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Cancer Foie et rein

La consommation de café réduirait jusqu’à 72 % le risque de carcinome hépatocellulaire

Des études asiatiques ont montré l’effet bénéfique du café et du thé sur le risque de survenue d’un carcinome hépatocellulaire (cancer du foie le plus fréquent), mais ces populations ne consomment pas ces 2 boissons en quantités similaires aux Européens. C’est pourquoi une équipe de chercheurs internationaux a recherché le lien entre café, thé et carcinome hépatocellulaire au sein d’une grande cohorte européenne.

Dans la cohorte European Prospective Investigation into Cancer (EPIC), les chercheurs ont sélectionné 486 799 hommes et femmes suivis pendant une période médiane de 11 ans, dont 201 ont présenté un carcinome hépatocellulaire. Ils ont recueilli les données indiquant leur consommation de café (avec la proportion de cafés caféinés et décaféinés dans certains pays) et celle de thé. C’est la première étude de cohorte européenne menée sur le sujet.

Les auteurs ont observé une relation inverse entre la consommation de café et le risque de développer un carcinome hépatocellulaire à tous les niveaux de consommation de café. Le risque est réduit de 72 % (HR : 0,28 ; IC 95 % : 0,16-0,50 ; p < 0,001) chez les personnes qui consomment le plus de café (plus de 6 tasses/jour) comparées à celles ayant une consommation faible (0-1 tasse/jour). Une association similaire, mais moins prononcée a également été retrouvée parmi les grands consommateurs de thé (plus de 6 tasses/jour) : leur risque est réduit de 59 % (IC 95 % : 0,22-0,78, p = 0,003) par rapport aux non-consommateurs. En revanche, la consommation de café décaféiné n’engendrait pas de diminution de risque statistiquement significative (p = 0,45), mais les données n’ont pas été obtenues pour l’ensemble de la population. Ces résultats ne sont pas impactés par le fait que les sujets soient ou non porteurs des virus de l’hépatite B ou C.

Des études mécanistiques restent nécessaires pour déterminer la nature des composés impliqués dans cet effet, caféine ou autres constituants du café.

Pour en savoir plus :

Bamia C, Lagiou P, Jenab M et al. Coffee, tea and decaffeinated coffee in relation to hepatocellular carcinoma in a European population: Multicentre, prospective cohort study. Int J Cancer 2014 Sep 15. [Epub ahead of print]

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Cœur Santé générale

Boire du café réduit les risques de mortalité toutes causes confondues et de maladie cardiovasculaire

Une équipe de chercheurs suédois a réalisé une méta-analyse à partir de 21 études publiées entre 1966 et 2013 analysant le lien entre la consommation de café et la mortalité, soit de toutes causes confondues, soit liée aux maladies cardiovasculaires, soit aux cancers de tout type. Cette étude s’est intéressée également aux quantités de café bues, et les résultats montrent que l’association entre la consommation de café et les risques de mortalité n’est pas linéaire.

Les 21 études prospectives incluses dans cette méta-analyse regroupent au total 997 464 participants, dont 121 915 sont décédés. Les chercheurs ont montré qu’il existe une relation inverse non linéaire entre la consommation de café et la mortalité toutes causes. La réduction de risque varie de 8 % pour une tasse bue par jour à 14 % pour 6 tasses bues par jour, le maximum de réduction étant de 16 % (IC 95 % : 13-18) obtenu pour une consommation de 4 tasses de café par jour.

Concernant le risque de mortalité par maladie cardiovasculaire, les résultats indiquent également qu’il y a une relation inverse non linéaire entre ce risque et la consommation de café. La réduction de risque est maximale pour 3 tasses de café bues (21 %, IC 95 % : 16-26). Elle est tout de même de 11 % pour 1 tasse bue par jour et de 15 % pour 6 tasses consommées quotidiennement.

Aucune association n’a été retrouvée entre la consommation de café et la réduction de mortalité par cancers, quelle que soit la dose.

