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Énergie Idées Reçues

Moins d’accidents chez les professionnels de la route consommateurs de caféine ?

Les conducteurs consommant de la caféine auraient moins de risque d’avoir des accidents que les autres selon une étude australienne publiée dans le BMJ en mars.
Les chercheurs se sont intéressés à une population comprenant 530 chauffeurs sur longue distance de véhicules commerciaux récemment impliqués dans un accident (cas rapportés par la police) et 517 chauffeurs « témoins » n’ayant pas eu d’accident à bord d’un véhicule commercial au cours des 12 derniers mois.

Les scientifiques ont calculé la probabilité d’avoir un accident selon la consommation de substances contenant de la caféine après ajustement pour les facteurs tels que l’âge, les troubles de santé, les kilomètres parcourus, les heures de sommeil, les pauses…

Ainsi, 43 % des conducteurs ont déclaré consommer des substances contenant de la caféine (thé, café, barres énergétiques) dans le but de rester éveillé. 3 % déclaraient avoir consommé des stimulants illicites comme des amphétamines, de l’ecstasy ou de la cocaïne. Après ajustement pour les facteurs confondants potentiels, il s’avère que les conducteurs ayant consommé des substances contenant de la caféine avaient une probabilité réduite de 63 % d’avoir un accident (OR : 0,37, IC95 % : 0,27-0,50) par rapport à ceux qui n’en prenant pas.
Selon cette étude, consommer des substances contenant de la caféine est associé à un risque réduit d’accident chez les conducteurs sur longue distance.

Source : Sharwood LN, Elkington J, Meuleners L et al. Use of caffeinated substances and risk of crashes in long distance drivers of commercial vehicles: case-control study. BMJ 2013;346:f1140 doi: 10.1136/bmj.f1140.

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Cancer

La consommation de café combinée au traitement hormonal du cancer du sein serait bénéfique

Les enzymes CYP1A2 et CYP2C8 participent au métabolisme de la caféine et du tamoxifène qui désactive le récepteur des estrogènes (ER). On ne sait pas à l’heure actuelle si le café peut moduler la réponse à la thérapie hormonale du cancer du sein. Les auteurs de cette étude ont recherché l’impact de la consommation de café sur les caractéristiques tumorales et le risque d’évènements précoces (niveau local ou régional, nouveau cancer du sein, métastases distantes, ou décès dû au cancer du sein) en relation avec le traitement de ce cancer et les génotypes CYP1A2 et CYP2C8.

L’étude a inclus 634 patientes suédoises avec un suivi médian de 4,92 ans (3,01–6,42) et qui ont répondu à des questionnaires sur leur style de vie avant la chirurgie et le traitement du cancer du sein. CYP1A2*1F et CYP2C8*3 ont été génotypés. Les données cliniques et les caractéristiques tumorales ont été obtenues à partir des données des patientes et des rapports d’anatomopathologie. La consommation de café a été classée faible (0–1 tasses/jour), modérée (2–4 tasses/jour), ou élevée (au moins 5 tasses/jour).

La proportion de tumeurs négatives pour les ER (ER-) augmente avec la consommation de café (p = 0,042). Chez les patientes atteintes de tumeurs ER+ (n = 310) traitées par le tamoxifène et consommant 2-3 tasses de café/jour, le risque d’évènements précoces était réduit de 60 % par rapport aux patientes ayant une consommation faible [HR ajusté de 0,40 (0,19-0,83)]. De plus, une consommation faible de café combinée à un allèle CYP1A2*1F C (n = 35) ou CYP2C8*3 (n = 13) est associée à une multiplication par un facteur 3 à 6 du risque d’évènements précoces chez les patientes traitées par le tamoxifène [HR respectifs ajustés de 3,49 (1,54-7,91) et de 6,15 (2,46-15,36)].

Le traitement par le tamoxifène combiné à une consommation modérée ou élevée de café diminue en moyenne de plus de moitié le risque de conséquences précoces du cancer du sein. Cette baisse de risque est modulée par le génotype des patientes.

Pour en savoir plus : Simonsson M, Söderlind V, Henningson M, et al. Coffee prevents early events in tamoxifen-treated breast cancer patients and modulates hormone receptor status. Cancer Causes Control. 2013 Feb 15. [Epub ahead of print]

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Cerveau Cœur

Du café pour moins d’AVC ?

Des chercheurs japonais se sont penchés sur la consommation de thé vert ou de café sur le risque de faire un AVC, dans une étude publiée dans la revue Stroke en mars 2013.
82 369 japonais ont ainsi été inclus dans ce travail, âgés de 45 à 74 ans, indemnes de maladie cardiovasculaire ou de cancer sur un suivi moyen de 13 ans. Les consommations de thé vert et de café étaient évaluées par auto-questionnaire.

