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Café et cancer : Des effets plutôt positifs et rassurants

Le sujet a été étudié depuis des décennies (plus de 500 études) et des mises au point reprenant la littérature scientifique viennent d’être publiées récemment. Toutes ces études sont rassurantes.

Les publications qui évaluent la relation possible entre café et risque de cancer sont des études épidémiologiques très sérieuses, réalisées sur de très grandes « cohortes » (des milliers d’individus). Elles évaluent la différence de risque pour différents types de cancer entre consommateurs et non-consommateurs de café. Elles prennent aussi en compte les facteurs de risque connus qui peuvent influencer le résultat : par exemple la consommation de boissons très chaudes (valable pour toutes les boissons chaudes) qui peuvent entraîner des lésions de la muqueuse de l’œsophage, ou le rôle bien connu du tabac ou de l’alcool.

Les mécanismes qui expliquent un rôle protecteur potentiel du café sur certains cancers sont complexes car le café contient de nombreux composés qui sont encore à l’étude. On évoque l’action des antioxydants (le café est une des premières sources alimentaires de polyphénols antioxydants), un effet de la caféine elle-même sur les cellules, l’action d’autres composés sur le métabolisme…

Ce qui est bien établi

  • Le café agit au niveau du foie, en particulier en cas de cirrhose et de cancer induit par la cirrhose. L’ensemble des études montre une diminution importante du risque de cancer du foie lié ou non à la cirrhose chez les consommateurs de café.
  • Il existe de nombreuses études sur le cancer colorectal. La majorité montrent une diminution significative du risque chez les consommateurs de café, quelques-unes une absence d’effet (ni positif, ni négatif).

 

  • Cinq publications montrent une nette diminution du risque de cancer de l’endomètre (utérus).

 

  • Une évaluation du cancer du pancréas met en évidence une possible diminution, uniquement chez les hommes. Les autres études sur le sujet montrent une absence d’effet (ni positif, ni négatif).

 

  • Les études sur les cancers de l’estomac, de l’ovaire, du rein, du larynx montrent que le café n’a pas d’influence (ni diminution, ni augmentation du risque).

Des résultats à confirmer

  • La plupart des études sur le cancer du sein montrent soit une absence de risque, soit une diminution du risque, mais des études sont en cours pour étudier l’impact selon le type de cancer du sein (cancers non hormono-dépendants) ou au moment de la ménopause.
  • Des études ont montré une absence d’effet dans le cancer de la prostate, mais une publication très récente a retrouvé un effet positif, en particulier dans les formes sévères. A suivre…
  • Dans certaines formes de tumeurs cérébrales, une diminution du risque a été montrée par deux études récentes. Mais cela demande à être confirmé.
  • Des travaux chez l’animal et sur une culture de cellules endommagées par des UVB ont montré que la caféine détruit les cellules cutanées devenues cancéreuses. Des études complémentaires chez l’homme sont nécessaires.

 

  • Un risque potentiel sur le cancer de la vessie a été rapporté par plusieurs publications, mais les données récentes tendent à écarter ce risque. On évoque en particulier le rôle de l’eau chlorée du robinet utilisée pour faire le café (l’eau minérale n’a pas cet effet sur la vessie).
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