Les auteurs de l’étude ont obtenu des résultats concordants avec les deux autres méta-analyses déjà effectuées sur l’association entre la consommation de café et la mortalité. Celle-ci apporte en plus des données sur la dose de café permettant d’obtenir la meilleure réduction de risque. Les mécanismes sous-jacents à l’effet protecteur du café sur la mortalité ne sont pas encore élucidés.

Pour en savoir plus :

Crippa A, Discacciati A, Larsson SC et al. Coffee consumption and mortality from all causes, cardiovascular disease, and cancer: a dose-response meta-analysis. Am J Epidemiol 2014 ; 180 : 763-75.

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Cerveau

En stimulant la cognition, le café pourrait retarder l’apparition d’une démence

Diverses études ont fait état de l’association positive entre la consommation de café et une protection vis-à-vis de l’apparition d’une démence. Cependant, cette association positive n’apparaît clairement que dans les études limitées à des périodes courtes (suivis de 1 à 5 ans) alors que, dans les études plus longues, les résultats sont inconsistants.

Dans une étude de population basée sur la Rotterdam Study, la consommation de café a été évaluée en 1989-1991 (N = 5408), et réévaluée en 1997-1999 (N = 4368). Le suivi de démence a été réalisé jusqu’en 2011. Les auteurs ont évalué l’association entre la consommation de café et la démence sur toute la durée de suivi et par tranches de 4 ans.

La consommation de café (3 tasses/jour) réduisait de 30 % le risque de développer une démence, mais uniquement dans un intervalle de 0-4 ans après chacune des deux périodes de mesure. Par contre, les auteurs n’ont pas observé d’association entre la consommation de café mesurée sur les deux périodes (1989-1991 et 1997-1999) et l’apparition d’une démence sur l’ensemble de la période de suivi, jusqu’en 2011. Toutefois, les personnes qui ont maintenu leur consommation de café entre les deux périodes de mesure maintenaient un risque plus faible de démence que celles qui l’ont réduite.

Ces données suggèrent que la relation entre la consommation de café et la démence est complexe, que la consommation de café ne serait pas associée à la démence sur le long terme et qu’elle pourrait donc retarder plutôt que protéger de l’apparition d’une démence. Cependant, les effets observés dans cette étude nécessitent d’être répliqués. Les auteurs considèrent que l’association protectrice observée à court terme pourrait plutôt représenter une causalité inverse. Ils émettent l’hypothèse que la caféine est un stimulant et pourrait exercer des effets bénéfiques sur la cognition qui s’estomperaient avec son usage prolongé, ce qui reste à être démontré. De même, ils considèrent que la consommation de café comme d’autres facteurs de style de vie est vraisemblablement une caractéristique de bonne santé et de bien-être général.

Pour en savoir plus :

Mirza SS, Tiemeier H, de Bruijn RF et al. Coffee consumption and incident dementia. Eur J Epidemiol 2014 Aug 26. [Epub ahead of print]

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Grossesse et maternité

Les femmes diminuent spontanément leur consommation de caféine en début de grossesse

Dans cette étude norvégienne, les auteurs ont cherché à caractériser les changements de consommation de différents types de boissons entre l’avant et le début de la grossesse, et ont examiné les associations avec l’âge de la mère et son niveau d’éducation.

Les participantes (575 femmes nullipares en bonne santé) recrutées dans 8 cliniques anténatales de Norvège du Sud entre septembre 2009 et février 2013 ont répondu à un questionnaire à l’inclusion dans un essai randomisé contrôlé, le Fit for Delivery (FFD) trial, lors de leur grossesse (médiane 15e semaine de gestation ; 9-20). Elles ont rapporté leur consommation courante et, rétrospectivement, la consommation de ces mêmes boissons avant le début de leur grossesse.

