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Idées Reçues Métabolisme

Le café préviendrait le risque de diabète de type 2. Vrai ou faux ?

VRAI ! La réponse en vidéo.

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Depuis les années 2000, un grand nombre d’études suggère une réduction du risque de développer un diabète de type 2 chez les consommateurs de café. Cette réduction de risque s’accroît avec la quantité de café ingérée. De manière globale, la consommation d’au moins 4 tasses quotidiennes a été associée à une baisse de 30 à 40 % du risque de développer un diabète de type 2 par rapport aux non-consommateurs.

Cette réduction de risque est retrouvée aussi bien avec le café normal qu’avec le café décaféiné, ce qui suggère que des composants du café autres que la caféine interviennent.

La présence d’antioxydants dans le café pourrait expliquer cet effet positif, en particulier parce que ces composés interviennent à diverses étapes de la régulation de la glycémie.

Il est donc vrai que le café exerce un effet préventif sur le risque de développer un diabète de type 2.

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Antioxydants

Les polyphénols du café sont activement absorbés par l’organisme

Écoutez le podcast :

L’ingestion de café a été associée à des effets bénéfiques. Ceux-ci ne sont pas toujours liés à la présence de caféine et pourraient provenir des polyphénols du café, en particulier les acides chlorogéniques ou phénoliques. Toutefois, leur biodisponibilité n’est pas connue. Un travail récent a montré que les acides chlorogéniques et phénoliques sont absorbés par le tractus gastro-intestinal et apparaissent rapidement dans le plasma à une concentration qui augmente avec la dose ingérée. Cette étude confirme la biodisponibilité et l’effet bénéfique potentiel des polyphénols du café consommé aux doses habituelles.

 

Pour en savoir plus

Renouf M et al. Dose‐response plasma appearance of coffee chlorogenic and phenolic acids in adults. Mol Nutr Food Res. 2013, Sep 4. [Epub ahead of print]

 

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Sports

Le café est aussi efficace que la caféine pour améliorer l’endurance sportive

Il a été montré que la caféine permet d’améliorer d’environ 3 % les performances lors d’exercices physiques. Cet effet ne se retrouve pas toujours dans les publications qui ont étudié l’effet de l’ingestion de café. Des chercheurs anglais ont mis au point une expérience permettant de comparer avec précision les différences d’endurance après avoir bu de la caféine ou du café.

Huit hommes, recrutés dans des clubs de cyclisme et de triathlon, ont participé à l’expérience. Une heure avant de commencer, les sportifs ont bu (en aveugle) soit de la caféine (5 mg/kg, équivalent à 3-4 tasses de café), soit du café instantané (contenant 5 mg/kg de caféine), soit de l’instantané décaféiné, soit un placebo. Ils ont ensuite fait une épreuve « contre-la-montre » sur un vélo ergométrique (vélo fixé au sol), connue pour mesurer de façon précise les différences de performance.

Les résultats de cette épreuve montrent que les performances ont été significativement meilleures pour ceux ayant absorbé de la caféine ou du café. Selon les auteurs, après avoir consommé de la caféine, la performance a augmenté de 4,9 % comparée au décaféiné et de 4,5 % comparée au placebo. Pour le café, la performance était supérieure de 4,7 % par rapport au décaféiné et de 4,3 % par rapport au placebo.

Cette étude montre que la consommation de café (avec une concentration élevée en caféine : 5 mg/kg), une heure avant de faire de l’exercice, est aussi efficace que la caféine pour améliorer l’endurance sportive.

 

Pour en savoir plus :

Hodgson AB, Randell RK, Jeukendrup AE. The metabolic and performance effects of caffeine compared to coffee during endurance exercise. PLoSOne 2013 ; 8 : e59561

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Foie et rein

Le café, contrairement aux sodas, aide à réduire le risque de formation de calculs rénaux

Les calculs rénaux touchent 10,6 % des hommes et 7,1 % des femmes, aux Etats-Unis. Des études ont suggéré que modifier l’alimentation, notamment en augmentant la quantité de boisson ingérée, pouvait jouer un rôle dans la réduction du risque de développer un calcul rénal. Une équipe de chercheurs italo-américains a recherché ces propriétés parmi différentes boissons.

