs d’alcool, dans les cas d’hépatite C et une diminution du risque de stéato-hépatite non alcoolique (accumulation de graisse dans le foie) (Saab et al., 2014) ;
  • Une diminution de la mortalité liée à la cirrhose et au cancer du foie (Saab et al., 2014)
  • La caféine exerce un effet ralentisseur du développement de la cirrhose (Birerdinc et al., 2012) ;
  • La paraxanthine, un des métabolites de la caféine ralentit la croissance du tissu fibreux hépatique dans la fibrose, la cirrhose reliée à l’alcool et le cancer du foie (Gressner et al., 2009) ;
  • Le kahwéol and le cafestol, les deux diterpènes du café ont des propriétés anti-carcinogènes dans le foie (Catalano et al., 2010), et les acides chlorogéniques et caféique ont des propriétés antivirales (Molloy et al., 2012).

SEIN

  • rôle prépondérant de la caféine
  • effet possible du kahwéol sur le développement de ce cancer
  • la caféine et l’acide caféique agissent sur les tumeurs dépendant ou non des œstrogènes en les sensibilisant à l’effet du tamoxifène
  • pas de différence entre les métaboliseurs lents et rapides

ENDOMÈTRE

  • action conjuguée de la caféine et des autres constituants du café, en particulier les antioxydants
  • effet des acides chlorogéniques
    – protection de l’ADN par leurs propriétés antioxydantes
    – action sur l’hyperinsulinémie associée au développement de ce cancer
    – activation des cytochromes hépatiques CYP1A2 et CYP3A4 qui augmentent l’élimination de l’œstradiol impliqué dans la carcinogenèse de l’endomètre
  • pas d’effet du café sur le risque d’endométriose

PROSTATE

  • action conjuguée de la caféine et des autres constituants du café
  • les antioxydants de diverses sources sont très actifs dans la baisse de risque de ce cancer

4. Les organes sensibles : effet non concluant du café selon l’analyse du CIRC

C’est le cas du cancer du poumon et de la leucémie des enfants nés de mères consommant du café. Pour ces deux derniers types de cancer, la littérature fait état d’une aggravation du risque.

Tableau 6. Organes dans lesquels la consommation de café pourrait, selon la littérature, accroître le risque de développement d’un cancer.

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Pour le cancer du poumon, une méta-analyse de 17 études (Xie et al., 2015) et une grande étude de cohorte prospective incluant plus de 9 000 cas (Guertin et al., 2015) ont toutes deux conclu à une augmentation du risque de cancer du poumon chez les consommateurs de café, 17 % en moyenne et 27-31 % chez les consommateurs de plus de 6 tasses de café/jour par rapport aux non-consommateurs. Toutefois, le tabac accélère le métabolisme du café et les fumeurs ont tendance à consommer davantage de café que les non-fumeurs. Le tabac représente un très important facteur de confusion dans ces études. L’ajustement des données par rapport au tabac est très difficile à faire. Dans une étude récente bien contrôlée au niveau du tabac, le café n’apparaît pas comme un facteur de risque pour le cancer du poumon (Galarraga et al., 2016). Il faudrait quelques études additionnelles pour conforter ces résultats.
Diverses études ont recherché le lien entre la consommation de café par la femme enceinte et le risque de leucémie chez l’enfant. Une méta-analyse récente de 12 études fait état d’une augmentation moyenne de 22 % du risque de leucémie aiguë chez les enfants nés de mères consommatrices de café au quotidien, et qui atteint 16 % pour les consommatrices modérées (pas plus de 3 tasses/jour) et 72 % pour les consommatrices de plus de 6 tasses par jour (Cheng et al., 2014). Toutefois, dans cette pathologie, le tabac parental est aussi un facteur de risque accru. Or, fumer accélère l’élimination de la caféine et peut inciter à consommer davantage de café/caféine.

Deux questions importantes restent non résolues pour la leucémie de l’enfant.
1. On ne dispose que d’études cas-témoins qui impliquent l’obligation de se remémorer 10 ans après la grossesse sa consommation de café. Des études de cohorte prospectives sont donc absolument nécessaires pour éventuellement considérer une potentielle association.
2. On peut aussi se demander si la consommation de café pendant la grossesse contribue directement au développement ultérieur de la leucémie chez l’enfant ou si elle ne serait qu’un marqueur indirect d’autres processus plus directement responsables du développement de cette maladie.
Au vu de ces incertitudes, le CIRC a considéré à la fois pour le cancer du poumon et la leucémie de l’enfant que, malgré une littérature plutôt négative, le degré d’évidence n’était pas suffisant pour conclure à une association positive entre consommation de café et développement de ces cancers.

5. Mortalité liée au cancer

La consommation chronique de café tout au long de la vie réduit la mortalité toutes causes confondues, ainsi que la mortalité cardiovasculaire. Par contre, elle ne semble pas influer sur la mortalité liée au cancer, tous types confondus (Freedman et al., 2012), à l’exception du cancer du foie (Lai et al., 2013 ; Saab et al., 2014) et de la population âgée, où chaque tasse de café consommé réduit le risque de mortalité par cancer de 3 % (Happonen et al., 2008).

MESSAGES CLÉS

• La consommation de café n’a aucun effet favorisant sur le développement des cancers
• Elle protège des cancers du foie, de la prostate, de l’endomètre, du sein, et du pancréas
• Le niveau d’évidence est insuffisant pour conclure dans de nombreux cancers
• Le CIRC a classé la consommation de café dans le groupe 3 : « Inclassable quant à sa carcinogénicité chez les humains »

 

Références

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Système digestif

Le café est consommé de préférence à 60 °C, soit à une température inférieure à celle qui peut provoquer des brûlures de l’œsophage.

Les boissons chaudes comme le thé, le chocolat chaud ou le café sont souvent servies à des températures oscillant entre 70 °C et 85 °C. Des expositions brèves à des liquides aussi chauds peuvent provoquer des brûlures de l’œsophage. En même temps, il faut servir ces boissons à des températures suffisamment élevées pour satisfaire le consommateur. Les auteurs de ce travail ont observé que chez les 300 personnes de leur étude, la température préférée pour la consommation de café est de 60 ± 8 °C. Cette température est inférieure à celles qui peuvent provoquer des brûlures de l’œsophage. Ceci explique sans doute pourquoi la récente analyse du CIRC n’a pas considéré le café comme un facteur de risque pour le cancer de l’œsophage, en opposition avec le thé et le maté qui, eux, sont en général consommés à des températures nettement plus élevées.

Pour en savoir plus :

• Brown F, Diller KR. Calculating the optimum temperature for serving hot beverages. Burns 2008 ; 34 : 648-54.