Avant la grossesse, 27 % des femmes consommaient de l’alcool au moins une fois par semaine, comparées à 0,3 % au début de la grossesse (p < 0,001). Le pourcentage de femmes consommant du café (38 % versus 10 %, p < 0,001), des boissons naturellement sucrées (10 % versus 6 % ; p = 0,011) et artificiellement sucrées (12 % versus 9 % ; p = 0,001) au moins une fois par jour a également diminué significativement entre les périodes d’avant et de début de grossesse, alors que le pourcentage de femmes consommant de l’eau (85 % versus 92 % ; p < 0,001), du jus de fruit (14 % versus 20 % ; p = 0,001) et du lait (37 % versus 42 % ; p = 0,001) au moins une fois par jour a augmenté significativement.

Entre la période précédant la grossesse et son début, les femmes ayant un niveau d’éducation plus élevé ont davantage réduit leur consommation de café que celles avec un niveau d’éducation bas. Les femmes plus âgées (≥ 25 ans) ont réduit leur fréquence de consommation de café et de boissons artificiellement sucrées et ont augmenté la fréquence de leur consommation de jus de fruit et de lait significativement plus que les femmes plus jeunes.

Ces changements de consommation de boissons chez les femmes enceintes semblent en accord avec les conseils des autorités de santé publique norvégiennes.

Pour en savoir plus :

Skreden M, Bere E, Sagedal LD et al. Changes in beverage consumption from pre-pregnancy to early pregnancy in the Norwegian Fit for Delivery study. Public Health Nutr 2014 Sep 15 : 1-10. [Epub ahead of print]

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Idées Reçues Sports

La caféine ne déshydrate pas, surtout chez le sportif

Une méta-analyse récente de 16 études a évalué la diurèse induite par la caféine chez l’adulte au repos et au cours d’activités sportives. La dose moyenne de caféine ingérée est de 300 mg. L’ingestion de caféine augmente le volume moyen d’urine de 109 ml soit 16,0 % par rapport au groupe non exposé, mais l’effet est très variable en fonction des études. L’exercice réduit cette perte de plus de 80 % et les femmes sont nettement moins sensibles aux effets diurétiques de la caféine que les hommes. Les auteurs en concluent que la caféine n’a qu’un effet mineur sur la diurèse et qu’il est supprimé par l’exercice. Par conséquent, les inquiétudes liées à une perte de liquide non souhaitée après l’ingestion de caféine ne sont pas fondées, surtout au cours de l’activité sportive.

Pour en savoir plus :

Zhang Y, Coca A, Casa DJ et al. Caffeine and diuresis during rest and exercise: A meta-analysis. J Sci Med Sport 2014 Aug 9. [Epub ahead of print]

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Énergie

Enfants : du thé et du café plutôt que des sodas et des boissons énergisantes

La consommation de caféine chez les enfants et les adolescents augmente avec l’offre de plus en plus importante de boissons caféinées. Un chercheur anglais a passé en revue l’ensemble de la littérature publiée entre 1983 et 2013 portant sur la consommation de caféine chez les enfants et la cognition, le comportement, l’humeur ou la performance lors d’exercices physiques. Il en a retenu 28 et a fait une synthèse de leurs résultats.

Selon les conclusions de l’auteur, la caféine, en quantité modérée, n’est pas nocive chez les enfants de plus de 4 ans, mais les apports devraient être limités à 2,5 mg/kg/j afin de maximiser les effets bénéfiques (en particulier sur la cognition et sur la performance sportive) et de minimiser les effets négatifs sur le comportement, l’humeur ou le sommeil.
Les boissons caféinées devraient être consommées en faible concentration et sans sucre. Cela correspond à 1 ou 2 tasses de thé par jour ou 1 petite tasse de café instantané par jour chez les enfants les plus jeunes. Chez les enfants plus âgés et les adolescents, cela correspond à 2 ou 3 tasses de thé et 1 à 2 petites tasses de café instantané quotidiennes. Une consommation élevée de caféine est associée à de l’agitation, de l’anxiété et des troubles du sommeil. Ces effets n’ont pas été retrouvés pour la consommation de café et de thé.
Les boissons caféinées (colas et boissons énergisantes) sont une source de caféine à éviter chez les enfants et les adolescents en raison de leur acidité, de leur forte teneur en caféine, de la présence de sucres ajoutés et de l’absence de composés bioactifs.
Globalement, les études sur cette population sont insuffisantes et limitées chez les enfants. Selon l’auteur, il faudrait mener davantage d’études pour déterminer le seuil de toxicité et les bénéfices sur la vigilance et les performances sportives de quantités modérées de caféine.