Ils ont étudié les habitudes alimentaires de 194 095 personnes n’ayant jamais eu de calcul rénal, issues de trois cohortes suivies pendant plus de 16 ans. Ils ont comparé leur consommation de sodas (avec ou sans édulcorant, contenant du cola ou non) et d’autres boissons (café, thé, jus d’orange…) et l’ont reliée à l’apparition de calculs rénaux.

D’après cette étude, la consommation de sodas sans édulcorant, mais contenant du fructose, augmente le risque de formation de calcul (de 23 % pour ceux au cola et de 33 % pour ceux sans cola).
En revanche, pour les sodas avec édulcorants, ils ont observé un risque légèrement plus élevé de développer des calculs, mais qui n’est pas significatif statistiquement.
Les auteurs pensent que la présence de fructose dans les sodas sans édulcorant est responsable de l’augmentation du risque de formation de calculs rénaux, car ce sucre augmente l’excrétion de calcium, d’oxalate, et d’acide urique.

Par ailleurs, les boissons qui réduisent ce risque sont le café, le thé, le jus d’orange, la bière et le vin. Les buveurs d’au moins un café par jour ont un risque de développer des calculs rénaux inférieur de 26 % à ceux qui en boivent une fois par semaine (ou moins).
Le risque est réduit de 11 % chez les buveurs de thé, mais aussi chez les buveurs de bière (41 %), de vin rouge (31 %), de vin blanc (33 %) et de jus d’orange (12%).

Le café et le thé sont des sources de caféine, molécule connue pour augmenter de façon modérée la diurèse, l’excrétion de magnésium, potassium, calcium et sodium. L’étude montre également que le risque est réduit de 16 % avec la consommation de café décaféiné, ce qui suggère que la caféine ne serait pas la seule responsable de ce phénomène, mais peut-être aussi des antioxydants tels que l’acide chlorogénique.

Ainsi, pour augmenter l’apport en boisson, mais aussi pour éviter la formation de calculs rénaux, les auteurs de cette étude suggèrent de boire du café et du thé, mais pas de sodas contenant du fructose.

 

Pour en savoir plus :

Ferraro PM, Taylor E, Gambaro G et al. Soda and other beverages and the risk of kidney stones. Clin J Am Soc Nephrol 2013 ; 8 : 1389-95.

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Système digestif Système immunitaire

La caféine, utile pour lutter contre la maladie inflammatoire du côlon ?

D’autres études ont déjà mis en évidence les propriétés antibactériennes et anti-inflammatoires de la caféine et d’autres constituants du café. Ces effets de la caféine avaient été observés en particulier avec les entérobactéries. Ce travail confirme l’effet de la caféine dans l’inflammation du côlon et propose un mécanisme sous-jacent à cette action.

L’apparition d’une maladie inflammatoire du côlon (MIC) est liée en partie à l’invasion bactérienne des cellules épithéliales intestinales (CEIs) et leur interaction avec les compartiments sous-muqueux. Le blocage de ces interactions pourrait prévenir la colite précoce. Une protéine, la chitinase 3-like 1 (CHI3L1), facilite l’invasion bactérienne des CEIs. Sa production chez l’homme dépend de différents facteurs. La chitinase 3‐like 1 (CHI3L1) est une protéine hôte inductible qui facilite l’invasion bactérienne des CEIs. Ici les auteurs ont testé les effets de la caféine qui inhibe cette enzyme in vitro sur des lignées cellulaires de CEI et in vivo sur des souris chez lesquelles une colite a été induite par 3,5 % de dextran sulfate de sodium (DSS). In vitro, le traitement par la caféine a réduit l’expression de l’ARNm de CHI3L1, donc la production de la protéine. Ce processus est associé à une réduction dose-dépendante de l’invasion bactérienne. In vivo, les souris traitées par la caféine ont développé une colite plus tardive après DSS, perdu moins de poids et obtenu de meilleurs scores histologiques et cliniques. La migration des bactéries vers d’autres organes et la production de cytokines pro-inflammatoires ont également été réduites par la caféine. Cette étude permet de confirmer les propriétés antibactériennes de la caféine et les auteurs suggèrent que cela pourrait être une voie thérapeutique économique et sans danger pour le traitement de la MIC.