Durant les 1 066 718 personnes-année de suivi, les auteurs ont recherché la survenue d’AVC (n = 3 425) et de maladie coronarienne (n = 910). Par rapport aux faibles consommateurs de café, les ratios de risque multivariés ajustésde tous les AVC étaient de 0,89 (IC95 % : 0,80-0,99), 0,80 (0,72 – 0,90) et 0,81 (0,72 – 0.91) pour 3 à 6 consommations de café/semaine, 1 ou ≥ 2 fois/jour, respectivement. La consommation de café a été associée à un risque inverse de maladies cardiovasculaires et d’infarctus cérébral. Les plus grandes consommations de thé vert ou de café réduisent les risques de maladies cardiovasculaires et de sous-types d’AVC (surtout les cas d’AVC hémorragiques). Aucune association significative n’a été observée dans la maladie coronarienne.

Source : Kokubo Y, Iso H, Saito I et al. The impact of green tea and coffee consumption on the reduced risk of stroke incidence in japanese population : The Japan public health center-based study cohort. Stroke 2013 : published online March 14.

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Cœur Santé générale

Le café, et en particulier le café grec, améliorerait la fonction endothéliale

Malgré les nombreux articles parus récemment, l’association entre la consommation de café et le risque cardiovasculaire lié à la fonction endothéliale n’est pas clair. Un groupe de chercheurs grecs a étudié cette association dans un groupe d’habitants âgés de l’île d’Icare. Les habitants de cette île ont une longévité parmi les plus élevées au monde et un pourcentage élevé de vieillissement en bonne santé.

L’analyse a été conduite chez 142 sujets âgés de 66-91 ans (71 hommes et 71 femmes). La fonction endothéliale a été évaluée par une mesure par ultrasons de la dilatation dépendante du débit. La consommation de café a été évaluée sur la base de questionnaires et définie comme « faible » (< 200 ml/jour), « modérée » (200-450 ml/jour), ou « élevée » (> 450 ml/jour).
Parmi les sujets inclus dans l’étude, 87 % consommaient du café « grec » bouilli. La consommation de café était « faible » chez 40 %, « modérée » chez 48 % et « élevée » chez 13 % des sujets. Les auteurs ont observé une augmentation linéaire de la dilatation dépendante du débit en fonction de la consommation de café (4,33 ± 2,51 % chez les « faibles » consommateurs, 5,39 ± 3,09 % chez les consommateurs ‘modérés’ et 6,47 ± 2,72 % chez les « grands » consommateurs; p = 0,032). De plus, la dilatation dépendante du débit était significativement plus élevée chez les consommateurs de café grec bouilli que chez les consommateurs de café préparé selon d’autres modes (p = 0,035). Cette relation était également retrouvée chez les hypertendus.

En conclusion, la consommation chronique de café est associée à une amélioration de la fonction endothéliale chez les sujets âgés.

Pour en savoir plus : Siasos G, Oikonomou E, Chrysohoou C, et al. Consumption of a boiled Greek type of coffee is associated with improved endothelial function: The Ikaria Study. Vasc Med. 2013 Mar 18. [Epub ahead of print]

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Bien-Être Cerveau

La consommation de café ou de thé vert réduirait la prévalence de la dépression

Écoutez le podcast :

Diverses études ont observé un effet préventif de la consommation de café et de thé vert sur la dépression dans la population générale. Ces observations ont été récemment étendues à une population de travailleurs japonais.

Une étude transversale a été réalisée sur 537 hommes et femmes âgés de 20 à 68 ans. Les consommations de thé et de café ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire alimentaire validé. Les symptômes dépressifs ont été mesurés à l’aide d’une échelle validée du centre d’études épidémiologiques de la dépression.

La consommation de café est inversement associée aux symptômes dépressifs avec une réduction de 39 % pour au moins 2 tasses de café/jour comparées à une tasse (Odds ratios (OR) = 0,61; IC 95 % : 0,38-0,98). La tendance est la même pour le thé vert avec une réduction de la prévalence des symptômes dépressifs de 49 % chez les personnes qui consommaient plus de 4 tasses de thé par jour comparées à une tasse. De manière globale, la probabilité de développer des symptômes dépressifs est réduite de 43 % si on compare le quartile de consommation de caféine le plus élevé (291 mg/jour) au plus faible (moins de 100 mg/jour) [OR = 0,57 (IC 95 % : 0,30-1,05; P = 0,02)].
En conclusion, ces données suggèrent qu’une consommation modérée de café ou de thé vert pourrait protéger la population de travailleurs de la dépression

Pour en savoir plus : Pham NM, Nanri A, Kurotani K, et al. Green tea and coffee consumption is inversely associated with depressive symptoms in a Japanese working population. Public Health Nutr. 2013 Mar 4:1-9. [Epub ahead of print]