Pour en savoir plus
Ruxton CH. The suitability of caffeinated drinks for children: a systematic review of randomized controlled trials, observational studies and expert panel guidelines. J Hum Nutr Diet 2014 ; 27 : 342-57.

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Foie et rein

Boire plus de 2 cafés par jour réduit de 66 % le risque de décès dû à une cirrhose d’origine non virale

La cirrhose du foie est due à différentes causes : consommation élevée d’alcool, infection par l’hépatite B (fréquente en Asie) ou C, stéatose non alcoolique (NAFLD) liée à l’obésité et au diabète entre autres. La cirrhose est responsable de 800 000 décès dans le monde, chaque année. Une équipe de chercheurs a étudié l’association entre la consommation de différentes boissons et la mortalité due à la cirrhose parmi la cohorte Singapore Chinese Health Study.

Cette cohorte comprend 63 257 personnes, âgées de 45 à 74 ans, et suivies pendant en moyenne 14,7 ans. Leurs habitudes de consommation de café, de thé noir et vert (les 3 principales sources de caféine dans cette population), mais aussi de jus de fruit et de boissons non alcoolisées ont été renseignées grâce à un questionnaire. Les auteurs ont dénombré 114 cas de décès dus à une cirrhose. Parmi eux, 29 % ont été causés par une hépatite B chronique, 2 % par une hépatite C et 12 % par une consommation d’alcool élevée.

Cette étude montre que la mortalité due à la cirrhose est réduite de 37 % chez les consommateurs d’au moins 1 café par jour (HR = 0,62, IC 95 % = 0,40-0,97). Aucune association n’a été retrouvée entre les autres boissons et la mortalité due à la cirrhose.
En distinguant les cas de cirrhoses virales et non virales, les chercheurs ont observé une relation inverse, dose-dépendante, entre le nombre de tasses de café consommées et le risque de décès par cirrhose non virale (p = 0,001). En comparaison avec les consommateurs occasionnels de café, ceux qui boivent 1 ou plus de 2 tasses de café par jour ont un risque de décès par cirrhose (non due à une cause virale) respectivement réduit de 39 % et 66 % (p = 0,013).

La consommation de café est associée à un risque significativement réduit de décès par cirrhose du foie, en particulier dans les formes n’ayant pas été causées par une hépatite virale. La caféine ne semble pas être responsable de cet effet. Le thé (vert ou noir) et d’autres boissons non alcoolisées n’ont pas montré d’effet protecteur contre les cirrhoses de toute origine.
Les auteurs émettent l’hypothèse que les bénéfices du café sur la progression des maladies du foie sont dus à ses effets sur le stress oxydatif et sur la lipotoxicité, liés à l’alcool ou au NAFLD, non présents en cas d’infection par hépatite B. Ce serait donc les propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires du café qui seraient en jeu.

Pour en savoir plus
Goh GB, Chow WC, Wang R et al. Coffee, alcohol and other beverages in relation to cirrhosis mortality: The Singapore Chinese Health Study. Hepatology 2014 ; 60 : 661-9.