 

Pour en savoir plus :

Lee IA et al. Oral caffeine administration ameliorates acute colitis by suppressing chitinase 3‐like expression in intestinal epithelialcells. J Gastroenterol. 2013 Aug 8. [Epub ahead of print]

 

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Cœur Santé générale

La consommation de café pourrait réduire la mortalité, en particulier d’origine cardiovasculaire

Des résultats parfois contradictoires ont été publiés sur la relation entre café et mortalité, en particulier en raison de facteurs de risque associés comme la consommation de tabac. Et la plupart des études prospectives n’avaient pas une puissance statistique suffisante pour détecter une association car elles n’incluaient qu’un nombre limité de décès.
Il est donc intéressant d’avoir une vision des résultats des études publiées sur ce sujet. C’est ce travail qu’a réalisé une équipe de Milan avec une méta-analyse portant sur 23 études prospectives.

Les auteurs ont combiné toutes les données des études prospectives publiées jusqu’en janvier 2013 (en retenant 23 études de méthodologie correcte, sur 98 publications) en relation avec le café et la mortalité de toutes origines, et séparément celle liée aux cancers de tous types, aux maladies cardiovasculaires, aux maladies coronaires/ischémiques cardiaques et à l’accident vasculaire cérébral (AVC). Cette méta-analyse systématique sur les données recueillies a permis d’estimer les risques relatifs de mortalité, et de corriger les résultats en les ajustant sur la consommation de tabac.

  • Pour la mortalité de toutes origines, on n’observe pas d’augmentation du risque avec une augmentation de la consommation quotidienne de café : les risques relatifs (RR) poolés comparant une consommation de café élevée (plus de 3 tasses/jour) à une consommation faible (≤ 1 tasse/jour) étaient de 0,88 (intervalle de confiance [IC] 95% 0,84–0,93) sur la base de l’ensemble des 23 études.
    Le RR est de 0,87 (IC 95% :0,82–0,93) si on ne retient que les 19 études ayant introduit une correction pour le tabac.
  • Pour la mortalité liée aux maladies cardiovasculaires : les RRs combinés étaient de 0,89 (IC 95% : 0,77-1,02 sur 17 études corrigeant pour le tabac) pour la consommation la plus élevée comparée à une faible consommation ; et de 0,98 (IC 95% : 0,95-1,00) pour l’augmentation d’une tasse/jour.
    Concernant la mortalité par AVC, le RR pour la consommation de café la plus élevée comparée à une faible consommation, était de 0,95 (IC 95% : 0,78-1,15).
    Pour les maladies coronaires/ischémiques cardiaques, le RR est de 0,95 (IC 95% : 0,70-1,29).
  • Enfin, pour le risque de mortalité pour tous types de cancer, le RR est de 1,03 (IC 95% : 0,97-1,10).

Cette méta-analyse permet donc d’avancer que l’ingestion de café est inversement reliée à la mortalité de toute origine, et probablement spécifiquement à la mortalité d’origine cardiovasculaire.

 

Pour en savoir plus :

Malerba S et al. A meta-analysis of prospective studies of coffee consumption and mortality for all causes, cancers and cardiovasculardiseases. Eur J Epidemiol 2013, Aug 11, Epubahead of print.

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Métabolisme

Boire modérément du café permettrait de diminuer l’apport calorique de la journée, chez les personnes obèses ou en surpoids

Il a été remarqué que les personnes qui boivent du café ont un index de masse corporelle (IMC) plus bas que celles qui n’en boivent pas, mais peu d’études se sont penchées sur l’effet du café sur la prise alimentaire et sur la sensation de faim. Les auteurs de cette étude ont étudié l’apport énergétique chez des personnes qui ont consommé du café à différentes concentrations de caféine.

16 personnes ayant un poids normal et 17 personnes en surpoids ou obèses ont participé à cette étude. Tous étaient en bonne santé et non-fumeurs. Les chercheurs leur ont demandé de manger pour le petit déjeuner une quantité fixe de pain, de beurre, de sucre. Ils leur ont également donné à boire soit du café à 3 mg/kg de caféine, soit du café à 6 mg/kg de caféine, soit de l’eau. Au cours des 3h qui ont suivi, les chercheurs ont évalué leur sensation de satiété, leur faim et leur envie de manger. Puis, les chercheurs ont mesuré l’apport calorique du déjeuner suivant et du reste de la journée.

Ils ont obtenu des résultats différents chez les deux types de participants : la prise alimentaire de ceux qui avaient un poids normal n’a pas été influencée par la boisson qu’ils ont consommée au petit déjeuner.

En revanche, chez les personnes obèses ou en surpoids, la quantité d’énergie ingérée a été modulée par la boisson prise le matin. Lorsqu’elles avaient bu du café contenant 3 mg/kg de caféine (l’équivalent de deux tasses de café), l’apport énergétique des personnes obèses ou en surpoids était significativement supérieur à celui des individus ayant bu de l’eau ou du café à 6 mg/kg de caféine (l’équivalent de quatre tasses de café) : ils ont absorbé 233 kcal de plus que les autres.

Et la consommation de café à 6 mg/kg de caféine a entraîné, parmi ces participants, un apport calorique sur la journée réduit de 550 kcal comparées à ceux qui ont bu de l’eau (P=0,04) et de 725 kcal comparées à ceux qui ont bu le café à 3 mg/kg de caféine (P=0,008).

Cette étude semble indiquer qu’une prise modérée de café provoquerait une ingestion réduite de calories au repas suivant et sur toute la journée chez les personnes en surpoids ou obèses comparée à une prise plus modérée de café ou à de l’eau. Les auteurs concluent donc que, si le café possède un effet atténuateur de l’appétit, il diffère selon le poids des personnes (pas d’effet chez les personnes ayant un poids normal) et suggèrent que le café influe sur les hormones de l’appétit ou sur le métabolisme du glucose.

 

Pour en savoir plus :

Gavrieli A, Karfopoupou E, Kardatou E et al. Effect of differentamounts of coffee on dietaryintake and appetite of normal-weight and overweight/obese individuals. Obesity. 2013 ; 21 : 1127-32.

 

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Métabolisme

L’acide chlorogénique augmente la dépense énergétique et stimule le catabolisme des graisses corporelles

La consommation de café réduit le risque de développer un diabète de type 2 de manière dose-dépendante. Cet effet est retrouvé aussi bien avec le café normal que décaféiné, ce qui fait penser que cet effet protecteur serait dû aux polyphénols antioxydants, en particulier aux acides chlorogéniques (ACGs) contenus en concentration élevée dans le café.

Toutefois, leur mécanisme d’action n’a toujours pas été clairement identifié.

On sait que la consommation prolongée d’ACGs réduit la masse graisseuse corporelle chez les humains et les rongeurs. Bien qu’on ait montré que la supplémentation en ACGs augmente le catabolisme des graisses chez les rongeurs, les données humaines ne sont pas concluantes. C’est pourquoi dans cette étude, les auteurs ont cherché à clarifier les effets de la consommation quotidienne d’ACGs sur le métabolisme énergétique chez l’humain.

Dix-huit hommes en bonne santé (36,1 ± 7,4 ans) ont participé à une étude interventionnelle, croisée, contrôlée versus placebo, en double aveugle, pour comparer les effets de deux boissons. Les sujets ont consommé 185 ml d’une boisson test contenant ou non des ACGs (329 mg) tous les jours pendant 4 semaines. Le métabolisme énergétique a été testé par calorimétrie indirecte avant et après la période de test, pendant le jeûne et jusqu’à 180 min postprandiales.

La calorimétrie indirecte a montré que la consommation d’ACGs pendant 4 semaines a induit une dépense énergétique ainsi qu’une utilisation des graisses en période postprandiale significativement plus élevée que ceux de la boisson placebo.

Ces résultats pourraient permettre de comprendre en partie les effets des ACGs sur l’obésité. De plus l’amplitude des effets sur l’utilisation des graisses en fait un mécanisme biologiquement pertinent qui pourrait jouer un rôle important dans la prévention de l’accumulation des graisses corporelles.