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Cellules et ADN Cerveau

Les effets protecteurs du café dans le Parkinson : des variations génétiques

On considère qu’une interaction complexe entre les facteurs génétiques et environnementaux est impliquée dans l’étiologie de la maladie de Parkinson (MP). Une étude récente “genome-wide association and interaction study (GWAIS)” a identifié GRIN2A qui code pour la sous-unité du récepteur NMDA du glutamate impliquée dans la neurotransmission excitatrice cérébrale, comme intervenant au niveau génétique dans l’association inverse entre l’ingestion de caféine et le développement de la MP.
Dans l’objectif de reproduire ces données, des chercheurs suédois ont étudié le polymorphisme identifié, GRIN2A_rs4998386, et son interaction avec l’ingestion de caféine et la MP dans une étude patients-contrôles sur une population ethniquement homogène dans le sud-est de la Suède. Ce type d’études représente le standard de référence des “genome-wide association studies”. Tous les sujets (193 patients MP sporadiques et 377 contrôles) ont été génotypés et leur consommation de caféine obtenue à l’aide d’un questionnaire. Les variants du polymorphisme ont la forme CC, TC, ou TT, cette dernière forme étant relativement rare.
De manière intéressante, les effets dose-dépendants de la caféine n’ont été observés que dans le génotype CC, mais pas dans le génotype TC. Ainsi, on peut considérer que le génotype TC est déjà protégé avec une réduction de risque de 47 % quelle que soit la dose de caféine. Chez ces individus, augmenter la dose de caféine n’offre aucun bénéfice supplémentaire. En revanche, les porteurs du génotype CC peuvent bénéficier d’une réduction accrue du risque de MP de 58 % pour 200 – ≤ 400 mg/j, de 80 % pour 400 – ≤ 600 mg/j, et de 79 % pour > 600 mg/j de caféine.
Ces données apportent des données complémentaires sur les effets protecteurs de la consommation de café et de caféine dans la MP et son interaction avec le génotype du récepteur NMDA du glutamate.

Pour en savoir plus
Yamada-Fowler N, et al. Caffeine interaction with glutamate receptor gene GRIN2A: Parkinson’s disease in Swedish population. PLoS One 2014 ; 9 : e99294.

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Cerveau

Les constituants du café impliqués dans la prévention de la maladie d’Alzheimer identifiés

Diverses études épidémiologiques, précliniques et cliniques indiquent que la consommation de café pourrait avoir des effets bénéfiques contre le développement de certaines formes de démence, et en particulier contre la maladie d’Alzheimer (MA). Ces effets bénéfiques sont observés avec du café normal caféiné, mais pas avec du décaféiné ni avec la caféine seule.
Des chercheurs de la Faculté de Pharmacie de Singapour ont utilisé une approche métabolomique pour définir les métabolites discriminants entre le café caféiné et décaféiné, qui pourraient contribuer aux bénéfices observés. Les auteurs ont pu distinguer 69 métabolites discriminants, dont 37 et 32 étaient détectés à des concentrations respectivement plus élevées dans le café caféiné que dans le décaféiné. Ces métabolites comprennent différents composés phénoliques antioxydants dérivés du benzoate et du cinnamate, des acides organiques, des sucres, des acides gras et des acides aminés.
Bien que la technique utilisée ne permette pas de mesurer les concentrations absolues des différents composés, ce travail ouvre des pistes de recherche thérapeutique solides pour l’étude de composés ayant une activité biologique potentielle sur les effets du café dans la prévention de la MA.

Pour en savoir plus
Chang KL, Ho PC. Gas chromatography Time-Of-Flight Mass Spectrometry (GC-TOF-MS)-based metabolomics for comparison of caffeinated and decaffeinated coffee and its implications for Alzheimer’s Disease. PLoS One 2014 ; 9 : e104621.

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Podcasts Santé générale

Le café réduit la mortalité toutes causes

Une méta-analyse récente a regroupé les données de 17 études incluant un total de 1 054 571 participants, dont 131 212 décès toutes causes confondues. Par rapport aux consommateurs occasionnels ou aux non-consommateurs, le risque de mortalité était réduit de 10 à 13 % par une consommation de café comprise entre 1 et 5 tasses par jour. Cette diminution de risque s’atténue pour les consommations plus élevées. La réduction de la mortalité par le café est plus marquée chez les femmes, en particulier en Europe. Ces différences pourraient refléter les concentrations circulantes plus élevées d’estradiol chez la femme, ce qui a tendance à ralentir l’élimination de la caféine.

Écoutez le podcast :