 

Pour en savoir plus:

Soga S, et al. Stimulation of postprandial fat utilization in healthy humans by daily consumption of chlorogenic acids. Biosci Biotechnol Biochem. 2013 ; 77 : 1633-6.

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Métabolisme

La consommation régulière de café améliore la tolérance au glucose

Les études épidémiologiques ont montré une association protectrice entre la consommation de café et le diabète de type 2 alors que la consommation aiguë de caféine ou de café caféiné détériore la tolérance au glucose. Sur la base de ce paradoxe, les auteurs de cette étude ont recherché les effets de la consommation chronique de café instantané sur les concentrations de glucose et d’insuline au cours d’un test oral de tolérance au glucose (75 g).

Les tests ont été réalisés sur des hommes en surpoids souffrant d’une élévation faible à modérée de la concentration plasmatique de glucose à jeun. Ces individus ont été soumis de manière randomisée à une étude interventionnelle de 16 semaines comparant la consommation de 5 tasses quotidiennes de café instantané caféiné (n = 17) ou de décaféiné (n = 15) par rapport à une absence de consommation de café (n = 13).

Dans le groupe consommant le café normal caféiné, les auteurs ont observé des diminutions statistiquement significatives des concentrations et de l’aire sous la courbe pour la glycémie à 2h alors qu’aucun changement n’était visible dans le groupe café décaféiné ou sans café. Le tour de taille a diminué dans le groupe café caféiné, augmenté dans le groupe café décaféiné et n’a pas été modifié dans le groupe sans café (p = 0,002). Après un ajustement pour la modification du tour de taille, les auteurs ont observé une diminution modeste des concentrations de glucose post-charge dans le groupe consommant du café caféiné et décaféiné.

Il apparaît donc que, contrairement aux effets de la caféine absorbée de manière aiguë, la consommation régulière de café, caféiné ou décaféiné, pourrait exercer un effet protecteur contre la détérioration de la tolérance au glucose. Ce mécanisme pourrait en partie être à l’origine des effets préventifs de la consommation de café sur le développement d’un diabète de type 2.

 

Pour en savoir plus

Ohnaka K, et al. Effects of 16-week consumption of caffeinated and decaffeinated instant coffee on glucose metabolism in a randomized controlled trial. J Nutr Metab 2012 ; 2012 : 207426.

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Foie et rein Métabolisme

Le café réduirait le risque de syndrome métabolique et de stéatose hépatique non-alcoolique

Sur la base de l’hypothèse que la consommation de café pourrait moduler le risque de syndrome métabolique (SMet) et de cirrhose stéatose non alcoolique (non alcoholic fatty liver disease ou NAFLD), les auteurs ont réalisé une compilation de tous les articles expérimentaux, épidémiologiques et cliniques publiés sur l’association entre la consommation de café, le SMet et le NAFLD jusqu’à juillet 2013.

Les auteurs de cette revue ont observé que toutes les études expérimentales (3 sur café et SMet et 5 sur café et NAFLD) ont fait état d’un effet protecteur du café sur le développement des deux pathologies. Dans les modèles de NAFLD, la consommation de café a amélioré la sensibilité à l’insuline et la tolérance au glucose et réduit l’infiltration graisseuse du foie.

Par ailleurs, les auteurs ont pu inclure 11 études épidémiologiques et cliniques qui répondaient à leurs critères de sélection, 6 sur café et Smet et 5 sur café et NAFLD. Quatre des 6 études concernant le SMet ont rapporté une association inverse entre la consommation de café et le risque de SMet. Les deux études présentant des résultats négatifs provenaient de la même cohorte composée de personnes jeunes ayant une faible prévalence de SMet. Toutes les études épidémiologiques et cliniques sur la NAFLD ont fait état d’un effet protecteur de l’ingestion de café.

En conclusion, il paraît clair que la consommation de café peut réduire le risque de SMet et de NAFLD. Il reste à clarifier par quel biais le café affecte les différents composants du SMet.

 

Pour en savoir plus

Yesil A, Yilmaz Y. Review article: coffee consumption, the metabolic syndrome and non-alcoholicfattyliverdisease. Aliment PharmacolTher 2013, Sep 11 [Epubahead of print].